Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 31 mai 2026

Quand le plaisir inonde le bonheur  de son ondée bienfaisante faite de grosses gouttes de joie, de félicité, de rires, d'amours et d' eau fraîche ou forte, l'esprit se libère, la raison cesse de raisonner, la logique quitte son habit mathématique, la conscience s'allège. Il est temps d'arrêter de pleurer, de se plaindre, de vouloir se suicider et de passer aux choses sérieuses:  baguenauder, musarder, flâner, s'enflammer pour un oui ou un non et, surtout, s'amuser.   

UNE VISITE PROMETTEUSE

Comme chaque année paire  un rat  de la décharge municipale rend visite à son cousin, le rat de la cuisine du restaurant étoilé.  Les retrouvailles sont toujours chaleureuses avec les classiques:

-  "comment vas-tu tuyau de poêle?" "bien et toi, l'étoilé?

- "t'as pas encore grossi?"  "et toi, je te trouve bien maigrichon, serait-ce qu'ils  mettent tout le bon à manger dans le compost  plutôt dans  dans ta sale salle à manger?"

- "Oui, ils  obéissent aux recommandations du président. N'ayant plus rien à faire depuis qu'il a un premier ministre, il s'occupe du recyclage des déchets de cuisine. Il a coupé notre source d'approvisionnement, nous oblige de nous serrer la ceinture. Mais arrêtons de faire de la politique, je suis venu pour avoir de tes nouvelles . As-tu trouvé ta place en cuisine? "

"Oui, j'ai réussi ma période d'essai, le chef a compris que j'avais une utilité. Je fais le travail que les valets de cuisine ne savent pas faire, trop grands, trop gros. Moi, je me faufile partout et ramasse tout ce qui tombe  et se retrouve dans des endroits impossibles. Mon nez absolu  détecte toutes les odeurs, j'en suis le fil et déguste le corps du délit.. Je tiens le carreau propre, pas comme dans ton dépotoir."

"Cousin, depuis que tu es  venu à la maison, les choses ont bien changé. Ce n'est plus le vieux maire qui a la main sur la décharge. Un jeune l'a remplacé et il a confié notre gagne-pain    à la communauté des communes. Ils ont clôturé,  bétonné et  mis en case ici le plastic, là le carton, les scories du bâtiment, le tout venant ailleurs, exit le restant des repas, le périmé, le moitié pourri, l'immangeable des légumes, du gigots,  le meilleur avec le gras, la couenne, la peau, les os, les tendons, les nerfs, enfin tout ce qui faisait de l'arrivée de la   benne aux  ordures le grand moment de la journée. On était d'autant plus gâté   qu'il y a, rappelle-toi, dans le périmètre un resto avec une étoile de plus que le tien. Toutes ces bonnes choses qui nous avaient rendu diabétiques et hypertendus ont disparu avec l'invention maudite du compostage. Son accès est interdit, sécurisé comme une centrale atomique. Ceux qui ont essayé de s'infiltrer ne sont jamais revenus, des héros. Je te raconte ça  parce que, en fait, je suis en service commandé Le roi m'a chargé d'une mission secrète, connaissant notre cousinage. La situation est critique, la faim s'installe, on a  des cas de cannibalisme. Il faut que la colonie quitte les lieux, trouve un nouveau territoire, émigre dans une terre où il y a à manger, où les gens sont hospitaliers, ne tuent pas les étrangers. Ta vie de pacha  prouve que u as fait le bon choix.  Tu as tout ce que l'on n'a plus. Il serait parfait pour nous.  Travailleurs, discrets, peu exigeant, furtifs comme les chauve-souris, de lointains cousines volantes, on peut vivre dans les caves, les combles, les fausses cloisons, les faux plafonds, besoin de rien construire. Qu'en penses-tu, cousin, franchement?"
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J'ai mis une heure pour penser, écrire, corriger ce texte inspiré de la fable de La Fontaine "Le rat de ville et le rat des champs". J'ai ensuite demandé à ChatGPT, la version gratuite grand public,  de le mettre en vers en copiant le maître. Voila le résultat en 8 secondes chrono!!!

LE RAT DU DÉPOTOIR  ET LE RAT GASRONOME

Tous les deux ans révolus,
Selon un pacte entre cousins connus,
Le Rat du vaste Dépotoir
Visitait celui des Fourneaux noirs.

L’un vivait près des immondices,
L’autre aux cuisines des délices ;
Et tous deux, le museau fripon,
S’aimaient d’une vieille affection.

— « Comment vas-tu, ventre prospère ? »
Dit le premier à son confrère.
— « Fort bien, cousin ; et toi, ma foi,
Je te trouve amaigri d’effroi.

Tes côtes saillent sous ta peau ;
Aurais-tu perdu ton magot ? »
— « Hélas ! les temps sont difficiles.
Les humains deviennent habiles.

Ils trient, recyclent, compostent tout ;
Ils enferment jusqu’au moindre croûton sec et mou.
Le gras, la peau, les os, les restes,
Tout disparaît dans leurs gestes modestes.

Notre empire est devenu désert ;
Le rat y jeûne plus qu’il ne dîne hier.
Le vieux maire aimait la décharge ouverte ;
Le nouveau l’a rendue déserte.

Du béton partout, des barrières,
Des cadenas, des surveillères ;
Le compost même est défendu
Comme un trésor ou bien un dû.

Ceux qui voulurent s’y glisser
N’en sont jamais réapparus passés.
La faim s’installe en nos faubourgs ;
On parle déjà de sombres jours.

Le Roi des Rats m’envoie vers toi :
Peut-on venir vivre chez toi ? »

Le Rat des cuisines étoilées
Lissa ses longues moustaches huilées :

— « Cousin, ici l’on vit encore ;
Il tombe parfois quelques trésors :
Épluchures de truffes blanches,
Queues de homard, sauces franches.

Dans le tumulte du service,
Les commis, ivres de supplices,
Renversent parfois des morceaux
Qui font nos festins les plus beaux.

Je veille alors sous les fourneaux ;
Je cours plus vite que les balais nouveaux.
Grâce à mon flair et ma finesse,
Le Chef lui-même sait ma justesse.

Car sans moi, derrière les comptoirs,
Ce serait cloaque chaque soir. »

Puis, baissant un peu la voix :

— « Pourtant, cousin, écoute-moi.
Le monde change ; l’homme apprend
À moins gaspiller qu’auparavant.

Autrefois sot mais généreux,
Il nourrissait sans le vouloir ceux
Qui vivaient de ses abandons
Comme princes de ses rebuts profonds.

À présent il calcule, trie,
Pèse la graisse et l’avarie ;
Même ses déchets ont destin,
Et le rat perd son vieux festin.

Le vrai péril, plus que le chat,
N’est plus le piège ou les appâts ;
C’est l’humain froid, organisé,
Le gestionnaire civilisé.

Car un peuple brouillon pardonne ;
Mais dès qu’il administre et ordonne,
Le malheur du pauvre vivant
Commence avec le règlement. »

Le Rat du Dépotoir soupira.

L’autre reprit :

— « Pourtant viendra
Pour votre peuple une retraite.
Les caves seront votre conquête.

Les faux plafonds, les conduits noirs,
Les vieux hôtels, les dortoirs ;
Et surtout certains étudiants
Dont les reliefs sont abondants.

Mais qu’un décret soit proclamé
Par votre Roi bien informé :
Ne touchez point aux fils du monde ;
Leur colère alors serait profonde.

L’homme supporte qu’on le vole,
Qu’on lui dérobe une casserole,
Un fromage ou même un jambon ;
Mais coupez-lui sa connexion,

Et vous verrez dans sa furie
Une toute autre barbarie. »

Moralité

Le siècle ancien nourrissait même
Ceux qu’il appelait son problème ;
Le nouveau, propre et prévoyant,
Affame jusqu’au survivant.

L’ordre parfait, la règle austère,
Ont parfois le cœur moins ouvert
Que le désordre et ses excès
Dont tant d’êtres vivaient en paix.

AL CAIDO, CAÉRLE

Soyez patient et prudent, attendez que votre ami ait mis à  terre son ennemi qui est aussi le vôtre pour l'achever. 

LE TEMPS PASSE DEVANT LE JUGE

Établissons la vérité, remettons chacun à sa place: la société n'est pas responsable de la situation dans laquelle elle se débat puisqu'elle n'a aucune influence sur l'évolution. Elle est, par conséquent, innocente des crimes que lui reprochent ses contempteurs, des Antoine Fouquier-Tinville de pacotille, des Torquemada de bas étage. Elle n'est que la victime inconsciente de la  tendance du temps à être mauvais. Elle n'est pas récente et une brève histoire du temps nous rappelle opportunément, en allant à reculons que le vingtième siècle  fut aussi épouvantable qu'avait été le dix-neuvième, le dix huitième que..., etc, Celui de la chute de l'empire romain d'Orient après celui d'Occident ne fut pas non plus privé d'hannetons pour les romains et les constantinopolitains. On a l'impression qu'il profite de chaque laps  pour punir la société qui a la malchance de se trouver là d'une faute qu'il est le seul à connaitre. Nous n'irons pas plus et laissons la période des ères tant il se déchaîna. Ce ne fut qu'une succession effroyables  de froid intense, de chaleur infernale, de secousses  telluriques, de chutes de météores, d'intense activité volcanique, d'extinction d'espèces etc.. Il n'épargna rien ni personne.

Je mets le temps en accusation, je réclame la peine maximale: une rétention en quartier de haute sécurité, à l'isolement, à perpétuité  afin qu'il prenne conscience de son indignité, demande pardon, fasse pénitence. Son cas pourra être réexaminer après une éternité suffisante.

PS: certains diront que le temps est une invention de l'imagination ou qu'il est irresponsable, un simple espace de durée, qu'il n'intervient pas dans nos affaires. Ils le laissent tranquille, refusent que l'on fasse son procès,  pour en éviter les outrages? Non, par manque de courage ou se croient insensibles à lui. Pourtant, ils le voient passer comme les autres quand ils se regardent dans la glace. 

samedi 30 mai 2026

Fuir devant un tracas, c'est comme courir devant une avalanche. Il est impossible de ne pas  se faire rattraper, engloutir, écraser. 

