Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 31 juillet 2026

"Quand on se trompe, qu'on fait ou dit une bêtise, on est déçu, on est mécontent mais on n'éprouve pas de rancune, on ne se sent pas responsable, on est tolérant envers soi-même" m'explique le cynique, toujours illogique, qui ne comprend pas pourquoi il m'en veut vingt ans après que je lui ai dit ses quatre vérités!!!

UN CONSEIL DU CYNIQUE

Ne demandez pas pardon. Vous avez fauté en connaissance de cause, avec une raison, ne vous déjugez pas, soyez ferme, fidèle à vous-même. Il y va de votre intégrité. Respectez votre fierté, elle est votre orgueil. C'est une vertu noble, rare,  vous range dans l'élite. Ne l'entachez pas.

Seule votre modestie peut concevoir une telle demande sans souffrir. Faites la en son nom, sans ostentation Elle fait pardonner avec élégance, sera accueillie avec reconnaissance. Vous lui avez appris la prudence, l'art de distinguer le vrai du faux, la méchanceté des gens, à faire attention à tout. Un remerciement pour cette inestimable leçon serait le bienvenu.

LES DEUX ESPRITS

L'esprit est rempli de variétés qui en font sa richesse et l'on a l'esprit d'analyse inséparable de celui de synthèse, l'esprit de répartie, l'esprit critique, le curieux, le saint, le perturbé, le bel. Deux paraissent synonymes, sont confondus alors qu'ils se détestent : l'esprit de contradiction et l'esprit d'opposition. 

Le premier est le plus connu. Il est décrié par ceux qui le juge injuste par nature, impoli, dérangeant l'ordre établi, témoignage de défiance. Il jugerait avec un préjugé défavorable. L'esprit est estimé avoir déjà pris un parti contraire, par principe. Il serait partisan malgré une prétention à l'objectivité, donc menteur en plus. Il est admiré par ceux qui en font le témoin d'un esprit libre, a refusé d'être normalisé par la tradition, les habitudes, la facilité. Il est le contraire d'un béni-oui oui,  d'un courtisan. Il faut être libre  pour s'autoriser à le pratiquer. Il est le trait commun à tous les régimes de contrainte, de censure. Il y est interdit, fait aller en prison, au goulag, en  camp concentration, d'extermination. 

L'esprit d'opposition est un mur, un bloc, un rempart, un fossé, que dis-je un océan. Son client ne considère pas, ne choisit pas, refuse par principe, L'autre a tort, lui a raison et aucune raison de discuter, de faire la paix, d'arrêter la guerre. Borné, têtu, il se croit plus intelligent. Fanatique, il trouve l'autre sectaire. 

L'un ouvre, dit voyons ce qui se passe si on pense le contraire. L'autre s'enferme, ne veut rien voir ni entendre. 

PS: il faudrait traiter aussi du problème qui amène ceux qui ont l'esprit de contradiction à faire le jeu de l'opposition mais je n'en ai plus les forces ayant épuisé mon esprit de suite.

jeudi 30 juillet 2026

DESTINS CROISÉS, FINS CONJUGUÉES

L'un a beaucoup et s'empiffre de foie gras poêlé et confit, de caviar, de filets mignons, de tournedos Rossini, de brochets au beurre blanc, de lièvres à la royale, de fromages hors de prix, ne tolère comme desserts que ceux de Conticini et d'Hermé  et, dans ses Baccarats ne boit que du Petrus, du Haut-Brion, des Romanée-Conti, du Dom Pérignon; du Cognac de mille ans d'âge se met à table en faisant semblant d'ignorer qu'il se prépare une mort lente en installant  un diabète gras et une cirrhose dans le foie. 

Il n'a en commun avec l'autre, mon voisin, un employé de l'usine d'à-côté au chômage que de trop manger. Lui, il calme sa faim en bouffant des big-macs à étages avec des frites surgelées quand ce ne sont pas des nuggets de KFC à partir d'abats de poulet mis en purée et frits à l'huile de tournesol usagée. Il aime aussi se gaver de pizzas industrielles qu'il réchauffe au micro-ondes. Il s'était mis en appétit avec quelques amuse-gueules de Fleury-Michon sous vide avec une date de péremption en 2056. Il arrose le tout avec du coca ou du pepsi, le gros qui tâche lui ayant été interdit par la faculté car les sulfites lui collent de l'urticaire. Avant le café et le pousse-café, un demi camembert ne lui fait pas peur s'il est bien coulant. Avec 6500 mauvaises calories quotidiennes, il creuse sa tombe dans la plus totale inconscience. Ce n'est pas lui qui grèvera le budget du ministère chargé de financer les retraites, sa crevaison pour diabète gras avec cirrhose graisseuse ayant  anticipé de loin, le pot de départ.
Chacun profite de la vie à sa manière. 

Certains la passent à se créer des problèmes pour avoir le plaisir de les résoudre ou d'en souffrir s'ils sont masochistes.

D'autres travaillent d'arrache-pied pour gagner de l'argent qu'ils dépensent pour acheter ce qui leur permet d'en gagner davantage, l'argent étant la seule valeur qui donne une richesse visible à l'œil nu.

Quelques uns, obsédés par la mort, croyant que derrière leur esprit mortel se cache une âme éternelle, se réfugient dans des endroits consacrés à la prière, au jeune, à la méditation, pour se faire pardonner les fautes qu'ils auraient pu commettre et se punir à l'avance de celles qu'ils commettront afin de satisfaire une entité inconnue mais qui a un pouvoir dont il faut mieux se protéger en l'assurant d'un respect absolu et d'un amour filial inconditionnel. Leur obsession n'est comprise que par ceux qui la partagent.

FORCES

De toutes les forces, la force de l'inertie est la plus puissante. Rien ne l'entame: l'évidence, le besoin, l'urgence, l'intérêt. Elle oppose sa masse pesante, visqueuse, paralysante et empêche de se mettre en marche et courir.

mercredi 29 juillet 2026

PETITES ANNONCES CLASSIEUSES

Homme de peu de foi, ayant entregent, expérience politicienne à haut niveau, carnet d'adresses fourni, champion du double-jeu, spécialiste des sciences occultes, bientôt disponible, propose ses services à qui souhaite faire carrière dans la plus haute sphère du pouvoir.
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Corrompu, infidèle, dévoyé, affairiste, compétences politiques, juridiques, relationnelles tous milieux, cherche emploi sitôt libéré de sa résidence actuellement surveillée.
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Société à but non lucratif cherche philanthrope invétéré et désintéressé décidé à faire le bonheur des peuples malgré eux  en investissant à fonds perdus dans ma découverte révolutionnaire dont je lui réserve l'exclusivité.
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Profil atypique, fidélité à géométrie variable, opportuniste de qualité, spécialiste des négociations sensibles et des conflits d'intérêt compliqués  recherche poste de responsabilité dans cabinet d'affaires louches, société off-shore de blanchiment de matières hors douanes, cabinet de conseils occultes pour personnes hésitant sur la conduite à tenir entre Charybde et Scylla.
Ne confiez pas vos secrets, votre intimité, vos intérêts a une société anonyme, irresponsable, ouverte aux hackers. Elle vous met en danger, vous coutera cher. 

Reprenez le contrôle de votre vie en rejoignant notre communauté d'expatriés numériques. Située dans l'île des pingouins, proche de la terre Adélie, dans  l'antartique, sous pavillon français, ses bureaux se situent 1 place Anatole France. 

Confort moderne, sécurité totale, liberté absolue,  pollution zéro, vous vivrez la Belle Époque sans ses mauvais côtés.

