Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 1 septembre 2026

CETTE MAUDITE RACE HUMAINE COMME DISAIT MARK TWAIN DANS SON LIVRE ÉPONYME

 En 2010, Esther Benbassa écrivait "Être juif après Gaza" en réaction à une attaque israélienne meurtrière qui, en quelques jours de bombardements, tuaient 1417 gazaouis dont 926 civils. Elle exprimait son indignation, son amertume, son incompréhension, son refus avec une immense tristesse. 

Il lui a fallu du courage pour faire ce témoignage et quelle serait le CRI qu'elle pousserait  aujourd'hui après  les nouveaux massacres que la même armée perpétue aujourd'hui à une échelle décuplée?

Mais si on regarde l'histoire avec le même courage que madame Benbassa, , il y a peu de pays dont les citoyens peuvent dire "je ne suis pas israélien".

Moi, le français, je serais sur la liste, avec la seule consolation de ne pas être le premier et je mettrais à mon débit: les dragonnades, la guerre de Vendée,  toutes les guerres de colonisation, celles de décolonisation, la raffle de Vel d'Hiv, le massacre de Sétif, en particulier. 

Si j'étais allemand, comme vivre avec le souvenir de la Shoah, des camps de concentration, d'extermination, de l'état nazi, de l'adoration d'Hitler!!!

 Américain, je serais  hanté par le génocide amérindien, Nagasaki, Hiroshima, l'Irak, Trump.

Espagnol, la guerre civile.

Catholique, l'OPA de Constantiun, les croisades, l'inquisition, les guerres de religions, la saint Bartélémy, les palais épiscopaux.

Communiste, Staline, le goulag, le KGB, les morts par millions.

Chinois, le maoisme, le  grand bond en arrière, les morts par dizaines de millions.   

On pourrait passer en revue tous les pays du monde, il n'est pas certain qu'il y en est un dont le natif puisse  se regarder dans la glace sans avoir honte de son pays. Consolons-nous comme nous pouvons en pensant que le grand responsable de ces horreurs  est le Dieu créateur qui, du haut des cieux, laisse faire ceux qu'il a fait à son image, trop occupé  à dormir. 


VIEILLIR OU PAS

 Nous commençons une série de 10 posts qui vont parler du vieillissement, un sujet à la mode. Nous la suivons avec la collaboration de ChatGPT avec qui nous avons eu des conversations intéressantes.

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 Le vieillissement  a commencé dès le début. Il pose un problème à la seule espèce humaine. Pour les autres, il est dans l'ordre des choses, est accepté et se conclut par la mort, un évènement naturel. L'homme n'a pas cette sagesse. Ce n'est pas un stoïcien. Il n'aime ni vieillir, ni mourir. Il essaie depuis longtemps d'échapper à l'inéluctable. Certains, les plus fous, ont imaginé qu'ils allaient ressuscité et vivre éternellement s'ils avaient été sages et obéis à des règles exigeantes, les autres absorbent des potions, des alicaments, des pilules et suivent une hygiène dictée par ceux qui savent. À côté de ces crédules qui font plus rire que pleurer, on a des scientifiques qui cherchent, aiguillonnés par des labos dont le graal est l'élixir de longue vie, le pactole, le jack-pot, le rêve qui réveille, chaque nuit, les directeurs, les présidents et chercheurs des big-pharmas. Élève du plus grand savant du monde  parti à la  retraite à Pattaya pour rattrapper le temps perdu, je me suis attaqué à la question de notre obsolescence avec l'aide d'une IA compatissante et obligeante. La réflexion  parait sérieuse, le résultat intéressant, la piste intelligente. Je vous la soumets en 10 épisodes sachant que vous aimez les plaisanteries qui ont un truc en plus mais qui sont  pas trop longues. 


Avant-propos


Ce qui suit n'annonce aucune découverte, ne propose pas  une théorie scientifique. Il est né d'une curiosité : que se passerait-il si l'on poussait une hypothèse jusqu'au bout de sa logique ?