Faire front est une solution moins dangereuse, c'est entrer en résistance, ne pas se laisser impressionner, obliger le tracas à discuter, à reculer, à s'excuser.
L'inexpérience doublée de non-expertise des ouvriers spécialisés dans les clefs à molette se font cruellement sentir quand on leur demande de fabriquer des clefs de portes-cochères.
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Je suis inquiet, les mœurs changent, la violence croit; on n'emploie plus la poignée de main mais les deux poings droits qui se frappent. Même les vieux se cognent.

MES DEUX MERS

La mer marine est le royaume du cerveau droit, le poète, l'hémisphère qui imagine, rêve, transcende. Il aime y plonger par temps calme ou dans un tumulte tempétueux pour batifoler avec d'adorables dorades, cheminer avec un requin-pèlerin, se faire caresser par une tentacule impudente, onduler entre les algues  des Sargasses. Il s'y noie avec délice.

La mer maritime est le domaine de l'administratif. Elle est régie par des fonctionnaires obsédés, comme lui, par un besoin tatillon d'inspection et d'inscription. Ils la surveillent par des postes de douanes, transforment ses rivages en frontières, mettent des péages au milieu des estuaires, multiplient les règlements, interdisent les baignades sous le prétexte du risque de noyade, de surfer, de régater. Ils ne font rien cependant pour empêcher la pollution, le génocide des poissons, des homards et des crevettes grises et roses par la pêche intensive, l'installation de monstres éoliens. Cette mer est devenue indigne par une faute qui n'est pas la sienne mais celle de ceux qui ont mis leur hémisphère gauche au service du vice qui fait l'infortune de la mer marine. 

LE CONSEIL DU CYNIQUE

Ce sont les choses qui ne sont pas bonnes à dire qui méritent d'être criées sur les toits.

vendredi 29 mai 2026

LES CHOIX

Se passer de tout est facile, ne coûte rien, n'est  pas fatigant. On a seulement faim, soif et froid si on est en hiver. L'avantage est que cela ne dure pas longtemps car on meurt rapidement.

Se passer de rien aboutit au même résultat mais demande plus de temps, coûte cher, fatigue beaucoup. On n'a ni chaud ni froid, ni faim, ni soif. L'inconvénient, c'est qu'on devient obèse et qu'on souffre de diabète, d'hypertension et d'insuffisances diverses mortelles et que l'on développe une cirrhose qui aboutit à un coma hépatique terminal. 

PS: mais c'est à vous de choisir.

UNE INTERROGATION EXCLAMATIVE

"Jésus, Marie, Joseph" et "Ma douée madame sainte Anne" étaient jusqu'au siècle passé des lamentations très expressives et populaires dans ma province de l'ouest encore fervente catholique. Elles s'accompagnaient d'une élévation des bras et des yeux au ciel et d'un abaissement des épaules. Dites avec conviction à l'attention des susnommés, les deux invocations avaient une bonne réputation. Je me demande qui, aujourd'hui, dans les mêmes lieux, auraient l'idée d'invoquer ces 2 messieurs et ces 2 dames, des inconnus. Certains parleront d'une avancée de la civilisation avec un recul des superstitions, d'autres un appauvrissement intellectuel avec l'oubli d'un héritage spirituel. Une question reste posée: faut-il mieux parler au ciel ou à son téléphone?

UN COMBAT HOMÉRIQUE

Esprit et corps doivent mener le même combat avec une tactique, une stratégie et un objectif commun. Il n'y a que les armes qui sont différentes.

Nous commencerons par la bataille la plus facile à gagner, un corps-à-corps à l'ancienne, sans coups bas. Il faut lutter pour maintenir le corps en bonne santé, ralentir son vieillissement, l'empêcher peut-être en permettant aux télomères de ne pas s'user prématurément à leurs extrémités et aux cellules souches de réparer le réparable. Le programme est simple: peser moins que son poids, jeûner régulièrement, boire de l'eau en abondance, supprimer les sucres rapides, moins de sodium, plus de potassium, on n'achète plus de viande et on mange des œufs avec les jaunes encore coulants, des sardines avec l'huile et les arêtes, on asperge de curcuma, de poivre noir du Sichouan, on arrose d'huile de lin, on alterne avec celle de sésame, une cuillère à café de miso pour son bon goût. Avec un menu quotidien de ce type, les habitants d'Okinawa vivaient centenaires sans arthrose ni de pépins dans leurs artères avant le débarquement des Mac-Do. Il est  plus efficace que le régime crétois, coûte peu, se prépare vite, se digère bien. Il laisse du temps pour travailler au potager, à l'atelier, se promener, tirer à l'arc, faire du tennis, jouer à la pétanque, au piano et de s'attaquer au gros morceau, une forteresse très défendue qui se rendra si on s'en donne les moyens.

Le hardware sachant comment bien se tenir, il est temps de passer au software. Il abrite l'esprit, la partie spirituelle de la personne qui héberge la conscience, l'intelligence, la raison, les mémoires avec les souvenirs, les connaissances, les sentiments. Le maintenir en bon état, améliorer son fonctionnement, faire que l'information circule dans son système de communication au mieux des intérêts du système vont occuper une large partie du temps laissé libre au premier paragraphe. Il faut là encore procéder avec ordre, harmonie et discipline et accorder à chaque entité le soin approprié:

- Archive, la mémoire a des ratées, flanche facilement. Elle a beaucoup travaillé puisque la vie dure longtemps si on a échappé aux guerres, aux accidents, aux maladies et survécu aux tentatives de suicide. Pour la rafraîchir, il faut se remettre à apprendre les fables de la Fontaine, les couplets de la Marseillaise  et les chansons de Georges Brassens et de Felix Leclerc. Leur musicalité facilite leur retour  dans le palais de la mémoire.

- tout le reste n'est qu'information. Sa qualité n'est pas optionnelle mais essentielle. Pour que la raison et la sagesse règnent à l'état-major, elles doivent  être nourries par les belles, grandes et bonnes idées qui se trouvent en abondance chez les grecs anciens, les penseurs indous, chinois, dans la philosophie de Descartes, Spinoza, Kant, Nietzche, Schopenhauer, Camus. La lecture du Précepteur peut suffire aux gens pressés ou qui n'aiment pas se perdre dans les détails.

-  L'intelligence est difficile à améliorer car les  services du renseignement  tiennent à leur indépendance, ne veulent pas être infiltrés, manipulés, retournés, estimant que leur valeur intrinsèque est innée. Cependant, se rendre compte de ses limites est un point facile à acquérir. Vous prenez un problème mathématique - si nul en math - et vous voulez augmenter votre intelligence mathématique. Vous cherchez par tâtonnements celui qui vous est insoluble et demandez à ChatGPT de vous donnez la solution, étape par étape, pour que vous compreniez les enchaînements du raisonnement. Cette gymnastique peut être répliquée chaque fois où une de nos intelligences est prise en défaut: philosophie, physique, chimie, histoire, géographie, sciences ésotériques, échecs, jeu de Go.

La maîtrise de tous ces éléments peuplant l'esprit ouvre la porte à un nouvel arrivant, la conscience. Débarrassée de toutes les inutilités, des absurdités, des incongruités qui l'encombraient, sa lumière fait rayonner les autres qualités et donne à l'ensemble un lustre qui n'avait jamais été égalé.

jeudi 28 mai 2026

On se rappelle des fois où l'on a cru sa dernière heure arrivée lors d'un voyage en avion, en bateau, en train, à l'occasion d'une baignade, d'une bousculade, d'une fusillade et jamais on se rappellera  de la fois  où on ne l'a pas vu arriver parce que l'on regardait ailleurs.

 Le manque de temps n'est pas un problème pour ceux qui en ont.


 Le 3 mai  dernier, je parlais de possible et d'impossible et essayais d'excuser nos impossibilités. Je remerciais certains d'avoir su, par l'imagination, en repousser les limites.  En fait,  je ne disais rien et esquissais le problème pour mieux l'esquiver. Le sujet méritant mieux, je l'ai repris et, à l'aide d'une réflexion réveillée, j'ai fait de l'Archimède sans le vouloir et trouvé une solution à défaut de La solution.

MA SOLUTION

Jeudi 28  mai  de l'an 2026 après J.C., 0 heure 1 minute, je révèle le secret que Bouddha, Platon, Épicure, Épictète, Nietzche n'avaient pas craqué. J'ai trouvé la clef qui était devant nos yeux. Il ne fallait pas chercher ailleurs. Déposséder IMPOSSIBLE de son pouvoir absolu est possible . Ce n'était qu'un problème de soustraction, une banale question de vocabulaire. Il suffisait d'enlever un préfixe en commençant par I, la lettre la plus droite et drôle de l'alphabet.  Majuscule, elle  se laisse saisir sans résistance,  en bonne princesse. Je l'ai déposée respectueusement et elle a disposé de sa liberté. M est lui, un rétif, enraciné, têtu. Il faut l'empoigner, le secouer, l'arracher et l'empêcher de se remettre en couple avec Y, un coriace de la race des Horace et des Curiace. Tout devient possible: les langues se délient, les portes s'ouvrent, l'espoir renait, les mystères s'évanouissent, les fossés se comblent, les dossiers s'ouvrent, la pollution disparait, la paix est signée, le bonheur revient sur terre, etc..

PS: attention, pas d'emballement, impossible a sévit trop longtemps pour ne pas avoir laissé des traces. Profondes, elles sont quasi indélébiles. Calmez votre enthousiasme. Il y aura de résistances et elles viendront de vous. commencez par des petites choses qui vous étaient impossibles telles que sauter à la corde ou de tenir sur un fil.

mercredi 27 mai 2026

Se perdre dans les détails permet d'éviter  de voir le nœud du problème et, n'allant pas à l'essentiel,  de noyer le poisson dans des digressions où la mère ne reconnaît pas ses enfants, le grand-père ses petits enfants et moi ce que je voulais dire.
Le  désespoir est un explosif qui propulse l'héroïque au delà de lui-même tandis que l'espoir fait survivre misérablement dans l'attente d'un libérateur désespéré.