PS: les candidats seront éventuellement adoubés après une enquête portant sur leurs antécédents scolaires, universitaires, professionnels, familiaux, médicaux, miltaires, financiers, politiques, judiciaires. Un 20 sur 20 est requis dans chacun de ces items. 

mardi 28 juillet 2026

 Il arrive un moment où, sans force, on est cloué au sol, généralement dans un lit et on ne peut plus se relever. C'est ce qu'on appelle les derniers instants. Ce n'est pas la peine de s'entrainer, il n'y aura pas de suite, ce n'est ni un concours, ni une compétition, c'est la fin de soi. 

LES SENS

Notre corps regorge de richesses puisqu'il nous permet de presque tout faire. Nous devons cette capacité à nos sens. Ils guident, renseignent, informent. Sans eux, nous sommes insensibles, figés, sourds, aveugles, instables. Ne devrions pas remercier pas seulement les cinq grands mais aussi  ceux de la direction, du devoir, de la mesure, du chaud, du froid, de la pression, de l'équilibre? Les sens moraux, pratiques, esthétiques sont à mettre au pluriel tant leur expressivité est diverse. Celui de la douleur ne jouit pas de la meilleure réputation. C'est cependant le plus utile. C'est un signal qui nous maintient en vie. Il avertit qu'une chose va mal et qu'il est urgent de s'y intéresser sous peine d'ennuis parfois mortels. Ainsi un estomac ou un intestin qui se perfore fait très mal au ventre et emmène voir le chirurgien, une douleur angineuse conduit au cardiologue, un abcès dentaire au  dentiste. Elles ne sont pas toutes exquises comme celle du tibia fracturé mais aucune colique hépatique ou néphrétique ne se laisse oublier.

N'imitons pas  les insensés, ils ne savent pas sentir.  C'est facile  puisqu'on ne peut pas, non plus, les sentir. 

ESPRIT, ES-TU LÀ ?

L'esprit est un couteau suisse avec de multiples fonctions. Il nous fait réfléchir, penser, cogiter, calculer, solutionner, questionner, répondre, rêver. Elles ne sont pas toutes nobles et certains le prostituent en le faisant prier, supplier, adorer, quémander, demander...

lundi 27 juillet 2026

N'écrasez pas de votre mépris les ennemis qui médisent de vous. Leur fiel est la reconnaissance officielle de votre mérite, l'expression de leur désir mimétique. Ils voudraient vous ressembler et, ne le pouvant, ils calomnient.  Faites en votre miel. N'en attendez pas tant de vos amis.

MA RÉPONSE BOULEVERSANTE A UN PROBLÈME ANGOISSANT

Afin d'apporter ma réponse à la demande croissante de nouvelles professions qui remplaceront celles que les robots intelligents et consciencieux occuperont, je propose un métier original, nouveau, novateur et dont l'immense  vertu est de ressusciter l'esprit de famille en le remettant au centre du foyer domestique. Pour obtenir ce noble résultat, j'emploie un grand moyen emprunté aux jivaros. Ces sympathiques tribus  amazoniennes, à leur grande époque, coupaient  la tête de l'ennemi tué au combat. Cette habitude assez commune se singularisait par le traitement que les combattants faisaient subir au trophée: ils le réduisaient à la grosseur d'une tête de poupée  (tsantsa) et la suspendaient  à leur hutte pour contrôler l'esprit du défunt, On croyait le procédé très technique perdu avec la disparition  de la coutume, victime de l'impérialisme spirituel du Vatican et d'une pacification à base de coercition, mais j'ai rencontré, dans une Ehpad de Manáos, la capital de  la province, un centenaire jivaro, bon pied  bon œil qui m'a donné la recette. De retour , j'embauchai un taxidermiste au chômage et un thanatopracteur à mi-temps, enthousiasmés par mon projet qui leur remettait la main à l'ouvrage. Le ministre du travail et de la famille vivante et décédée donna son accord pour la décapitation post-mortem du cher disparu. Au lieu de pourrir dans un tombeau ou de partir en fumée, la tête miniaturisée est mise en  une boite  de verre qui est confiée à la famille au cours d'une belle cérémonie intime. Je conseille de la disposer dans le salon, là où la famille est le plus souvent réunie  dans son centre, afin que  son cercle devenu  parfait, soit toujours entretenu. Relégué  sur une étagère, un placard ou un tiroir, l'effet serait perdu. Au fil des décès, les têtes réduites, mais ayant gardée toute leur humanité feront vivre le passé au présent, ressoudant la chaîne de la continuité du nom, imposant la reprise de la natalité. La démographie redevenue positive rajeunira la société qui, de décadente, sera désormais gagnante. 

PS: contempler la tête du grand père en 3 D donne une émotion qui ne peut se comparer à celle de la vue d'une photo jaunie du même. L'effet peut être amplifié si on place devant une lentille agrandissant, il devient saisissant. 

LE CERVEAU

Comme tout bon instrument, le cerveau a des pannes. Elles s'étagent de la grande à la petite, de la grave à la bénigne, de la courte à la longue. Nous aurons, par ordre croissant :

- un instant d'inattention où l'esprit est dérangé par une idée étrangère, un bruit parasite qui le retire de la conversation un ou deux secondes avant une reprise normale. C'est fréquent et ne prend de l'importance que s'il s'étire longtemps,

- l'étourdissement avec le passage d'un léger nuage devant les yeux et une légère torsion du corps qui semble vouloir inaugurer un vertige sans en avoir la force. Il ne dure qu'un peu plus que trois secondes.

- la lipothymie est le degré supérieur avec une conscience qui perdure, s'accroche mais prend du recul, oblige à s'assoir, à s'allonger. Elle peut durer cinq minutes. On commence à s'inquiéter.

- la syncope est brutale mais peut prévenir  par des sueurs, de la nausée, un voile. Tout est suspendu: la conscience est dans le noir, l'équilibre est rompu et l'on tombe sans s'en apercevoir. La normalité revient aussi vite et on peut même avoir oublié ce qui vient de se passer. L'éclipse est son autre nom et a la même prise en charge: neuro et cardio.

- l'ictus amnésique provoque la même perte de la mémoire immédiate sans chute. Ce déficit transitoire oriente vers le neurologue. 

- on arrive au comble avec le coma. C'est toujours une catastrophe sauf la  fois où il est contrôlé par un bon anesthésiste qui connaît son métier et vous en sortira aussi facilement qu'il vous y a plongé pour le bon motif. Tous ne sont pas mortels comme l'étaient l'hépatique et l'urémique et ont sort facilement d'un coma diabétique hypo ou hypoglucidique. Généralement, il annonce de gros dégâts et précède à court ou long terme l'entrée au cimetière. 

Dans tous les cas, un diagnostic doit être fait afin de savoir si la panne est réparable. Le cerveau, ne bénéficie, en sortie de fabrication, d'aucune garantie de la part de la génitrice. Les vices de fabrication sont pourtant fréquents. Ils sont dus à une lourde hérédité, une matière première de qualité médiocre, une absence de précautions lors des transports, de l'alimentation, une hygiène douteuse, un abus d'alcool, de tabac, d'air vicié, de sel, de sucre, de cochonnailles, des carences en vitamines. Tous cela prépare les pannes sévères du cerveau pour demain. Parlez en avec lui en profitant d'un moment où il n'est pas en consultation chez un mécano. 

PS:  nous devons insister sur l'originalité du cerveau et ce qui le distingue d'un moteur de voiture, du frigo ou du fer à repasser, c'est qu'il est à la fois victime, témoin, coupable et la scène du crime.

dimanche 26 juillet 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

 Il est plus facile de prendre une habitude que de la perdre car effacer un circuit  imprimé est difficile et en supprimer la trace impossible.

FARIBOLES ET FATUM

 Il y a une alternative, une solution de rechange, une autre façon, une option en réserve, une réponse inattendue. Cela depuis le big-bang. Le résultat est toujours le même, en attente d'une autre alternative  qui sera suivie aussi, tôt ou tard, par la suivante. C'est inéluctable et obéit  à un automatisme mécanique. .....