Au fil des pages, le lecteur rencontrera une entreprise imaginaire, une intelligence artificielle fictive, des concepts inventés et des raisonnements qui empruntent volontairement le langage de la science. Ils ne demandent pas à être crus. Ils demandent seulement à être suivis comme on suit une expérience de pensée.

Si certaines certitudes vous paraissent un peu moins évidentes, à la fin,  il aura atteint son seul objectif.


INTRODUCTION

Certaines lectures racontent une histoire, d'autres une découverte. Celle-ci  n'appartient à aucune de ces catégories.

Ell raconte la naissance d'une question.  Pendant des millénaires, l'humanité a déplacé les frontières de l'impossible. Elle a appris que la Terre n'était pas le centre du monde, que les espèces vivantes n'étaient pas immuables, que le temps n'était ni absolu, ni universel.

À chaque époque, une certitude est tombée, une évidence est devenue une illusion. Il en restait une seule: VIEILLIR.

Nous avons tellement vécu avec cette idée que nous avons cessé de la regarder, l'avons transformée en loi, l'avons enseignée comme une fatalité,  avons construit nos sociétés, nos économies, nos philosophies et jusqu'à nos existences autour d'elle.

Et si nous nous étions trompés ? Non pas sur le fait que le temps passe, mais sur la manière dont le vivant lui répond.

Toutes les pages qui suivent appartiennent à une fiction. Mais les grandes fictions n'ont jamais eu pour mission de prédire l'avenir. Elles ont une ambition plus profonde. Elles explorent les idées avant que le réel ne s'en empare.

Si, ensuite,  vous vous surprenez à penser : « Et si c'était vrai ? »,  vous auriez  franchi le  seuil qui permet àl'imagination de s'envoler.


LIVRE I

Le dernier dogme


L'histoire nous enseigne  une leçon d'une remarquable simplicité. Aucune évidence n'est éternelle. Les plus solides ne sont pas celles qui résistent le mieux. Ce sont souvent celles que l'on cesse de regarder. Elles deviennent si familières qu'elles échappent à la critique. Elles ne sont plus démontrées. Elles sont simplement admises, puis enseignées, puis transmises et  deviennent invisibles.

La science progresse rarement en ajoutant des réponses. Elle progresse lorsqu'une question nouvelle rend une ancienne certitude insuffisante.

Il existe cependant une évidence qui semblait avoir échappé à ce destin. Une évidence si universelle qu'aucune civilisation ne l'avait véritablement contestée. Tout ce qui naît grandit. Tout ce qui grandit vieillit. Tout ce qui vieillit finit par disparaître. Cette idée est devenue si naturelle qu'elle n'était plus une hypothèse. Elle était devenue un paysage. Nous avons construit nos existences autour d'elle. Nos calendriers. Nos carrières. Nos familles. Nos économies. Nos philosophies. Jusqu'à notre manière d'aimer. Le temps n'était plus seulement une mesure. Il était un verdict. Nous avons appris à compter les années,  à les redouter, à leur obéir.

Et si cette obéissance reposait sur une confusion ? Non pas parce que le temps serait une illusion. Mais parce que nous aurions attribué au temps ce qui relevait peut-être d'un autre phénomène.

Toutes les grandes découvertes commencent par une question qui paraît d'abord inutile, puis  dérangeante, enfin inévitable.

La nôtre tenait en quelques mots. Le vieillissement est-il réellement une loi de la nature… …ou seulement la conséquence visible d'une perte progressive de cohérence du vivant ?

Nous ne prétendons pas répondre à cette question. Nous proposons seulement de la suivre jusqu'au bout.

LA MORT

 De tous les événements de l'existence, la mort est celui qui cumule le plus de superlatifs:

- il n'arrive qu'une fois,

- il n'épargne personne, 

- il est précédé d'un temps d'attente jamais égalé,

-il est prévu dès l'acte de naissance,

- il dure le plus court des instants.

Il paraît qu'actuellement elle se fait des soucis avec un âge d'arrivée qui recule de plus en plus grâce aux progrès de la prévention. Il se pourrait même qu'elle disparaisse du calendrier  et se serait la mort de la mort, une perspective qui n'arrangera pas les affaires des croque-morts et des fossoyeurs.