ENTENDU AU TRIBUNAL DES AFFAIRES PEU COURANTES

Monsieur le président, les assesseurs, ladies and gentlemen du jury, mes respects, mes hommages. 

En déclaration préliminaire, je préciserai, n'en déplaise à la cour, que je suis aujourd'hui, à la barre, à mon corps défendant, contre mon gré, sur réquisition du préfet de la police judiciaire et commis d'office. Aucun confrère n'a voulu compromettre sa réputation, son honneur, le respect de la profession et de sa famille pour la défense du personnage assis dans  le box de sécurité. Je les comprends car, si dans ma carrière, j'ai souvent plaidé pour des clients indéfendables, me suis battu pour gagner des procès perdus d'avance, je ne m'étais jamais attaqué à une cause aussi détestable, n'avais eu comme client un individu n'ayant que des circonstances aggravantes, pas de remords, de contrition, d'élan de sympathie pour ses victimes, leur familles. Imprudent, impudent, il est fier de ses forfaits, se vante, plastronne. 

Tout le monde connaît ses antécédents, ses professions, son parcours commercial, sa reconversion dans la politique, son ascension, ses élections et le début des pérégrinations. Je n'en rajoute pas et passe aux chefs d'accusation. Ils sont étayés, documentés, certifiés. Je n'en disconviens pas et ne retiendrai,  comme le fait le tribunal, que le mépris de la Constitution, deux tentatives d'abolition des libertés fondamentales, sa menace des Institutions. Son renversement des alliances, la trahison des traités qu'il avait signés, de ses amis, de ses relations, de sa signature, les accusations de crimes de guerre, de complicité génocidaire, de kidnapping d'un chef d'état, d'invasion de pays étranger sans autorisation de l'organisation compétente, de violences extraconjugale sur la personne du chien de la concierge de sa maison de printemps sont autant de délits qui mériteraient  une vigoureuse réprobation et, s'ils ont été écartés du dossier après un accord entre les parties c'est pour une bonne cause: raccourcir la durée des débats pour que tout le monde puisse profiter du long week-end à venir, l'esprit tranquille, délivré des obligations qui nous tiennent présentement occupés.

Passons à l'essentiel et ne perdons pas notre temps en digressions.  Qu'ai- je trouvé dans son enfance et la jurisprudence pour lui épargner la peine capitale, la réclusion dans Alcatraz ressuscitée par ses soins, la relégation dans une ambassade étrangère, que des banalités... J'ai relu mes traités, Perry Mason, interrogé ses ex, écouté ses allocutions, épluché sa feuille d'impôts, espionné son confessionnal, lu les comptes rendus de ses séances de psychanalyse, visité les sites où il s'épanche, rien de probant. La vérité étant indéniable et consensuelle, elle  n'est plus le pivot de l'affaire et le diagnostic est devenu évident. Ce monsieur n'est pas qu'un homme politique, mais aussi un politicien de bas étage, un mari infidèle qui conjugue avec un père modèle, un mauvais président mais un grand joueur de bridge, un menteur, un voleur, un violeur qui cohabite avec un meneur d'hommes, un donateur de l'armée du Salut, un protecteur de l'enfance malheureuse. C'est un double homme habité par deux personnalités que tout oppose. Janus, il a deux faces et n'en montre qu'une, la dominante qui est salace, vicieuse, méchante, impitoyable, déloyale et j'en passe. L'autre se cache, dominée et ne peut exercer sa bonté, sa charité, sa loyauté, sa bienveillance malgré sa bonne volonté. Elle n'est assez forte. Contraint au silence, ce versa ne peut dénoncer le vicieux. Mais, parce que le code de la justice interdit au coupable de s'accuser des crimes qu'il reconnaît avoir commis (ce serait reconnaître le droit au suicide et lui enlèverait sa dimension criminelle), dans sa sagesse, il protège ce bien suprême qui empêche l'humanité de pécher contre elle-même. Ipso facto,  il vous interdit de condamner mon client parce qu'il se glorifie de ses crimes et - secundo - vous ne pouvez punir son autre moi, simple témoin innocent impuissant. 

Président, assesseurs, ladies et gentlemen, vous êtes comme qui n'a pas eu le choix, la loi vous oblige, dicte votre verdict, ne rendez pas l'injustice au nom de la justice. Gardes, enlevez ses chaînes à mon client.

mardi 26 mai 2026

Les indus  sont inespérés et créent une bonne surprise quand on les reçoit alors que les dus sont en attente et leur paiement est une mauvaise surprise quand il n'arrive jamais.

L'HYPOCRISIE HYDRIQUE

Incolore, inodore, sans saveur, l'eau  a le pouvoir terrifiant de dissoudre les violents poisons que sont le sucre, le sel et l'alcool; Elle se mélange à eux, les édulcore, blanchit leur noirceur, les rend acceptables. Ils en profitent pour coloniser la pâtisserie, envahir les charcuteries et le vigneron baptise son vin pour lui faire passer son goût d'alcool. L'eau est le complice de leurs crimes et c'est elle qui nous envoie dans l'enfer des hôpitaux pour y souffrir avant de mourir de diabète, d'hypertension, de cirrhose. 

ENCHAÎNEMENTS

La confusion est inévitable donc fréquente et regrettable pour un esprit distingué. Je me devais de relever cette aberration qui entache la langue française justement renommée par la beauté de la rigueur de sa précision qui atteint un degré extrême de concision. Je m'insurge, vous l'aviez deviné contre la présence dans le dictionnaire franco-français du mot "enchaînement" à un seul endroit. Il mériterait un chapitre, un livre, une encyclopédie.

Son double sens prête à confusion. Le premier  nous plonge dans le monde pénitencier et nous renvoie à une époque où la civilisation brillait, à l'ombre des cathédrales et du chapeau des cardinaux par une cruauté qui fait de la méchanceté actuelle une aimable plaisanterie. Elle rivait aux mains et pieds des prisonniers des chaînes qui les empêchaient de bouger du mur où ils étaient écartelés ou du banc de la galère où ils ramaient. On en a la réminiscence aujourd'hui que dans le pays le plus arriéré de la planète, ils mettent encore des chaînes aux pieds des futurs bagnards pour les empêcher d'échapper à des gardiens empêtrés dans la graisse et qui ne sauraient courir, eux qui peinent à marcher.

Entracte. Le beau film d'Alfred Hitchcock, les Enchaînés (1946) avec Ingrid Bergman et Gary Gant  le fait glisser de l'oppression physique la plus impitoyable à la violence métapsychologique la plus subtile. Il nous raconte le destin tragique d'un trio prisonnier d'une mission, du passé, de l'orgueil, de leur désir et d'une impossible fusion. Il nous permet un enchaînement avec son autre sens. 

Il enchante quand les danseurs suivent les variations de la musique de Tchaïkovski de son Lac des Cygnes avec des jetés battus, des arabesques, des envolés, des pirouettes, des entrechats qui se répondent comme l'eau coule dans le torrent, quand les chapitres se succèdent, chacun faisant avancer l'histoire sûrement vers sa conclusion, quand madame la marquise souffre du récit des évènements qui ont entraîné par une suite de causes et d'effets malheureux le suicide du marquis apprenant qu'il est ruiné, de sa chute qui a fait tomber les chandelles qui ont mis le feu au château qui s'est propagé aux écuries provoquant la mort de la pauvre jument de la marquise.

Mais, au total et au final, la vie n'apparaît être qu'un enchaînement inéluctable qui ne laisse aucune chance ni aucun répit. Nous le subissons en permanence 24 heures sur 24, de la naissance à la mort. Nous ne savons même pas si d'autres ne nous attendent pas dans l'au-delà. 

Finalement, je me demande si je ne me suis pas trompé et que son double sens n'en cache pas qu'un ????

lundi 25 mai 2026

Si la société était aussi désolée qu'elle affecte de l'être, elle devrait ressembler au désert de Gobi, à la face nord des Drus, à la toundra sibérienne. Il n'en est rien. Elle s'éclate dans les rave-parties, ovationne les vieilles gloires du show-biz, se rue aux matchs de MMA, vote pour des incapables majeurs, plébiscite des fauteurs de guerre. Inconsciente, irresponsable, immorale, elle joue la comédie de la désolation aux entractes, un entre-deux hypocrite où elle s'offre  un instant de lucidité qui lui fait oublier sa lâcheté.

CORPS ET CERVEAU

Améliorer ses performances sportives donne de grandes satisfactions. Elles récompensent des heures d'entraînement, de la fatigue, des efforts, fait oublier les échecs, donnent les forces pour continuer, progresser. Le corps aussi se transforme, au diapason et se voir dans la glace, avec un ventre plat et des abdominaux bien dessinés, des pectoraux qui saillent, des dorsaux qui sculptent, des quadriceps, des jumeaux, des biceps, des triceps, des deltoïdes, des trapèzes fiers de se montrer, on est content même si c'est bêtement. Le corps rend au centuple le soin et l'amour qu'on lui porte.

Le cerveau, le mien tout au moins, est décevant. J'ai eu beau multiplier  les efforts pour apprendre l'anglais, l'espagnol, le chinois, augmenter ma mémoire, passer des heures sur des problèmes de mathématiques élémentaires, essayer de lire Kant, aimer Rimbaud et Baudelaire, ne pas m'ennuyer avec Proust et Péguy, je n'arrive à rien. Mes échecs sont pathétiques. Il refuse de se mettre à mon service et que je devienne polyglotte, philosophe, matheux, que j'apprécie la belle littérature, la grande poésie. Je ne suis pourtant pas exigeant et me contenterais de baragouiner, de philosopher, de lire entre les lignes. Mauvaise volonté, défiance, mépris, paresse, je ne sais, constate. Il me veut sans doute idiot. Ses ordres viennent d'où???