LA RÉVOLUTION LEXICALE À VENIR

Beaucoup et peu ne sont pas suffisants, rien et tout sont excessifs. Le vocabulaire manque de mots pour donner, à la page blanche, la précision, la préciosité, la finesse, la souplesse, la beauté  de la réflexion, de la pensée et nous donner l'adverbe ou l'adjectif intermédiaire. Comment s'en étonner quand on sait que le dictionnaire n'accueille chaque année que des nouveaux qui viennent du monde des moteurs, des ordinateurs. Ces néologismes arrivés de laboratoires, de centres techniques américains ne brillent pas par la hauteur de leurs vues philosophiques, la profondeur de leurs connaissances métaphysiques et la grosseur de leur bagage poétique. Ce ne sont que des abréviations elliptiques, des traductions péniblement francisées à  partir du franglais qui auraient fait peur à monsieur Littré. 

Halte au feu, le coupable n'est pas l'époque. Si, aujourd'hui, il n' y a pas plus de philosophes qui soient dignes de sa discipline, si la littérature va disparaitre, remplacée par des récits à l'écriture automatique produits par IA, c'est parce il n'y a pas de mots nouveaux en communion avec la mentalité moderne, l'idiosyncrasie  actuelle. Notre vocabulaire doit se contenter des mêmes mots que Molière, que Racine, que Descartes qui, eux-mêmes n'étaient pas beaucoup plus riches qu'Homère, Eschyle, Sophocle. L'intelligence d'hier construisait avec de la terre, des branches,  puis vint le pisé et la pierre, les moellons, le sable et la chaux, puis le ciment, les briques, les parpaings etc;.. Les maisons d'aujourd'hui  sont en acier, en plastic, en matériaux de synthèse, architecturées par ordinateur. Les lettrés n'ont pas eu l'intelligence des maçons. Il écrivent avec la même palette de mots, n'ont rien changé à la grammaire et très peu à l'orthographe. Résultat:  l'homme du vingt et unième siècle ne dispose pas des mots  qui donneraient une forme à un fond fait de concepts disruptifs. Cela revient à demander à un ouvrier de travailler sans outil. Le changement dans le mode de vie, la relation, vont créer du changement. Comment le cerveau de l'homme pourrait-il continuer à fonctionner aujourd'hui avec le dictionnaire de Rabelais en tête?

Je crée une fondation, lance une souscription, une pétition, ouvre une campagne de création de mots signifiants, inconnus du grand Larousse et du petit Robert et indispensables si on veut  ne pas se laisser distancer par qui vous savez. Elle les enfantera à la vitesse de la reine des abeilles et en sortira des théories, des inventions, des découvertes, des idéologies, des religions, des vérités, des équations qui seront de l'hébreu pour qui n'ont comme bagage verbal que celui de Mathusalem.

samedi 25 juillet 2026

L'intérêt que notre esprit porte aux choses de la vie cesse brusquement à notre dernier jour. Certains pensent que l'âme se réveille, prend la relève et en charge les choses de la mort qui vont nous intéresser pour l'éternité.

MOI, JE ME LE DEMANDE, ET VOUS?

Comment un esprit raisonnable, rationnel, objectif, logique, observateur peut ne pas éprouver envers le genre humain et l'espèce humaine un sentiment d'horreur, de dégoût et de honte à l'idée d'en être une partie. Où que l'on tourne les yeux vers le passé ou le présent, on ne voit  que des témoins de sa cruauté, de sa vénalité, de son hypocrisie. Elles culminent dans ses deux vaches sacrées: la politique et la religion. Leurs grands prêtres se tuent à nous faire croire qu'ils sont des anges de probité, de charité, d'amour de leurs prochains ou de leurs concitoyens et, au pouvoir, trahissent leurs évangiles, travestissent leurs programmes et mènent le troupeau en enfer ou à l'abattoir après lui avoir fait traverser une vallée de larmes. Cet état de disgrace ne peut s'expliquer que par  la défaillance du système immunitaire de la société qui ne reconnaît pas ses ennemis. Ceux qui échappent à cette contagion assistent, éplorés, au naufrage de l'espèce et du navire-monde qu'elle habite et abîme. 

PARTIR POUR CHANGER

Partir en voyage, c'est avoir l'espoir de revenir changé après avoir abandonné le vieil homme. On espère que le séjour en terre étrangère provoquera un choc psychologique avec son climat différent, un paysage nouveau, une population parlant une langue chantante et aux mœurs  aimables.

Cette immersion, une imprégnation, devrait transformer, modifier, enrichir et faire naître un homme nouveau avec un caractère avenant au point de ne plus se reconnaître ailleurs que devant une glace. 

Misère, au lieu de cela, à la différence d'Ulysse revenu de son long voyage "plein d'usage et raison", nous retrouvons l'atrabilaire pessimiste, hargneux, constipé, celui de toujours qui empoisonne sa vie et celle des autres. Nous retombons dans la routine. Chaque voyage se solde par la même conclusion lamentable, l'éternel retour est une impasse.
 
PS: mon ami le cynique qui, pour une fois, me veut du bien ou se débarrasser de moi, me suggère une solution : "reste là-bas, ne reviens pas, c'est ta maison qui te rend malade"!!!!

vendredi 24 juillet 2026

ESCAPADE

J'aime les chemins escarpés de haute montagne. On ne rencontre pas de chauffards, de motards, de passages cloutés, de barrages routiers et l'on  ne risque que des éboulements, des avalanches de pierres dures,  des chutes dans un précipice. Les hérissons d'altitude, les escargots des Alpes  s'y promènent en sécurité l'été.

PS: un bémol cependant, je déteste leur descente car elle ramène en enfer.

ÇA, C'EST BEN VRAI

 La précision  des montres, pendules, horloges en état de marche est hallucinante. Elles donnent l'heure exacte à la secondes près. Les  météorologistes, même suisses, n'ont cette maitrise du temps. Seuls, des maîtres horlogers seraient capables de corriger leur imprécision. 

COMMENT DEVENIR ZORRO

Les occasions de se sentir généreux, altruiste, bon sont rares car il faut des circonstances exceptionnelles. Elles peuvent ne plus l'être si on prend conscience que l'on a pas besoin de plonger dans l'eau glacée pour sauver d'une noyade l'inconnu du pont de l'Alma, de devancer le pompier et tirer des flammes une femme enceinte de 8 mois, de sortir des sables mouvants d'une plage de la Loire un promeneur imprudent. 

Être à Paris, sur ce pont, à l'instant précis, passer devant la maison en feu juste à temps et jeter un lasso à partir du canoë à l'enlisé arrivent rarement. Devenir un héros oblige la chance à venir au secours du hasard. Mais il n'y a pas que des hommes et des femmes susceptibles d'être en danger de mort et sauvés. Autour de nous un autre monde se retrouve dans des situations où sa vie tient à un fil et vous êtes le seul à pouvoir le sortir  de son mauvais pas. C'est alors que, chevalier blanc, tel un Zorro protecteur et bienveillant, vous intervenez et le sauver d'une mort cruelle. Il suffit de ne pas se borner à observer le monde depuis un écran, de sa hauteur  mais de porter son attention sur cette faune qui nous entoure et que nous ne regardons pas ou quand nous la voyons pour s'en plaindre, la détruire. Elle est pourtant magnifique, chaque oiseau, le moindre des insectes; un escargot, une limace,  est un chez d'oeuvre de beauté, d'originalité dotés d'un formidable appétit pour la vie, si courte fut-elle. Ils ont un devoir  et y consacrent une folle énergie. Les aider dans cette mission sacrée pour eux est un geste de respect, d'amitié, de fraternité  et reconnaitre que leur droit à vivre est aussi fort que le nôtre. 