Je me console en soulevant des poids, en tirant à l'arc, en bichonnant mes muscles, en affutant ma technique pour rendre honteux mon misérable cerveau, ce pelé, ce galeux, ce tondu qui ne me veut pas du bien sous le prétexte que je ne  comprends rien. 
Avant de partir à la retraite, notre président place des hommes liges aux postes clefs de la haute administration, pensant ainsi conserver une influence à partir des coulisses en tirant les ficelles de marionnettes, pour préparer un retour aux affaires et parachever son travail de démolition si glorieusement commencé. N'ayant  retenu du passé que ce qui l'arrangeait, il ne sait pas que les illustres ne sont jamais mieux trahis que par les siens et Jules César le fut par son fils adoptif, Brutus, le duc de Guise par l'ordre de Henri III, un lointain  cousin, que Napoléon fut abandonné par la plupart des siens, de Gaule abdiqua suite à la défection  de  Giscard, son ministre, qui, plus tard, fut élu en torpillant Chaban-Delmas, et que lui-même le fut en trahissant Hollande. Il ne doit donc rien attendre de ces messiers-dames au garde-à-vous aujourd'hui et qui retourneront leur veste demain. Seule, son inculture le fera entrer dans l'histoire.

CONSEILS AUX HOMMES DE DEVOIR

Si le devoir a du mal à se faire obéir, c'est de sa faute, il doit passer de l'injonction impérative à la suggestion sans engagement. Le commandement devient une invitation. Cela suppose un changement de mentalité, un retour à la réalité, l'abandon du principe hiérarchique. C'est difficile à un sous-chef, impossible à un général, à un président qui est aussi le premier ministre du gouvernement. Il leur faudrait un esprit critique si grand qu'il  permettrait une inversion des valeurs et donnerait le droit de choisir.

Le résultat est aléatoire et non garanti. En cas d'échec, il faudra essayer une deuxième technique avec  le recours à l'esprit de contradiction qui fera appel aux défauts nombreux plutôt qu'aux rares qualités. Ne plus faire appel à la discipline, au courage, à l'honneur, au patriotisme mais à la paresse, à la lâcheté, à la désertion, à la trahison peut déclencher un réflexe contraire favorable au devoir. C'est vous qui voyez.

dimanche 24 mai 2026

DE TOUT UN PEU

L'art rupestre est à l'art moderne ce qu'est une feuille de vigne à une bouteille de Château-Yquem.
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"Je me demande si..." est la question que l'on se pose le plus souvent car, il faut l'avouer, on est, pour soi, un sacré emmerdeur.
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Il faut au détail une qualité exceptionnelle pour justifier le souci qu'il donne au perfectionniste.
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En bonne logique, si bien faire coûte beaucoup, mal faire devrait rapporter gros.
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D'une façon générale et sans exception, chacun préfère son caractère, même de cochon, à celui du voisin.
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Peu de pendus ont la chance d'être décrochés avant de trépasser.
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Ne comptez pas sur moi pour dire ce que l'on pense de vous. Je ne suis pas un délateur mais un prudent.
Les habitudes, les expérience, les souvenirs, les connaissances s'accumulent au fil du temps et finissent par créer une identité qui marche, parle, agit, pense, réfléchit, la fait vivre  et lui fait croire qu'elle n'est pas une autre.
On se rappelle avec plaisir les victoires et les succès  comme Austerlitz, Marignan, la bataille de la Somme, un podium et l'on essaie d'oublier Trafalgar, Waterloo, un abandon et toutes les autres Bérézina de notre histoire, notre cerveau limbique préférant rire que pleurer et les hormone du bonheur à celles du stress. Mais la mémoire est impartiale, impose ses souvenirs, indifférente à notre bonheur. Nos endocrines lui obéissent sans hésiter, à son service, sbires insensibles, sensibles seulement à l'humeur du milieu.
Vieux, on est lent, rigide, claudicant, en équilibre instable, entre deux chutes,  mais on a des souvenirs, de l'expérience, des biens, des connaissances alors que jeune, on était fringant, arrogant, ignare, pauvre, sans expérience, sans souvenirs. Il y a des exceptions et des vieillards  peuvent être encore vaillants,  vifs comme des cabris et des jeunes avachis, flappis. On a aussi des vieux débris  pauvres, gâteux et des jeunesses ayant tout compris, riches, sages et qui, comme de la Boétie, étonnent le monde dès leurs 18 ans. Donc, l'âge n'est pas un critère, seulement un marqueur du temps.

samedi 23 mai 2026

DE TOUT UN PEU

 Je me demande, si on n'avait pas les pieds sur terre, où serait la tête?

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 Le charme de l'inconscience est sa discrétion,  son silence, sa patience. Ah, si la conscience pouvait être comme elle? 

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Les critiques  que l'on se fait in petto sont moins blessantes que celles que l'on nous fait ex abrupto.

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L'homme des cavernes était un cavernicole.


 La chaîne de commandement dans la société française est ainsi faite que ce sont les moins expérimentés, les plus dénués de sens pratique, les plus imbus de leur personne, les plus sots, qui décident, ordonnent et gouvernent les plus expérimentés, les plus actifs, les plus courageux, les plus productifs. Ces derniers sont trop occupés à bien faire  pour prendre la place des incapables qui ne savent que légiférer, pinailler, compliquer, normaliser, réglementer et emmerder ceux qu'ils jalousent d'être meilleurs, plus efficaces, plus intelligents et surtout plus riches en valeurs sonnantes et morales.

Pour briser cette chaîne, il suffit d'opérer un transfert et mettre les fonctionnaires à la place qui leur revient, c'est à dire au service de ceux qui les paient. 

 Pour échapper aux bras paralysant de Morphée, m'extirper du fauteuil, vaincre la pesanteur, ma paresse, triompher de ma fatigue et courir  au potager, je dois me lever, dénicher  un râteau, trouver la sarclette, m'atteler à la brouette et aller m'échiner, courbé, à la chasse au  chiendent, liseron, chardons et pissenlits qui terrorisent mes plates-bandes, étouffent mes jeunes pousses, en veulent à mes patates, à mes courgettes  et à mes pauvres salades qui  se battent, en plus, contre les limaces.  

La lutte est inégale, elles sont jeunes, vigoureuses avec des racines  profondes, fécondes. Je suis flapi, mais je combats pour le geste, l'honneur, la défense des faibles, je suis un grognard de la vieille garde qui ne se rend pas. Je  reviendrai demain, après demain , encore et encore, jusqu'à la fin de mes temps ou, à tout le moins, au début de l'automne.  

 Au moyen âge, les gibiers de potence finissaient dans un charnier  et étaient dépecés par les vautours, les corbeaux, les rats après avoir été déshabillés par les détrousseurs de cadavres et tous ceux qui avaient besoin d'un os à ronger.

vendredi 22 mai 2026

MON PROCÈS EN PREMIÈRE INSTANCE

Contrairement au cynique qui est content de lui, je suis sévère envers moi-même et ai demandé à un juge intègre d'examiner ma plainte. Après une solide instruction, l'audition des témoins à charge et à décharge, l'avis d'experts qualifiés, il a statué en son âme et conscience et décidé de ne pas donner suite à ma plainte. Il m'a condamné à la liberté totale, levé mes doutes, démoli mon argumentation pourtant bien étayée, m'a attribué des dommages et intérêts que je n'avais pas réclamés, félicité pour mon humilité, grondé pour m'être déprécié. Il a été jusqu'à remplir de commentaires flatteurs mon casier judiciaire au point de faire rougir ma carnation de vierge (je suis né en août). Coup de Jarnac pour les contempteurs qui s'étaient manifestés, il les a condamnés à me demander pardon, à m'envoyer des fleurs à chaque anniversaire avec une boîte de un kilogramme de la Maison du Chocolat.

À BON ET MAUVAIS ENTENDEUR, SALUT

Les malentendus finissent par provoquer le désordre qui crée un climat détestable dans les relations. Ils sévissent partout. Les bien-entendus ne jouissent pas du même privilège. La  faute en est peut-être à son nom composé avec le participe passé d'attendre en seconde position. Ce temps est le décrié des temps conjugaux. Sa place subalterne le désert, explique qu'il soit peu utilisé et que les gens s'entendent si mal.
Je remets à demain ce que je devais faire aujourd'hui, non par une volonté procrastinatrice mais simplement parce que je fais présentement ce que je n'ai pas eu le temps de faire hier.

jeudi 21 mai 2026

DE TOUT UN PEU

Après une étude comparative approfondie, j'ai conclu que tous les dieux se valaient et qu'aucun n'était fiable.
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Si on avait conscience du bien que l'on se fait en ne se faisant pas de mal, on serait en meilleur santé physique et morale.
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L'avenir de l'homme n'est pas la femme et celle de la femme n'est pas l'homme mais un robot qui n'aura aucun de leurs défauts.
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Planer au-dessus des lois est l'apanage des personnes qui ont le pouvoir politique, économique, financier. Ils sont hors la loi et la font.
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Le silencieux se tait pour entendre sa voix intérieure qui est loquace et le bavard parle pour écouter  ce que sa langue a à dire.
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Les serviteurs du duc et de la duchesse nettoient les immondices de leurs grandeurs et en connaissent la petitesse.

LES QUATRE VÉRITÉS

Si quelqu'un vous dit vous dit, sous le coup de la colère, qu'il va vous dire vos quatre vérités, asseyez-vous, il cherche le K.O. Il poursuivra, avec rage:

- première vérité : "vous êtes un horrible individu, tout le monde le pense, le dit,"

- deuxième vérité: "si vos parents avaient su ce que vous seriez, ils auraient préféré vous faire disparaître au stade  fœtal, ils me l'ont dit!"

- troisième vérité: "vos semblables et vous dévaluez le genre et l'espèce humaines"

- quatrième vérité: "je sais de que vous êtes content de cet acte d'accusation car, pour vous, les vices sont des vertus, dégoûtant personnage !!!."

mercredi 20 mai 2026

Une voix s'écoute difficilement quand on est sourd, qu'elle est cassée, enrouée, caverneuse, éraillée ou dit des choses pénibles à entendre.