Quand on cesse de survoler notre entourage et que l'on porte son attention sur ce qui ne sont, pour le commun, que des détails insignifiants, on trouve, plusieurs fois par jours des vies à sauver, des prisonniers à libérer. L'eau est un piège mortel pour ceux qui ne savent pas nager et n'ont rien à quoi s'agripper. Les papillons, les abeilles, les guèpes et tous ce qui vibrionnent dans le ciel y tombent souvent. Regardez sa surface, là où elle stagne et vous verrez un  ou plusieurs de ces insectes qui se débattent avec l'énergie du désespoir. Un  doigt secourable suffit à leur éviter le trépas. Se mettre à leur place, vivre leur angoisse, est facile et leur stupéfaction de se sentir retirer d''un  cercueil mouvant, par un ange descendu du ciel pour le sauver facile à imaginer. Son  allègresse  serait  la nôtre. Faire ce geste et permettre au papillon, à la guèpe, à la mouche, à l'anophèle de retrouver le ciel. Ouvrir la fénêtre et  donner une porte de sortie  à tous les insectes qui, par malchance, sont piégés derriere une vitre et voient ce qui leur est inaccessible procure les mêmes satisfactions. Pourquoi se priver de ces plaisirs majuscules!!!     

jeudi 23 juillet 2026

Souvent l'esprit du bien conduit au pire et saint Louis est parti en croisade, les écologistes ont enterré le nucléaire en Allemagne, Trump fait la guerre pour avoir la paix. Donc, il peut être aussi dangereux que le mal.
Quand quelqu'un vous dit "ne vous dérangez pas pour si peu", il dit en réalité "dérangez vous, je vous demande beaucoup". Il teste votre intelligence et mesure le degré de confiance qu'il peut vous accorder. Il est en train d'apprécier la qualité de votre relation.

mercredi 22 juillet 2026

Si la bêtise de ceux qui nous gouvernent n'était pas aussi bien documentée, si leur asservissement à des intérêts étrangers aussi bien établi, si leur vision étriquée de l'avenir n'était pas aussi évidente la France serait depuis longtemps prospère, rayonnante, heureuse, semblable à ce qu'elle fut  quand elle était gouvernée par quelqu'un de sage, d'éclairé, d'un machiavélisme maîtrisé, ayant un scepticisme raisonnable, une prudence de sioux, le courage de Bayard, l'amour de la patrie de Jeanne d'Arc et assez de lucidité pour ne pas vouloir faire le bonheur du peuple malgré lui et rentrer dans sa maison, à la campagne heureux comme Ulysse après son long voyage..
L'attirance  qui devient un besoin chez beaucoup d'adultes pour le laid, le mauvais, le sale ne dépend pas d'eux. Ils seraient restés les chérubins qu'ils étaient dans leur première enfance et même dans leurdeuxième. Durant ces temps bénis, nous sommes tous de anges   et ne savons pas qu'il existe des défauts et des vice. Nous ignorons tout des vilénies, des ignominies, des pensées impurs qui torturent le curés, des idées pas catholiques qui font saliver les banquiers, les publicitaires, les politiciens, les escroc, les voleurs. 

Le monde nous promet une vie de plaisirs,  pleine de gâteaux, de grandes vacances, de contes de féé, de visites à Disney World et de barbes à papa.  Mais le temps fait son travail et méthodiquement, nous enlève une à une nos certitudes, elles étaient des illusions. On avait été trompé comme nos parents l'avaient été avant nous. Le temps est rempli de mensonges, de saloperies, de laideur, de méchancetés. On ne s'en aperçoit pas tout de suite tant le décors est somptueux avec une nature resplendissante de beauté. Mais les yeux s'ouvrent, notre conscience perçoit ce qui était caché à nos âmes enfantines si pures, si vierges et la réalité s'impose. Pour survivre, il faut évoluer, s'adapter ou mourir et l'on devient comme les autres, impitoyables, mauvais, hypocrites, égoïstes, menteurs, voleurs, assassins.  Seuls de grands malades peuvent vivre dans ce monde maladif. 
L'excès de manque a une influence négative sur la consommation ont vérifié les économistes professionnels depuis que l'analyse des données bénéficie de l'expertise des statisticiens. Une étude récente parue dans la revue annuelle ECONOMICA POVERTA a révélé les résultat de son travail commencé en 1926 et achevé un siècle plus tard. La conclusion est explosive et le prochain président de la République devra en tenir compte pour ne pas finir comme qui vous savez. La voici dans sa nudité glaçante: une famille monoparentale de 3 enfants en bas âge dont le concubin pacsé qui s'est échappé en Thaïlande où il vit avec un lady-boy ne paie pas la pension alimentaire et qui est obligée de fréquentée les restos du cœur a une qualité de vie inférieure de 246% à celle d'un couple d'industriels assujetti à l'impôt sur la fortune domicilié en France et qui vit sa retraite, en Suisse, dans un château. 

PS: le gouvernement attend avec inquiétude la réaction dans les HLM de Saint-Denis. On murmure qu'il prépare la mobilisation générale des CRS, un appel aux réservistes. L'Armée du Salut serait sollicitée pour tenter un apaisement des esprits en cas d'échauffement.

mardi 21 juillet 2026

UN CONSEIL AVISÉ

Pour éviter d'entrer en conflit avec vous-même, préférez ce que vous aimez à ce que vous détestez. Vous ne le regretterez pas car le mal est l'ennemi du bien et du bon et,  vous n'avez pas de raisons valables de vous faire souffrir.

UNE SUITE AMUSANTE

L'enchaînement des causes et des effets exige  deux sujets  se complétant par une relation plus que filiale. Vouloir et pouvoir appartiennent à ce cercle très influent qui manifeste sa puissance à tous les instants. Nous entreprenons une démonstration qui nous fait terminer la réflexion sur une constatation amusante.

Son fil directeur suit l'esprit de l'escalier et l'on a 

 - en 1 : le vouloir  qui suppose de l'envie  et  le pouvoir des moyens ;

- en 2 : l'envie sous-entend un manque et les moyens de l'argent ;

- en 3 : le manque traduit un besoin et l'argent s'acquiert par du travail ;

- en 4 : le besoin crée une souffrance et le travail fatigue ; 

- en 5 :la souffrance doit être supprimée et la fatigue suivie de repos ;

- en 6 : le traitement terrifie et la reprise du labeur effraye.

Au final, un point commun: la peur. L'effet et la peur ont fusionné dans la consternation des deux parties réconciliées et qui partent pleurer ensemble.

LES RÉFLEXES

La vue d'un gâteau fait saliver, l'eau qui coule du robinet donne envie d'uriner, l'odeur du pain qui sort du four du boulanger donne envie d'en manger à celui et à celle qui sont normalement constitués. Il s'agit d'actes réflexes où la volonté, la conscience ne jouent aucun rôle. Le circuit est court, la réponse au stimulus instantanée. 

Contrairement à  l'idée reçue, le corps n'en a pas l'apanage et l'esprit profite de ce circuit économique chaque fois qu'il le peut. Il est, lui aussi, paresseux.  Ce reflexe naît de l'habitude, dans les deux sens. Il est très utile dans la vie courante puisqu'il facilite toutes les taches intellectuelles de la même façon qu'il permet au tireur de viser juste, au plâtrier de bien gâcher sa plâtrée sur les briques du plafond quand le placo n'existait pas. La secrétaire tape sur le clavier, sans une faute, tout en pensant à sa soirée, l'orateur égrène son discours en essayant d'oublier sa prochaine audition devant la commission d'enquête. Il est en action dans le non automatique de certaines administrations publiques ou privées. Il a l'avantage d'éviter à un esprit de fonctionnaire qui n'est pas payé au rendement et n'a pas à craindre une mesure de satisfaction du client de rechercher un dossier, de l'ouvrir, d'essayer de comprendre ce qu'il dit ou ne dit pas. Que de travail pour un esprit déjà en burn-out avec rien.