L'AUTO-MENSONGE

Se mentir à soi-même est le moyen efficace que notre nature bienveillante a trouvé pour que l'on puisse se supporter. Elle nous prescrit cet auto-traitement dès que nous prenons, à l'âge de raison, conscience de nos faiblesses, insuffisances et mauvaises habitudes. 

Attention cependant, comme tous les médicaments actifs, l'abus est dangereux, le surdosage est à éviter. Il faut que le mensonge ne soit pas trop gros car le remède devient pire que le mal et provoque un choc qui révèle la noirceur de notre âme, l'absence de sagesse, le manque de volonté. Il peut conduire à la névrose, à la psychose, à des postes de responsabilité qui mettent en danger la société. 

Donc, mentons-nous avec mesure, prudence. Et exerçons nos talents de menteurs constitutionnels pour déceler les mensonges des autres, tous des hypocrites qui abusent de notre crédulité, de notre bonne foi, de notre passion de la vérité pour nous escroquer, nous voler, nous tromper, nous trahir.                                                                    
Penser aux autres plutôt qu'à soi permet de se dégager  élégamment de toute responsabilité et de faire semblant d'ignorer ses vices et défauts. On s'aperçoit aujourd'hui que cette occupation  jadis réputée noble est le moyen qu'ont des grands profiteurs de la crédulité, des pilleurs de fonds publics, des prévaricateurs professionnels, des protecteurs de l'enfance pour commettre leurs crimes et délits. Sous le couvert du dévouement, de la philanthropie, de désintéressement, de la charité chrétienne, ces porteurs d'auréoles multiplient les victimes, en toute impunité, pendant longtemps, dans l'admiration générale. 

mardi 19 mai 2026

RÉHABILITATION

La douleur est une alarme qui se déclenche pour avertir que quelque chose ne va pas dans notre milieu intérieur: une artère est en train de se boucher, l'intestin ou l'estomac se perfore, un testicule se tort, un os est cassé, la dent a un abcès etc.. En récompense, elle reçoit une condamnation à mort. Elle doit disparaitre, on n'en veut plus, même pas un merci et elle est assommée, décapitée, étranglée à coup de doliprane, de palfium, de morphine. Ce témoin bienveillant est traité comme un ennemi. Il ne bénéficie pas de la reconnaissance du ventre, du cœur, de la jambe, de la dent alors que la douleur aussitôt qu'elle sonne permet de déboucher la coronaire, de boucher le trou, de réduire la fracture, d'aller chez le dentiste avant que des complications n'adviennent. Sans elle, combien de morts?
On se rappelle avec plaisir les victoires et on les célèbre, les succès et on les fête. On essaie d'oublier les défaites, les échecs. Les bons souvenirs rendent heureux, les mauvais tristes. La mémoire a le pouvoir de ressusciter le passé qui mit au présent nous fait revivre le pire ou le meilleur pour notre bonheur ou notre malheur.
L'IA générale donnera au robot une mémoire encyclopédique mais sera-t-il comme ma voiture qui, sur la route, ne sait pas qu'elle roule ou aura t-il des souvenirs?

lundi 18 mai 2026

Ce sont le besoin, le devoir, la curiosité qui obligent à faire ce à quoi on remplit nos nuits et nos journées: manger, boire, dormir, travailler, se reposer, s'amuser.  On n'a pas le choix. Tout nous est imposé. Finalement, c'est tout ce que l'on ne fait pas qui mériterait de l'être car ce virtuel est pur, innocent et à la beauté absolue des choses irréelles.


CORPS ET ESPRIT

Améliorer ses performances physiques donne de grandes satisfactions émotionnelles et intellectuelles. Elle font de nous un Pygmalion voué à un élève studieux, discipliné, respectueux, talentueux et nous en sortons avec une estime grandie. Ce sentiment gratifiant se provoque facilement avec un entrainement régulier, obstiné, prolongé. Une pratique assidue suffit pour l'obtenir et, chaque jour, passer du temps à soulever des poids au développé-couché, à faire des gammes au piano, à tirer des flèches avec un arc, à monter à cheval, à courir, transforme le corp, permet de jouer la lettre à Élise, de devenir un centaure, de courir un marathon, de ne plus se reconnaitre.

Mais si notre corps réagit aussi bien aux efforts que nous lui demandons, l'esprit est moins complaisante. Il n'est pas notre complice quand nous lui demandons d'améliorer ses performances. Je me suis usé les yeux sur des ouvrages de mathématiques et les élucubrations d'un Poincaré me sont toujours aussi mystérieuses. Mes tentatives pour améliorer ma mémoire se heurtent toujours à son absence. J'ai remarqué aussi que mes gribouillis n'arrivent jamais à faire le portrait d'un modèle, que j'ai beau me promettre de manger moins de sucre, de chocolat, gâteaux, de boire du champagne , je retombe dans ce vice chéri  malgré la peur du diabète, de la cirrhose, du cancer, du cholestérol.

Pourquoi est-il si facile au corps de bien se comporter, d'obéir aux injonctions du cerveau et devenir un bodybuilder, un pianiste, un champion, un cavalier, un marathonien et  lui est-il si difficile  d'imposer au cerveau une discipline qui le rende apte à apprendre, à comprendre, à retenir, à se commander, à ne plus nous faire honte???

OMBRE

L'ombre est fidèle, furtive, plate, silencieuse, insaisissable. fluctuante. Plate, elle épouse la forme du sol et  craint la lumière, s'en cache derrière ou devant notre silhouette. Timide, elle ne retrouve son courage que la nuit, quand l'obscurité atteint le noir total. Elle quitte alors nos pieds, se libère, se redresse et court chez ses sœurs, dans les cimetières, batifoler dans le ciel. 

dimanche 17 mai 2026

LE TEMPS

Le temps ne se contente pas de passer, il cache le destin, la chance, le hasard. Capricieux, il contamine tout ce qu'il touche. Ceci explique que le passé ait été chaotique, que le présent nous désespère et que le futur se présente mal.
Il faut, au pêcheur,  la patience du brochet à l'affût du goujon pour le pêcher et, pour le finir avec une sauce au beurre blanc, ne pas avoir peur des arêtes.

DE TOUT UN PEU

La valeur des gens se révèle plus à l'usure qu'à l'usage.
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Ce n'est pas à quelqu'un qui met la maison en danger qu'il faut demander de sauver les meubles.
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Il faudrait demander aux gens antipathiques s'ils ont du mal à éprouver de la sympathie.

samedi 16 mai 2026

SIC TRANSIT GLORIA MUNDI

Les gens privilégiés qui perdent leurs privilèges deviennent subitement ordinaires. Cela doit faire tout drôle au maréchal de se retrouver simple soldat, au président-directeur-général d'être rétrogradé au service du courrier, au ministre de l'intérieur de se reconvertir en gardien de prison à Fleury-Mérogis. 
Prendre la vie à bras le corps n'est pas facile, il faut de la détermination, du courage, de la volonté, c'est fatigant, souvent frustrant car le résultat n'est pas toujours à la mesure de l'effort. Ma technique est moins exigeante. Elle donne un autre genre de satisfactions dont se satisfont les âmes simples sans l'ambition d'étonner la galerie. Je vous la décris: avec votre main droite, vous empoignez votre coude gauche, avec la gauche, vous faites la même chose avec le coude droit. Les bras deviennent croisés sur la poitrine. Vous les appuyez sur la cage thoracique. Cette étreinte vous met en communion avec votre moi charnel. Cette sensation doit fusionner avec un sentiment d'appartenance, 30 secondes suffisent. Pour vibrer au rythme de ce duo, mettez  la pulpe de chaque pouce sur l'artère humérale qui est dans le pli du coude. Leurs pulsations 0 la cadence des battement du cœur nous font plonger dans le fleuve sanguin dont le courant nous tient en vie.

UN AVIS QUE JE PARTAGE

Si notre conscience qui analyse ce qui nous arrive était plus perspicace, les pensées qui résultent des réflexions suscitées par nos idées donneraient à notre vie spirituelle une qualité qu'elle n'a pas. Elle nous sortirait du cercle vicieux où nos ruminations nous retiennent prisonniers et l'on pourrait répondre aux questions auxquelles les philosophes n'apportent pas de réponses: qui suis-je, où vais-je ?

vendredi 15 mai 2026

"J'ai un voisinage toxique que je devrais dénoncer à la maréchaussée car  "leur si"  mettra le monde à feu et à sang dès qu'ils le supprimeront. Que dois-je faire, docteur?", me demande cet autre voisin angoissé.
"Si je n'avais pas les deux mains occupées à me retenir pour ne pas sauter le pas, elles seraient employées à appuyer sur la gâchette, à dégoupiller la grenade, à presser le bouton rouge et à envoyer au diable les zozos, à éliminer la pagaille et à en finir avec la chienlit", me confie, sous le sceau du secret, mon voisin, un atrabilaire irresponsable qui sait heureusement se contenir.
"Si j'avais le temps, l'argent, les forces, je ferais ce que ceux qui ont le temps devant eux, de l'argent plein les poches et la force de la nature devraient faire s'ils étaient capables de voir, d'entendre et de comprendre", radote un autre voisin complètement sénile qui ne sait plus ce qu'il dit.
"Si je ne partageais pas votre sens de la mesure, votre amour de la paix, votre goût pour l'ataraxie, nous serions en train de faire la révolution et d'aggraver les choses." me susurre le même avec une mine de conspirateur tout en fourbissant ses armes.

jeudi 14 mai 2026

On voit de plus en plus de gens qui transforment leur visage à coups d'injections diverses avec un résultat parfois effroyable. Ils font doublement pitié car, ils deviennent une caricature d'eux-mêmes et confessent publiquement la médiocrité de leur vie intérieure, le niveau de leurs préoccupations, la qualité de leur sens du beau, du bon, du bien, eux qui se retrouvent laids, font un mauvais choix qui fait du mal à leur face. L'aveu est criant, rend triste car le grotesque ne fait pas rire.

Changer d'opinion, reconnaître une erreur, modifier un comportement est comme demander à un droitier de devenir gaucher. 