On en arrive à croire que c'est notre mode d'action habituel et que nous n'agissons et ne pensons que par voie réflexe, en empruntant les chemins connus, les idées convenues Bifurquerr, inventer, cesser de répéter tel un perroquet oblige à sortir du circuit, à réfléchir, à ne pas suivre le troupeau qui va à l'abattoir. L'effort n'est pas insurmontable. Il est pourtant si considérable que peu arrivent à en surmonter la séduction et parviennent à la réflexion.

lundi 20 juillet 2026

La relation amicale ou amoureuse tient par un bout de ficelle qui n'a pas la solidité d'un fil de toile d'araignée mais celle d'un morceau de bois mort.
Même si on se croit indépendant - quoique vivant dans un pays dépendant de beaucoup d'autres pour son essence, sa nourriture, sa sécurité, ses lois, ses finances, ses joueurs de foot, ses usines, sa santé - on l'est très peu puisque nous obéissons en permanence à la faim qui exige de remplir l'estomac de nourriture, à la vessie et au rectum d'être vidés des déchets,  au sommeil qui nous somme de dormir, à la soif qui nous force à boire. Si nous ne nous exécutons pas, le verdict est de mort. Pas plus que la France nous ne jouissons de liberté et  suis contraint à écrire des banalités, du politiquement correct pour ne pas déplaire aux organismes qui contrôlent la pensée, alors que je bouillonne d'idées subversives, trépigne de ne pouvoir développer des sujets interdits, de m'éclater en prônant une philosophie révolutionnaire. Mes organes sont aussi dictatoriaux et me punissent à la moindre de mes tentatives d'échapper à leurs diktats diététiques: une bouteille de champagne, un litre de mousse au chocolat et c'est la crise de foie et la prison au lit pour 8 jours. Même cette aveu innocent peut me coûter cher et, si un jour, vous n'entendez plus parler de moi, vous saurez pourquoi...
Sacrifiant à la mode socratique, je me suis posé la question, comme Adam avant moi, "qui suis-je? J'ai regardé mon état civil, interrogé ma famille, mon voisinage, mes amis. Je me suis introspecté sévèrement. Au final et au bout du compte, le bilan était maigre et la question sans réponse. N'aimant pas les impasses et voulant savoir à qui j'avais affaire puisque, pas né de la dernière pluie, j'ai encore du temps à passer avec moi, je me suis résigné à aller quémander auprès de ma voisine, une liseuse de la main, une voyante de l'invisible, une diseuse de bonne aventure, une tireuse de cartes, une jeteuse de sorts, une diablesse satanique qui, si elle n'était pas jolie comme un cœur, on la prendrait pour la féé Carabosse. Elle m'observa, me scruta, me prit le pouls, la tension, m'auculta, contrôla mes réflexes, me fit un eélectroencephalogramme, une ponction lombaire. Tout était OK, donc, première information, j'étais normal sur le plan physiologique et neurologique. L'important étant les épines, je voulais savoir ce qu'il en était du reste. Manifestement, il y avait un problème, du genre épineux que l'on annonce à la famille en baissant le ton. Mais je ne transige pas moins avec moi qu'avec les autres et, lui mettant un couteau sous une gorge qu'elle avait gorgeous, je lui intimais, menaçant, "alors, beauté, à table". 

"Eh bien, mon beau monsieur, vous l'aurez voulu, vous n'êtes pas celui que vous croyez, pas le fils de votre père, un polytechicien distingué, ni de votre mère, un digne produit du couvent des Oiseaux du paradis, mais l'enfant adultérin  de l'arrière petit fils d'un bandit de grand chemin qui s'était évadé de Cayenne en compagnie du fameux Papillon et qui avait épousé en premières noces une gourgandine de bas étage dont la grand-mère avait trafiqué  dans le milieu interlope du Macao de la grande époque. Vous savez d'où vous venez et je peux aussi vous dire  ce que vous devez à votre inné et ne devrez pas à votre acquis, mais c'est vous qui voyez...!!!!."

dimanche 19 juillet 2026

DE TOUT UN PEU

Pour savoir pourquoi les gens ne s'intéressent pas à vous, il suffit de ne pas leur demander leur avis. Vous savez alors pourquoi vous n'avez pas de réponse.
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Ce  dont on n'a jamais entendu parler appartient, avec ce que l'on ne connaît pas, au domaine de notre ignorance. Remercions-la car elle nous protège de préoccupations, de soucis, de tracas qui nous empoisonneraient la vie pour un bénéfice aléatoire et souvent des conséquences dommageables.
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J'ai la chance d'avoir un bonheur peu exigeant. Un souffle d'air frais en été, chaud en hiver, un clin d'œil, un vol d'hirondelles; un regard complice, un brin de persil et le voila heureux pour un quart d'heure. Très, trop sensible, prudent, je le restreins car, au moindre excès, il se pâme, convulse, comate, exit.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

LES DEUX FAÇONS D'ADMINISTRER UNE RELATION

Il y a deux façons de manifester son sentiment à autrui.

La façon directe qui part de l'amont, à la source du torrent. Elle dit sans fioriture votre opinion et vous traiterez votre vis à vis de noms d'oieau ou le couvrirez de pétales de roses,  l'embaumant dans la myrte et l'encens après l'avoir enduit de miel et de confiture d'abricot. Vous ne vous embarrassez pas d'ambages et dite crûment ce que les suivants diront par la voie diplomatique.

La façon indirecte part de l'aval et emprunte un contre-courant pour l'amener, péniblement, en amont.  Alambiquée, laborieuse, elle se sert des détails qu'elle additionne  de façon à ce que l'accumulation ne laisse aucun doute. Vous pourrez, mais en espaçant les remarques obligeantes, vous émervéiller sur sa réussite professionnelle, celle de la progéniture et, s'il n'est pas divorcé, le congratuler pour l'exemple qu'il donne avec une épouse admirable et qui a dû faire bien des jalouses, lui, faisant beaucoup de jaloux. Ce dithyrambe devrait suffir à  affermir pour longtemps une relation passée au stade fusionnel, la condition étant, bien entendu, que votre interprétation et le monologue respirent la franchise, la sincérité et que vous perdiez ce sourire en coin qui irrite les gens qui ne vous connaissent pas. Vous utiliserez la même méthode hypocrite pour obliger un quidam qui a cessé de vous plaire en l'obligeant à rompre, lui laissant la responsabilité de la rupture d'une amitié quasiment ancestrale. Jouez l'outragé à partir d'une faute véniele, grossissez le trait, faites en un traître; un infidèle et, drapé dans votre bonne conscience, éloignez-vous dans une dignité digne d'un César.


PS: aucune de ces façons ne vous convient. Le cas est fréquent chez les âmes d'élite.Vous préférez la troisième qui vous est personnelle. Il faudra que vous nous l'expliquiez quand vous aurez le temps.

LE NOUVEAU PROPRE DE L'HOMME

Penser, réfléchir, cogiter sont les qualités que seule l'espèce humaine peut revendiquer. Ses fonctions transcendantaless font sa fierté, fondent son orgueil et expliquent qu'elle se place au sommet de l'évolution. Seul Dieu et sa toute puissance éternelle et infinie le dépasse dans toutes les directions. Cependant, quand on examine de plus près l'activité humaine, on est forcé de constater que, dans la réalité, elle n'est pas consacrée à écrire des livres de pensées comme Marc-Aurèle et Pascal, à philosopher comme Kant et Shoppenhauer, à faire des sermons, à tenir des discours ou, plus souvent, des conversations de comptoirs de bistot et  des bavardages incolores et inodores. L'essentiel des préoccupations de son esprit  et du temps disponible de son cerveau, avant même celui dépensé à regarder les publicités de la télévision, est de manger, à l'instar de de la faune terrestre, aquatique et aérienne. Elle s'en distingue cependant par une particularité remarquable: son obsession.

Les autres espèces mangent à leur faim et, quand elle est calmée, pensent à autre chose: dorment, observent, voyagent. L'homme et la femme, eux, sont obsédés par la nourriture: ils l'accumulent dans des garde-mangers, des congélateurs, des caves; des réfrigérateurs, la mettent en conserves, en réserve. Ils passent le plus clair de leur temps libre dans les marchés, les épiceries, les boucheries, les charcuteries, les boulangeries, les pâtisseries, les rayons  nourriciers des supermarchés. Ils travaillent ensuite en cuisine pour transformer la matière première en bonne à digérer. D'autres préfèrent aller au restaurant et gaspiller des heures à parler de boustiffaille. Manger est une obsession, l'objet le plus chéri de toutes leurs passions. Ils la font passer avant même leur santé  et se la pourisse à coups de fourchettes et de mastications. L'obésité est même devenue la dernière manifestation de son évolution.

Notre  conclusion en découle avec le constat implacable suivant; un homme de 140 kilos a un cerveau qui ne représente qu'un  pour cent du poids de son corps alors que chez celui qui ne pèse que 70 kilos, il est le double. La différence est relative mais significative  puisqu'elle manifeste  crûment l'importance qu'a pris le besoin de manger sur celui de réfléchir. Du temps de Pascal, l'homme était un roseau pensant, aujourd'hui, il dirait qu'il est un baobab pensant.

samedi 18 juillet 2026

NOS DEUX NATURES

Notre première nature est originelle. Elle nous est donnée à la naissance. Elle est héréditaire, innée et nous fait ressembler corps et âme aux parents. On doit s'en accommoder.

Au fil des années, une seconde nature se dévoile, s'affine, se précise,  s'affirme,  se singularise et peut submerger la première au point que vieux, on n'a plus rien du  jeunot: le timide est devenu extraverti, le taiseux, bavard, le gringalet, un iron man, le cancre en arithmétique, le roi de la physique quantique, le premier de la classe, un chômeur professionnel, le fils modèle, un père indigne, l'enfant de choeur, l'ennemi number one, la laideronne, une beauté fatale. 

Conclusion: il ne faut pas se fier à la première impression, le temps  ne change  pas seulement l'âge.

UNE SAGA ALCOOLIQUE

L'intempérant impénitent qui libationne à outrance pour épancher sa soif hydrofuge avec une solution alcoolique  fait de la cirrhose au niveau du foie et jouer la partition du syndrome de Korsakoff à son cerveau avec quelques crises de délirium dans le prélude. Il achèvera le cycle dans l'inconscience bienvenue d'un coma hépatique qui lui fera voir la fin de sa vie en jaune.
Les poumons, les reins, les yeux, les oreilles sont des jumeaux, loyaux, fidèles, synchrones et aussi le cœur avec ses deux ventricules et ses deux oreillettes. Pas de jalousie, l'un tombe-t-il malade, l'autre prend sa charge de travail, pas de protestation, de jérémiade, entraide totale. La gémellité de nos deux cerveaux  droit et  gauche n'a pas cette exemplarité. Dissemblables dans leurs domaines de compétences, ils coopèrent contraints et forcés  pour ne pas complètement divaguer. Le gauche réduit simplifie, classe, n'a ni profondeur, ni émotions, comment pourrait-il s'entendre avec le droit  qui est, lui, un artiste, a des idées générales, ne se perd pas dans les détails, aime les arts, la nuance. Leur peu  en commun les empêche de  ne faire qu'un comme le cœur et les autres à la bipolarité positive. Il en résulte une zizanie larvée bien cachée et les déséquilibres qui font la fortune des psychiatres, le désespoir de la gendarmerie et de la police et l'ordinaire de la justice.

ÉCRIVAINS

Le métier d'écrivain n'est pas sans risques. Il n'est peut-être pas aussi dangereux que celui du laveur des vitres d'un gratte-ciel, de sicaire à Medellin, de stuntman à Hollywood mais mon expérience de thérapeute dans le milieu m'en  a appris ses dangers On a les classiques  avec :

- la crampe de l'écrivain si  fréquente antan. Très douloureuse, elle est devenue anecdotique depuis l'abandon de la pointe Bic pour le clavier, les muscles de la main étant peu sollicités ;

- la fatigue oculaire et une cervicalgie tenace sont souvent à déplorer. Elles sont secondaires à une trop longue exposition à l'écran et à la position assise défectueuse. La médecine moderne en vient facilement à bout puisqu'il suffit de verres de lunette adaptés et d'un redressement de la colonne vertébrale. Une kinésithérapie de qualité aidera à solutionner le deuxième problème fréquent chez les écrivains ayant dépassé la soixantaine ;

- les écrivains actuels imitent rarement Honoré de Balzac qui, pour écrire quasiment 24 heures sur 24 consommait des litres de café. Tout le monde ne supporte pas son alcaloïde (caféine ) qui peut provoqué une tachycardie invalidante le temps qu'elle dure. Un cardiologue qualifié la réduira rapidement. Un déca de qualité, en cas d'addiction rend service en supprimant la molécule toxique.

Il y a trois  dangers  inhérents à la profession dont on ne parle jamais dans les ateliers d'écriture. Il faut les connaître avant de l'embrasser (c'est son côté pire).

Le premier est la panne d'inspiration. Elle survient sans prévenir et frappe sans discernement. Brutale, frontale, l'écrivain sidéré contemple la page  blanche, hébété, incapable de la noircir comme il faisait juste avant qu'elle n'arrive inopinément. Une petite inquiétude s'installe. Au bout de 15 minutes, elle devient grande. L'imagination qui lui dictait les dialogues, la progression de l'intrigue aussi facilement qu'il respire, ne répond plus aux sollicitations de plus en plus pressantes. Si la nuit n'a pas rechargé les batteries, que la panne est toujours là, la panique s'installe avec des interrogations du genre: comment vais-je terminer le bouquin si je ne sais pas ce que devient mon héros qui était dans la tourmente? Que vais-je dire à l'éditeur qui attend le manuscrit depuis 6 mois et menace de me demander le remboursement de mon avance sur tirage? Si, un mois plus tard, la situation est figée, l'inspiration n'est pas revenue, un état dépressif peut s'installer, passer à la chronicité. Vous connaissez la suite éventuelle, bonjour les dégâts possibles!!!§

La deuxième est l'accusation de plagiat. Elle est grave car porte une atteinte difficile à effacer et porteuse d'un opprobre qui ternit durablement la réputation et l'honneur du malheureux écrivain accusé, à tort ou à raison d'avoir piqué des phrases, des chapitres à un confrère vivant ou mort mais dont l'œuvre est encore dans le domaine publique et protégée ou non par un copyright. Le méfait est parfois évident quant la fidélité au texte incriminé est parfaite. Il peut s'agir d'une copie approximative et l'avocat de la défense aura un travail plus facile. Pour moi, le vrai plagiat n'existe pas et n'est qu'une manifestation du pouvoir de la mémoire profonde. Quand des mots, des phrases ont eu un écho puissant, ils s'inscrivent dans l'inconscience sans que l'on en est conscience. Le jour qui peut être lointain où le hasard fait que le besoin du chapitre en cours est en stock dans le souvenir, prêt à l'emploi, l'inspiration s'en saisit et le couche sur le papier sans savoir qu'il est devenu un plagiaire. L'écrivain n'est pas un voleur. S'il l'était, il aurait fait un autre métier. Vous  connaissez lesquels.