On se permet beaucoup en mangeant et buvant trop, en disant et faisant bêtises sur idioties mais si, en plus, on faisait ce qu'on s'interdit, je pense qu'on dépasserait les bornes.

mercredi 13 mai 2026

ET BÉ !!!!!

Une preuve de plus que l'homme et la femme, son alter ego terrifiant, appartiennent à la pire des espèces animales, de celles qui devraient être mises au banc de la nature comme le bacille de Koch, le virus du Sida et le  staphylocoque doré, tous des exemples ratés de l'évolution, est que, fuyant la douleur, ne supportant pas la souffrance, se gavant d'aspirine, de doliprane, d'opioïdes,  prenant de la morphine à la moindre colique néphrétique, ils font le mal comme ils respirent et n'épargnent rien ni personne: ils abattent les arbres, mettent le feu aux forêts, polluent l'eau, l'air, tuent les animaux par millions, milliards, font la guerre en permanence pour un bout de terre, une menace supposée, un coup d'éventail, pour l'argent, la domination, le plaisir, l'ennui, par bêtise.
Peu regardant, je prends le temps comme il vient, bon ou mauvais. Même mort, je fais avec. Ce n'est qu'une fois qu'il est passé et que je me regarde dans une glace que je me dis que je devrais être plus attentif et prendre garde.

UN CONSTAT ET DEUX QUESTIONS

Quoi de plus agréable que de vivre en paix avec soi-même, d'être content de ce que l'on fait, de se satisfaire d'être comme on est, de ne se battre contre personne, de constater et de s'en contenter, d'atteindre l'eudémonie ou, au moins, l'ataraxie. Comment font-ils, dans quel état sont-ils ces gens qui déclarent des guerres, font mourir par milliers, blessent les corps, les âmes, l'esprit en éructant la haine, en prêchant des faux espoirs, en passant leur temps à mentir, à tricher, à tromper?

mardi 12 mai 2026

LA SYMÉTRIE DE L'ASYMÉTRIE

L'Inde, le pays le plus peuplé du monde et les USA, le plus riche diffèrent en tout et ont un point commun : leur communauté est  divisée en castes.

En Inde, le phénomène daterait de trois millénaires. Les raisons en sont politiques, économiques, culturelles et la religion, comme toujours, s'est mise à son service. De haut en bas on a les prêtres, les guerriers, les marchands et les agriculteurs, les serviteurs et les artisans. Hors classe, il y a les intouchables qui s'occupent du nettoyage, des déchets, des cadavres, du cuir. Conçu pour imposer le pouvoir des conquérants, éviter les mélanges, stabiliser la société, le système a perduré et encore aujourd'hui, malgré la modernité, imprègne l'âme indienne et les comportements. Dès la naissance, on est d'une caste et l'avenir est tracé: métier, mariage, place, relations. Un fils de brahmane n'épousera pas une fille d'intouchable, il ne la voit pas, ne veut pas croiser son ombre. Deux conséquences: les centaines de millions d'indiens vivant dans la pauvreté absolue ne contestent pas la richesse des millions de riches et aucune révolution du genre de celle de 1789 ne se prépare. La violence  est dirigée vers ceux qui n'ont pas la même religion, en enfreignent les codes, maltraitent une vache.  

Aux États-Unis, je laisserai à d'autres plus qualifiés le soin d'en faire l'historique car seule m'importe la réalité actuelle avec ce constat: la société est aussi hiérarchisée avec une caste de très riches et une classe de précaires qui n'ont pas assez pour vivre normalement ou survivent misérablement. Cette stratification ne provient pas d'une entité étrangère, ne résulte pas d'une volonté religieuse, n'obéit pas à une décision politique, mais  résulte d'une sociologie de  l'Homo americanus. Elle lui dit qu'il est le souverain de lui-même et qu'aucun pouvoir ne peut disposer de sa vie, de son corps, de son travail, de ses biens, sans son consentement. En conséquence, tout dépend de soi, l'échec comme le succès, la réussite est glorifiée, l'argent  l'objet d'un culte. La solidarité n'est pas une obligation. La pauvreté devient une sanction. Ce socle culturel très partagé, porté à son extrême par les libertariens n'a pas créé une nation homogène car si les hommes naissent égaux, la réalité se charge de les partager en fonction de leurs qualités et défauts, race, hérédité. Elles subordonnent la réussite économique et c'est elle qui se charge de diviser la société en deux: l'une  englobe ceux qui ont beaucoup d'argent et l'autre regroupe ceux qui en ont assez, peu et pas du tout. Le clan des gens riches a, lui-même, des sous-divisions qui dépendent du nombre de milliards ou de millions de dollars. Mais, globalement, ils se distinguent par une stabilité familiale, l'accès aux grandes universités, aux réseaux dominants, à la sécurité médicale, chirurgicale, sociétale. L'endogamie n'est pas rare. La deuxième caste en est exclue structurellement même si, théoriquement, rien ne lui est interdit. Les chiffres montrent cependant que l'ascenseur de la  mobilité sociale est en panne. 

Comme en Inde, la rue montre la réalité avec des cohortes vivant dans la rue, dans des voitures, dans des tentes, parce qu'ils n'ont pas d'emploi, qu'ils ont été expulsés de leur maison achetée à crédit et dont ils ne peuvent plus payer les mensualités, qu'ils sont drogués, malades et ne peuvent ou ont renoncé à se soigner. Là aussi, ils sont côtoyés par des indifférents qui pensent qu'ils ont ce qu'ils méritent, les uns parce qu'ils ont eu la malchance de tomber dans une mauvaise caste et que, s'ils font des efforts, ils renaîtront dans une meilleure, les autres parce qu'ils ont ce qu'ils méritent par paresse, bêtise, mauvais choix, manque de courage, de volonté, d'imagination, de chance. Mais l'avenir leur appartient, la roue tournera  et s'ils en ont l'occasion, ils  sauteront sur elle et  deviendront riches. Les pauvres n'accusent pas non plus les riches d'être responsables de leur pauvreté. Ils ne veulent pas changer le système. Il leur convient. Ils s'en réclament. Là encore, pas de révolution à l'horizon. 

Au final, on a l'Inde verticale, religieuse, hermétique et l'Amérique horizontale, ouverte en théorie, fondée sur la liberté individuelle. Toutes deux ont produit une société de castes stabilisée par l'espérance d'une réincarnation ou d'une opportunité. Leurs pauvres vivent dans une promesse qui éteint la révolte et rend acceptable l'inégalité.

lundi 11 mai 2026

LES DANGERS DE LA PREMIÈRE IMPRESSION

Il faut se méfier de la première impression. Ainsi le soldat qui part à la guerre, la fleur au fusil et en chantant la Marseillaise ou l' Hymne à la Joie et qui revient en clopinant avec une jambe en moins ou dans un cercueil se passerait avec plaisir de ses béquilles et des Te Deum. Ne pas la suivre est un signe de sagesse qui évite beaucoup d'ennuis dans la vie publique comme les américains sont, après nous, en train de le voir et, dans la privée, le divorce.

LA RÈGLE DE TROIS

La règle de trois est universelle et n'est pas l'apanage de l'arithmétique. Elle est partout et on a

- la sainte trinité avec le père, le fils et l'esprit,

- le bon, la brute et le truand, 

- le haut, le bas et le milieu, 

- le beau, le bon, le bien,

- la naissance, la vie et la mort,

- le froid, le chaud, le tiède,

- la guerre, la paix, l'armistice,

- les fiançailles, le mariage, le divorce,

-  l'exception d'usage avec l'addition, la soustraction la multiplication et la division,

et, un dernier, pour la route, on rit, on pleure, on se mouche.
Prendre ses distances et de la hauteur réduit les dimensions, fait disparaître tout ce qui gâche la vue, sent mauvais, est bruyant.  Ce sont les raisons qui font habiter les ultra riches dans des penthouses perchés au sommet de gratte-ciels gigantesques. Là-haut, dans le ciel, au dessus des stratus, loin du plancher des pauvres, ils se croient au paradis, voisins de saint Pierre et, d'être aussi riches, les fait se sentir grands.

dimanche 10 mai 2026

Le distrait ne souffre pas d'amnésie intermittente mais ses idées ne suivent pas l'ordre chronologique.
C'est parce que les ondes sonores ne se propagent pas dans le vide comme celles de la lumière que l'on n'entend pas le bruit infernal que font les bombes à hydrogène qui explosent en permanence dans le soleil, entretenant sa chaleur et sa luminosité. Si elles arrivaient jusqu'à nous, on ne s'entendrait pas, étant tous devenus sourds.

DANS LA SÉRIE "IL Y A"

Il y a ceux qui suivent la ligne droite, vont de A à Z sans passer par Omega, de Nation à Étoile sans transiter par Clignancourt, qui disent oui ou non et d'autres qui se répandent en mais, peut-être, nonobstant, en circonvolutions périphrastiques, en explications, en digressions oiseuses, inutiles. Pourquoi ne prennent-ils pas exemple sur les premiers et comme eux ne se contentent-ils pas d'adjectifs basiques, élémentaires, simples, directes, essentiels et n'en finissent de nous accabler de  pléonasmes, de tautologies, de répétitions, de  redondances qui n'apportent rien, font perdre du temps et les empêchent de se taire?

samedi 9 mai 2026

Les gens qui ont le sang chaud perdent facilement la tête et commettent des actes irréfléchis. Cela est dû a la sensibilité au chaud des neurones dédiés à la cogitation. Au-delà de 39.9 degrés centigrades, ils perdent leurs qualités cognitives et font travailler du chapeau. Il semblerait qu'une telle surchauffe affecte actuellement un chef présidentiel et lui fasse dire et faire n'importe quoi. 
L'absence fait souffrir car elle crée un vide qui aspire tandis que la présence remplit l'espace au point de nous priver de liberté et qu'il faut parfois un trop plein pour ne pas se noyer.

TROMPE L'ŒIL ET L'ESPRIT

Le décor de théâtre qui sert de toile de fond à la forme que nous habitons a une réalité supposée  qui déçoit notre attente de spectateur assis sur un radeau de fortune qui a du mal à rester sur la route tant les vagues et les vents contraires l'entraînent sur une pente ascendante jusqu'au cul-de-sac où tout avait commencé, au premier acte. 

vendredi 8 mai 2026

Ce qu'il y a de bien avec les gens que l'on ne connaît pas, c'est que l'on n'est pas forcé de leur téléphoner  pour demander comment ils vont et les enfants, les petits enfants, les arrières petits enfants, de les inviter à déjeuner, de leur offrir des chocolats, de leur envoyer des vœux de bonne année avec surtout la santé, d'aller à leur enterrement. En fait, de faire tout ce que mes relations ne font et ne feront  pas.


LA STRATÉGIE DU CYNIQUE

Vivre sans rien faire en passant ses journées  à se promener, les mains dans les poches ou les bras ballants, à faire la sieste, à jouer aux cartes ou à la pétanque, à regarder les autres travailler, en habitant une maison confortable dotée de toutes les commodités, en ayant une cave bien remplie dont les bouteilles millésimées accompagneront des plats dignes d'un étoilé ne s'improvise pas. C'est le fruit d'une stratégie très élaborée, décidée longtemps en amont, dès la sortie des études secondaires. L'objectif est de s'assurer une retraite qui assure des mensualités permettant un train de vie confortable en ayant comme souci du lendemain seulement l'échéance que l'on se souhaite lointaine.

LES DEUX CHEMINS

Les gens qui suivent la mode, les influenceurs qui leur dictent ce qu'il faut penser, croire, manger, porter, croient ceux qui promettent des monts et des merveilles, ne se simplifient pas la vie par paresse et ne sont pas des moutons de Panurge. Ils doutent d'eux-mêmes, ne font pas confiance à leur esprit critique, ont peur de leur curiosité. Timides, ils admirent et suivent les péremptoires, les décidés, les grandes gueules, ceux qui disent savoir. 

Vous qui ne demandez votre chemin à personne, soyez indulgent, pas de mépris, svp. S'ils ne sont pas comme vous, c'est parce qu'ils préfèrent suivre les gens qui ont réussi, sont riches, célèbres. Ils espèrent devenir comme eux et non comme vous qui êtes en cavale, en prison, aux abois, en fuite, au désespoir après avoir tout gâché en suivant vos mauvaises idées, en marchant à contre-courant.

jeudi 7 mai 2026

ENTRE -DEUX

L'entre-deux est un endroit stratégique facile à définir quand il se situe entre une entrée ou une sortie de porte (embrasure), entre la bouche et le clairon (embouchure), entre le quai et le bateau (embarcadère), entre le fleuve et la mer (estuaire), entre l'arrivée et le départ (zone de transit). C'est plus difficile à saisir quand il se situe entre le pour et le contre, le oui et le non et le tout et le rien. Pour ce dernier, certains, expéditifs, vous diront, sans réfléchir, la moyenne médiane, d'autres que l'addition donne une somme nulle, que la question ne se pose pas. Pour nous, c'est un vide plein de non-dits qui mérite une explication basée sur une expérimentation imagée: prenons deux pages, l'une remplie de mots, vg. une des Misérables de Victor Hugo, l'autre, vierge, de celles qui servent à rendre le livre plus épais. Posons-les sur une table, parallèles, rapprochons-les progressivement, l'entre-deux se réduit et passe de centimètres à millimètres puis disparaît quand elles se touchent. La page de Victor représente TOUT, celle qui est vierge RIEN. Au moment du contact, l'entre-deux s'évanouit. Il n'y a pas eu cependant de fusion, chaque page garde son individualité, son originalité, l'entr-deux visible a disparu mais il en reste un, invisible, virtuel, aussi puissant. 

L'intervention des fusions-acquisitions permet à notre démonstration d'aller plus loin. Il y a des circonstances où l'entre-deux perd sa neutralité et devient un lieu où chaque partie antagoniste égare  sa virginité et forme une nouvelle entité qui tient de chacune:


- le crépuscule et l'aube sont des moments où le jour et la nuit se télescopent et la lumière emprunte aux deux.

- entre la thèse et l'antithèse, la synthèse. 

- entre la droite et la gauche, le centre.

- entre l'Europe du Nord et celle du Sud, le Benelux.
 
L'entre-deux est inconfortable,  dangereux. On y est en position instable car c'est un moment de vérité où l'on a encore le droit d'hésiter, de reculer, de ne pas signer, de ne pas embarquer. C'est un espace et un temps intermédiaires où l'on est confronté à un passé qui nous rappelle et un avenir qui nous appelle. 

RECTIFICATIF

Dans un conseil donné le jeudi 17 avril 2013, je m'aperçois qu'avant de partir pour des vacances de rêve, je conseillais 13 vaccins au titre du principe de précaution, mais que j'avais oublié le principal, celui contre la rage. Je présente mes excuses, pour cet oubli impardonnable à ceux qui l'auraient contractée.

mercredi 6 mai 2026

LE CHOIX DU MÉTIER

Dans ma typologie des métiers que vous retrouverez sur le blog, en avril 2013 ou dans "À REBROUSSE-POIL", je les classais de façon rigoureuse et méthodique en trois catégories: les utiles, les beaux et les dangereux. J'en faisais une description objective, impartiale, précise, pratique, sans fioritures ni langue de bois et qui rendit  service aux enfants qui,  arrivés à l'âge de raison, réfléchissaient à leur avenir professionnel et avaient compris qu'ils ne fallait pas suivre l'exemple de papa et maman qui passaient leur temps, à  la maison,  se plaindre du boulot.

Ce n'était qu'une liste. Il lui manquait une morale. Le choix du métier est une affaire sérieuse qui engage une part conséquente de notre temps, de l'activité de notre cerveau, de nos forces physiques. Il détermine aussi la place que nous tiendrons dans la hiérarchie sociale: dominé ou dominant, donneur d'ordre ou exécutant, maître de soi ou serviteur des autres???

Si on ne veut pas se positionner sur ce rapport des forces, on peut se baser sur d'autres critères qui, eux, ont le mérite d'être subjectifs car ils font appel au goût pour le bon, au sens du beau, et à l'attirance pour le bien. Il faut cependant être sensible à ces trois valeurs et leur accorder de l'importance. 

Je continue pour ceux qui leur en donnent  et veulent que le travail ne soit pas un entracte déplaisant, un moment contraint. Le métier doit donc  continuer une recherche positive, occuper le temps agréablement, enrichir l'âme, l'esprit en plus de nourrir le corps.

Celui qui place le bon au sommet peut, s'il est logique, lui consacrer sa vie. Le dictionnaire en fait un adjectif et le met à toutes les sauces. Il y a un métier qui en fait la synthèse parce qu'il est utile, nécessaire, honorable et fait du succulent, de l'agréable, de l'utile, du nécessaire, du délicieux, du succulent: celui de la bouche avec les métiers de cuisinier et de pâtissier. En plus de ces qualités qui mobilisent tous les sens qui doivent être développés, il faut avoir une âme généreuse, un esprit de partage, le goût des autres, de la force, du courage, de la volonté.

Dispenser le bien par principe est difficile mais possible si on croit les hagiographies et que l'on n'est pas sceptique. Les métiers qui viennent au secours, qui apportent de l'aide, qui sont au service des autres le font sans s'en vanter et rentrent pleinement dans cette classe. Ils construisent, soignent, réparent, servent. Le travail peut être ingrat, pénible, dangereux. Il a sa récompense par la satisfaction de le faire dans les règles de l'art. Elle atteint le bonheur quand il est partagé. Tous les artisans le savent, tous les offices de service de l'éboueur au laveur de carreaux, du policier, au pompiste, du médecin à l'infirmière l'ont en partage.

Tous les métiers sont beaux quand ils sont bien faits et une pièce bien montée n'est pas seulement délicieuse avec ses choux fourrés mais elle est élégante et fait du bien à la vue, au palais, à l'estomac et ce pâtissier est un bienfaiteur tant il a apporté au repas de la noce un final qui cumule le bon, le bon et augmente le bien-être ambiant. Mais la beauté peut aussi être le moteur exclusif du choix. Elle est une attirance naturelle plus ou moins affirmée. Chez certains, elle impose, ordonne telle une vocation  et tu seras chanteur, sculpteur, peintre, architecte, musicien, styliste. Ce créneau exige des dons physiques exceptionnels, un moral d'acier et de la chance. 

Beaucoup laissent à la société le soin de décider du métier par obéissance, paresse, inertie, absence de volonté, de courage, d'imagination. Ils auront une vie terne à la hauteur de leurs envies et seront des serviteurs.  Ceux qui ont conscience que la vie est brève, qu'elle est une opportunité pour réaliser ses rêves, pour  satisfaire la curiosité, pour découvrir de quoi on est capable, qui ne veulent pas être un mouton du troupeau, suivent leur chemin privé, poussés par la faim de connaître, la gourmandise des bonnes choses, le plaisir de l'harmonie. Face à l'existence, ils sont debout.

mardi 5 mai 2026

Ce n'est pas par égoïsme que je ne m'occupe que de mes oignons. Ils me tirent toutes mes larmes disponibles. Si je m'occupais aussi de ceux des autres, j'aurais les yeux secs et c'est pas bon pour leur santé.

DEMAIN, L'IA

Considérons avec prudence et précaution les idées qui nous viennent à l'esprit. La médiocrité de nos connaissances en tout genre, la faiblesse de notre puissance de calcul, la petitesse de notre système de stockage de données, l'ensemble occupant quelques centimètres cubes de substance cérébrale, contrastent avec le gigantisme des datacenters qui abritent la mémoire de l'IA, l'énormité de sa consommation en énergie électrique, l'universalité de son système référentiel. L'intelligence humaine est dès maintenant dépassée en longueur, en largeur, en hauteur, en profondeur par l'artificielle qui est encore dans ses langes. Demain, adulte, elle aura pour nous le regard amusé que nous avons en face d'un rat de laboratoire.
Ce n'est pas son caractère artificiel qui devrait faire peur dans la nouvelle intelligence qui se répand, mais sa dimension surnaturelle.

lundi 4 mai 2026

LES TROIS RÈGNES

Le royaume terrestre a longtemps été le siège de trois règnes. Ils se partageaient équitablement le pouvoir.