Le troisième danger fait de l'écriture un sacerdoce, un métier réservé aux hommes et femmes désintéressés, pour qui l'argent n'est pas une fin ni un problème. Ils doivent savoir qu'il y a beaucoup de malchance pour que son livre n'ait pas de lecteurs. Deux phénomènes concourent à cet état désastreux:  de plus en plus de livres sont  sur les étals des librairies  et de moins en moins de lecteurs désireux de lire en raison de l'augmentation de l'analphabétisme et de la concurrence des écrans. La déception d'avoir tant travaillé pour rien peut conduire aussi à la dépression et à ses complications.

En résumé, l'écrivain est exposé à des dangers véniels facilement évitables  et à trois dangers potentiellement mortels qui en font un métier réservé à des âmes  intrépides, indifférentes à la calomnie, ne craignant pas de subir des reproches infondés. Une fortune personnelle venue d'ailleurs est la bienvenue pour écrire en paix sans souci du lendemain de la parution.

vendredi 17 juillet 2026

Il ne faut pas croire que l'évolution a toujours besoin de millions d'années pour arriver à une fin et, si le passage de l'amibe à la baleine à bosse en  a pris un milliard et quelque, il ne faut pas longtemps pour que l'éphémère passe de l'état larvaire à une vie aérienne et encore moins pour s'accoupler, pondre des œufs  et mourir, ne pouvant se nourrir. 

Elle ne concerne pas que le monde  de Darwin puisque tout évolue: le liquide et le solide, le vivant et  le mort, les voitures, la littérature, les gens, les chats, les chiens, la mode, l'art etc. Elle fait la loi en chimie, en physique, en biologie; Elle se fait  en temps réel, sous nos yeux et pour la voir il suffit de  regarder nos photos à un jour, un mois, un, dix, vingt, 50 ans et le grand père centenaire. Il n'y a pas que chez les insectes et les cétacés que l'évolution est saisissante, le temps lui-même  ne cesse d'évoluer du matin au soir, au fil des saisons.

DÉCEPTION QUAND TU NOUS TIENS

Le plus étonnant  n'est pas le merveilleux mais le décevant. Le beau, le bon, le bien ont un impact positif immédiat, créent un moment de bonheur, inondent de plaisir, mais l'œil et l'esprit s'habituent, la tension retombe, le pouls ralentit, la raison reprend le dessus, l'émotion se calme, la vie reprend sa routine et l'on regarde ailleurs.

La deception n'a pas cette évolution fugace. Elle colle à la peu, s'incruste dans la mémoire, Elle crée un vide et il n'y a rien pour le remplir. Ne reste que le regret, le marasme, le retard ne sera pas comblé, l'échec est sans merci. On ne se relève pas de la chute. La deception est irrémédiable.

PLAISIRS DE BOUCHE

La bouche n'est pas un lieu de plaisir réservé aux gourmands et aux bavards. D'autres en ont fait un instrument de travail. Il n'y a pas que les comédiens, les chanteurs, les chanteuses, les baratineurs, les camelots qui en ont fait leur gagne-pain, il faut ajouter tous ceux qui donnent des cours, font des discours, des sermons. La satisfaction n'est pas que matérielle. Elle n'est pas que dans le silence respectueux qui accueille leurs paroles et qui les fait se croire importants mais aussi dans le plaisir qu'ils éprouvent à s'entendre, dans celui, sensuel, de mâcher les mots, faire rouler les syllabes, puis les expulser pour qu'elles fassent leur effet. Ils font cet exploit pendant des heures, certains battent des records: Castro  en 1960 tint le crachoir à l'ONU pendant un marathon de 7 heures 10. 

Certains psychiatres voient ces métiers de bouche comme un témoin de la résurgence du stade de l'oralité que Freud a décrit. Il situe cette étape cruciale dans le développement de l'enfant de la naissance à 18 mois. La bouche est sa principale source de plaisir puisqu'elle le nourrit, calme sa faim et rassure en manifestant par les pleurs et les cris sa présence. Ils protègent de l'oubli. Adulte,  la bouche  poursuit la même fonction: elle est l'agent du métier qui procure le salaire qui le fait manger. Elle lui donne un statut social qui le fait être remarqué. 

On en conclura que ces gens ont une personnalité avec un trait histrionique qui donne à leur verbiage une coloration qui mérite une audition critique. 

PS: c'est un avis personnel que je n'ai pas vu défendre ailleurs. C'est leur problème, pas le mien car quand on y réfléchit la concordance devient aveuglante.

jeudi 16 juillet 2026

J'ai remarqué, avec satisfaction, que tout ce que je ne faisais pas s'avère, à l'usage, inutile.

LE CYNIQUE EN MAJESTÉ

 Le cynique, roi de la déconne, me dit, sérieux comme le pape, d'une voix claironnante, sous le sceau du secret que, pour ne pas être dépassé par son goût de la discipline,  ne pas succomber sous le poids de son sens du devoir,  résister à son besoin de dire la vérité, il a développé un  esprit de contradiction  qui lui a permis de sombrer dans l'indiscipline, l'anarchie et le mensonge, à sa plus grande honte, confirmant qu'il a plus d'un tour dans son havresac.

DE TOUT UN PEU

 Les gens qui compliquent les choses simples sont les mêmes qui ne savent pas simplifier les choses compliquées.

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Les cons et les pas cons sont des victimes de la connerie.

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Pour un champion, gagner en étant ex- aequo est une défaite.

CONSEIL D'UN PRO POUR AVOIR LA TÊTE DE L'EMPLOI

Avoir la tête de l'emploi peut faire la différence à la première visite d'embauche et éviter la deuxième. Tout candidat à un poste de travail devrait le savoir. Ressembler à celui ou à celle qu'un directeur de casting aurait choisi pour le rôle devrait être un geste réflexe enseigné dans les écoles d'intérim. 

Je préconise que le candidat aille se faire voir dans un atelier de maquillage et de remise en état avant tout entretien préalable. Il demandera au spécialite de le faire conforme à l'idée reçue que l'on a du look dédié au poste recherché. 

Prenons quelques exemples:

- vous postulez pour devenir hôtesse de l'air ou valet de chambre, des emplois similaires. Si vous avez l'apparence d'un apprenti boucher ou d'une ouvrière dans une champignonnière, vous n'aurez que peu de chances de décrocher le job. Trente minutes dans les mains d'un homme de l'art habitué à transformer un laideron en reine beauté suffiront à opérer le miracle complété par une garde-robe  choisie par une costumière. L'attitude à tenir et quelques mots-clés à placer au bon moment complèteront la formation express qui leur ouvrira la porte de l'avion ou celle du château.

- vous savez lire, écrire, taper sur un clavier et désirez devenir secrétaire de direction dans une boîte du CAC40 pour des raisons très précises. L'important sera une apparence de sérieux, d'intelligence, de vivacité et de retenue combinée à une distinction compatible avc une silhouette prometteuse et un faciès réveillant des souvenirs lointains au futur employeur qui aura son mot à dire au DRH. Là aussi, il faudra faire un travail de composition à deux étages: le look à transformer, la gestuelle et le discours à peaufiner. Ce type d'atelier existe, les chasseurs de tête l'utilisent couramment pour transformer en perle rare qui sauvera de la faillite le conglomérat à l'agonie, une bille de verre blanc trouvé chez Emmaus. D'une ambitieuse maltraitée par la malchance, ils feront une secrétaire de rêve que tout directeur rêve d'avoir à ses côtés pour noter ses rendez-vous, le guider dans le choix des cadeaux à faire à sa future ex-épouse, mère de ses nombreux  enfants.