Le règne minéral est le socle sur lequel piétinent ou s'enracinent les autres. Inerte, passif, résigné, silencieux, il accepte, subit, souffre ou se pare  de forêts, de champs de fleurs, de prés d'herbes folles. Parfois aride, sec, dépouillé, il se déguise en déserts de sable, en montagnes de roches, en cordillères de rocs. 

Les règnes animal et végétal sont, eux, vivants. bougent, se reproduisent, grandissent, meurent.

Ils vivaient en paix, se rendant service. Complémentaires, sans jalousie, respect mutuel. Ils souffraient ensemble, quand, venus d'au-delà des frontières du ciel, des catastrophes cosmiques s'abattaient, semant le désordre, le chaos, la désolation en éventrant les plaines, disloquant les montagnes, faisant cracher les volcans. Ces temps alternatifs où l'incertitude ne devait rien à la volonté d'un des trois et que tous subissaient dans l'égalité, la fraternité furent remplacés, un jour maudit, par l'arrivée d'une nouvelle espèce. On ne sait pas si ce fut un extra-terrien chassé de sa planète d'origine par ses méfaits ou une création de l'évolution ayant échappé au contrôle qualité. Mais, depuis qu'il s'est répandu en quantité sans devenir un homme de qualité, l'ordre, l'harmonie, la paix ont cessé de régner.

L'intrus s'agite en pleine confusion mentale puisqu'il croit n'appartenir à aucun des trois ordres. Il n'en est pourtant qu'une résultante puisqu'on trouve en lui la plupart des éléments de la classification de Mendeleïev, qu'il partage des gènes avec les autres animaux, que ses poils et ongles poussent à la façon des mauvaises herbes et qu'il lui faut sans arrêt,  couper.

Il en est surtout le prédateur compulsif et chasse les autres animaux pour le plaisir de les tuer ou les manger, attaque les arbres pour en faire du bois de coffrage, de placage, des meubles, des allumettes avec lesquelles il mettra le feu aux forêts pour faire de la place à du maïs, à des haricots qu'il mettra en boites. 

L'empire minéral est aussi maltraité et il creuse, perfore, exploite pour tirer de ses entrailles tous les trésors que, gardien, il protégeait depuis des milliards d'années. 

Aujourd'hui, les règnes ont abdiqué, le royaume est aux abois, l'hallali approche. Il aura suffi d'un fou furieux lâché dans la nature pour que, quelques milliers d'années plus tard, s'étant reproduit en milliards de clones, il y ait, en 2026, 130 guerres en cours faisant de la terre un champ de ruines.

COEXISTENCE

On n'a pas les mêmes goûts, les mêmes souvenirs, les mêmes sentiments, les mêmes sensations, les mêmes connaissances. Chacun a son mode d'interprétation, voit les choses sous un angle qui lui est particulier. On devrait logiquement considérer l'autre comme un inconnu, un étranger qui, par hasard, parle notre langue et vit au même endroit. Cela ne se passe pas ainsi, la coexistence est la règle. À force de se fréquenter, on finit par avoir des souvenirs qui ont quelques traits communs, par partager des expériences, de connaître la façon de fonctionner et de penser de ses interlocuteurs habituels, de s'adapter à leur étrangeté, de vivre ensemble dans une paix armée.

dimanche 3 mai 2026

PAUVRES D'EUX

Aujourd'hui comme hier, l'intelligence humaine provoque des problèmes qu'elle ne sait pas résoudre: guerre, pollution, insécurité, obésité, excès de richesse et de pauvreté. Demain, l'intelligence artificielle, mille fois, un million de fois  plus puissante en provoquera à son échelle. 

POSSIBLE ET IMPOSSIBLE

Ce qui nous paraît impossible résulte de la faiblesse de notre imagination, de la pauvreté de notre vocabulaire, du manque d'idées, de pensées, de réflexions. Tous conspirent et se conjuguent pour nous empêcher d'avancer, de progresser, d'inventer, de découvrir. Pour nous rassurer, nous excuser, nous pardonner, on parle d'impossibilité.

Pour s'occuper, passer le remps, survivre, on se contente du possible. Il est à l'échelle de notre faiblesse, de nos capacités, de notre médiocrité, de la paresse. Les quelques vertus qui surnagent suffisent à assurer le minimum vital.

Les quelques uns qui ont de l'imagination repoussent les limites du possible, s'infiltrent dans les territoires de l'impossible. Ils imaginent des mondes nouveaux, font voyager dans le passé, le futur, découvrent, inventent. Ils s'appellent Galilée, Newton, Darwin, Épicure, Asimov, Spinrad, Bradbury, Jules Verne, Dick, Rosny , Pasteur, Fleming, Einstein. 

Le reste, la majorité se contente de répéter, jour après jour, les actes, les occupations, ressassant les mêmes idées, les mêmes pensées, se faisant les mêmes réflexions. Leur ligne directrice est droite, encadrée par l'habitude, la routine, la coutume. Ils ont des raisons solides pour continuer et la seule audace qu'ils se permettent est de changer ce qui ne va pas bien. Certains alors regrettent le bon vieux sale temps.
Le premier mai est un jour férié où il est interdit de travailler. Il célèbre les luttes pour réduire le temps de travail. Les discours ne proclament pas ses valeurs: richesse, beauté,  générosité,  bonté, nécessité mais sa pénibilité. En toute logique, le  premier de mai devrait être, au contraire, un jour durant lequel on travaillerait d'arrache-pied, sans une minute de repos, de façon acharnée  pour l'honorer, lui rendre l'hommage qui lui est dû car, qu'est un travailleur sans travail?

Le deux novembre, jour du souvenir des disparus devrait être, lui, celui du repos et se passer dans le silence,  l'immobilité, l'inaction, allongé, à méditer, à rêver, à dormir, à se détendre, alangui, décontracté, à faire l'expérience du vide pour s'entraîner à affronter le néant. 

samedi 2 mai 2026

C'est humain et on comprend que les affamés, les sans-dents, les démunis, quand ils voient un milliardaire, un nanti, un ploutocrate, un aristocrate se régaler, s'empiffrer, dépenser sans compter rêvent de 1789, de la nuit du 4 août, de la guillotine.

C'est inhumain  que ceux qui ont plus que tout ne voient pas, n'entendent pas et ne comprennent pas ceux qui ont moins que rien. Non par bienveillance, par charité, par générosité mais par prudence car ces pauvres malheureux sont  nombreux, forts et qu'ils finiront comme d'habitude par, un jour, briser l'armure et leur couper la tête.

HIER, AUJOURD'HUI ET DEMAIN

Les mots que l'on peut associer au passé sont nombreux et on  citera hier, souvenirs, histoire , inquisition, croisades, épidémies, peste, oublis, Adam et Ève, la bible, les évangiles, Confucius, la grande muraille de Chine, la royauté, les châteaux, Platon, Aristote, Épicure, Diogène, César, Nagasaki, Charlot, Vinci, Attila, Shéhérazade, Kennedy, La Callas, Trump,  l'accouchement de l'IA.

Aujourd'hui est moins riche car, coincé entre hier et demain, sa durée est limitée. On citera, pour ceux qui ne suivent pas l'actualité, des guerres, la pollution qui grandit, le marché noir sur le pétrole, la grande crise en préparation, l'incurie et l'imbécilité des élites, l'auto-censure des médias officieux et officiels, Trump, l'invasion de l'IA.

Demain sera plein de phrases avec des mots qui parleront du chômage généralisé, du revenu universel, de l'analphabétisme général, de la disparition du climat tempéré, de la famille, de l'éducation, de l'intrusion des robots et des robotes dans la cuisine et le lit, de la dictature de l'IA.

CORRECTEUR

Le correcteur a un métier grand, beau, noble. Il faut appartenir à  l'élite pour venir au secours de ceux qui commettent des fautes d'orthographe et de grammaire, ne savent pas ponctuer. Il donne au manuscrit une valeur littéraire et le rend apte à la lecture. Sans lui, combien de chefs-d'œuvre seraient restés dans les tiroirs?

Trouver l'erreur, la faille, détecter le mensonge, voir la faute appartient au même monde, celui des éclaireurs, des chercheurs de vérité, des lanceurs d'alerte, des enquêteurs. Ils  débusquent les traîtres, les escrocs, les menteurs, les falsificateurs, les corrompus, les corrupteurs.

Dans une société de faussaires où tout est artificiel, le métier a un avenir encore plus prodigieux que celui qu'il avait du temps où le monde n'était que réel.

vendredi 1 mai 2026

Pour transformer une situation qui est mauvaise en bonne - comme faire la paix - il y a un fossé qu'il faudrait combler avec des décisions courageuses, intelligentes, des  actions positives, constructives. C'est vrai pour tout: passer d'un état en faillite à l'équilibre, de l'insécurité à la sécurité, de la tristesse à la joie, de la grosseur à la minceur. L'histoire raconte que c'est possible et qu'il suffit de volonté, de courage, de lucidité et d'un désir mimétique pour arrêter une guerre, rétablir les finances, calmer les rues et les esprits, maigrir. 
La pesanteur  et l'inertie sont des forces que l'homme met à son service pour éviter d'avancer, de monter, de progresser. Il les associe à la paresse, au conformisme, au conservatisme, à une idéologie, à une superstition pour ne rien faire, rester immobile, inhibé par l'inertie ou tomber dans le vide, attiré par la pesanteur. 
Ce qui rend fous furieux les gens honnêtes, c'est que la malhonnêteté est un chemin qui conduit à la fortune, au pouvoir, à la respectabilité. 

LA SOLUTION

Pour tuer les problèmes dans l'œuf, engagez un renard, donnez lui la clef du poulailler et il égorgera les poules.
Les sourds préfèrent les solutions aux réponses et les aveugles l'inverse.