- Esprit aventurier nourri à la bande déssinée, vous souhaitez devenir garde du corps d'une célébrité qui veut s'en protéger. Votre air de chérubin ne fait pas de vous un agent de disuation massive. Pour devenir ce quelqu'un qui donne envie de changer de trottoir, pas besoin de fréquenter une salle de MMA,  mais aller voir celui qui change en méchants les figurants des films d'action de Luc Besson. 

La vie est un cinéma en trois D et y tenir le rôle d'un personnage différent de votre personnalité une affaire de composition. Tout le monde le fait en permanence. Faites-en un atout gagnant quand vous choisissez le métier que vous voulez sans en avoir toutes les qualités. 

mercredi 15 juillet 2026

DÉLIVREZ LES DE CETTE TENTATION

 Une des tentations à laquelle le médecin a le plus de difficulté à ne pas succomber est celle de faire le bonheur des gens malgré eux en les accablant de conseils et d'interdictions: ne fumez plus, ne buvez plus, maigrissez, marchez, tenez vous droit, faites vous opérer de la cataracte, de la coxarthrose, diminuer le sel, le sucre, la charcuterie,  du maquereau, des sardines, pas de fast food, pas de jus de fruits sucrés, mangez crétois, japonais, à la rigueur français mais surtout pas américain del norte . Il sait que son discours ne sera pas suivi d'effets, qu'il parle dans le désert, se fait haïr, mais c'est plus fort que lui, ce serait contre sa nature, sa vocation de ne pas le tenir. 

PS: il faut de l'expérience, donc du temps pour y arriver et obliger sa conscience à renoncer. Ce jour-là n'est pas heureux mais signe une défaite, un renoncement, l'impression que l'on s'est trompé de métier. Heureusement pour la survie de la profession, j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de médecins qui embrassent la carrière avec cette tentation.


Les félicitations sont la juste récompense d’un travail bien fait. Votre souci de l’excellence vous donne souvent l’occasion de les mériter. Pourtant, votre attente est toujours déçue, et vous plus encore. Je comprends votre désappointement. Il est légitime.

Vous n’êtes qu’une victime de plus de la constipation des sentiments de vos coreligionnaires, de leur absence du sens du beau, du bien et du bon. Ne  déprimez pas : ils ne méritent pas votre pitié, leur infirmité est déjà un châtiment.

Remplacez ce silence par votre propre jugement. Il est flatteur, car vous êtes un connaisseur qui fuit le laid, le mauvais et le mal. Extasiez-vous, en oubliant que c’est vous le créateur de cette merveille de bon goût, de haute technologie, de subtilité intellectuelle, de richesse d’imagination et d’étendue de culture.

Quel talent ! Quel exemple ! Quel modèle !

Les compliments mérités que vous vous adressez peuvent même être publics. Ils serviront de leçon à ceux qui manquent à leur devoir de reconnaissance, par jalousie, par constipation des sentiments ou par manque d’intelligence.

Souvent — et c’est plus malheureux encore pour eux — ils ne vous comprennent pas. Ils sont dépourvus du sens du beau, du bien et du bon dont vous êtes un fidèle et magnifique illustrateur.

4 ième de couverture

Six mois de cueillette, de chasse, de pêche, de saisies au vol, de rencontres, de vols à l'étalage et voila la  quinzième cuvée. Dancharr la trouve bonne avec du corps, de la matière, du gras, du sucré, du salé, une pointe d'amertume, de la couleur, un peu de profondeur qui contraste avec une légèreté qui a du mal à percer. L'inspiration n'est pas tarie, le source coule  sans effort, alimentée par l'air du temps. Il est fécond, riche de quelques pépites, appauvri par le reste qui n'en finit pas de le pourrir.

INVENTIONS

Il y a des inventions qui se font attendre et, impatient, je demande aux inventeurs en panne d'idées de se metrre au travail et de sortir rapidement la clef universelle qui, à l'instar de celle à molette, ouvrira et fermera toutes les portes, évitant le port du trousseau encombrant et peu élégant. Je voudrais trouver sur le marché une voiture électique débarrassée de tout ce qui ne me sert pas dans celle que je conduis et qui ressemblerait, question gadget, à la 2 chevaux que je conduisais à 20 ans. Mais l'invention a un problème: elle naît d'une évidence qui n'existait pas tant que l'inventeur ne mérite pas son nom. Ainsi par exemple, pour que l'homme cesse de marcher et de courir à une vitesse ridicule, il suffirait de peu pour qu'il récupére la vélocité du temps où il était un quadrupède. Ses membres supérieurs peuvent acquérir, avec un peu d'entraînement au développer-coucher, assez de force pour soulever plus que son poids. Avec une prologation des bras qui leur ferait toucher terre et une synchronisation facile à obtenir, on se mettrait à galoper aussi vite qu'un lévrier (70 km/h) pour certains et qu'un pékinois (10km/h) pour la plupart. Le nombre d'inventions en instance, impatientes d'être mises sur le marché est tel que je renonce à les énumérer. faute de temps et d'espace    .
PS: je les tiens à la disposition des inventeurs intéressés.

mardi 14 juillet 2026

Notre intellect n'a pas la vie facile et doit jongler avec nos contradictions et notre goût de la complication. C'est ainsi que ce que l'on dit ne correspond pas souvent avec ce que l'on pense et encore moins avec ce que l'on croit. Tout s'oppose, se contrarie, se combat. Comment sortir indemne d'un tel imbroglio? Il nous faut sans arrêt slalomer entre la réalité triviale et la vérité transcendantale. Ce numéro d'équilibriste est si difficile que beaucoup ont renoncé à ce jeu dangereux et se simplifient la vie en disant ce qu'ils pensent croire.

C'est dommage car cette comédie de la sincérité a un rôle crucial dans la relation. En ne disant pas ce que l'on pense ou même le contraire, on affiche une opinion envers l'interlocuteur: soit un accord avec lui et on l'améliore, soit on exprime son désaccord qui affichera clairement l'opinion que vous avez sur l'individu capable de soutenir ce genre d'insanités.

Exemple: on vous offre  un cadeau (fleurs, chocolats, petits gâteaux livre, bougie), pour ne pas arriver les mains vides, faire plaisir. L'intention est louable, applaudissements. Résultats: remerciements discrets ou bruyants, avec gesticulations et exclamations. In petto, c'est pas la joie "et mon régime, va falloir trouver un vase, arroser, et mettre où? Cet auteur me fait horreur avec ses bons sentiments, etc.." .Comment croire que ce genre d'horreur va justifier tout le travail que l'on s'est donnés pour de tels invités. Autre exemple mais historique "Je vous ai compris", c'est ce qu'il a dit à la foule en délire et, en vrai, il pensait que l'indépendance était inévitable car il croyait que la réalité et la vérité de la situation ne permettaient pas une autre solution. 

La complexité du vivant n'est donc pas seulement dans l'obligation de faire travailler ensemble tous nos organes qui dépendent tous les uns des autres. L'équibre est même si difficile qu'un rien suffit à détraquer l'ensemble et que l'on est jamais bien longtemps en bonne  santé. Cela explique le déficit de la SS, l'attente aux urgences et le burn out des soignants. Le cerveau a le même problème car il est obligé de gérer des informations contradictoires,  d'analyser des situations inextricables et de prendre des décisions forcément aléatoires. Soumis à de telles pressions venues de toutes les directions, il est victime de poussées de haute tension nerveuse suivies de chute de régime et de dépression.

L'homme subit des agressions en série qui viennent de son côté organique fait de la tripaille, d'abats, de morceaux nobles et de soucis physico- chimiques avec une spiritualité partagée entre des qualités, des défauts et  beaucoup d'inteférences extérieures qui pertubent sa connaissance des détails et profitent de son ignorance générale. Il nage donc dans une confusion mentale en même temps qu'il se débat pour rester en bonne santé en dépit des attaques dont il doit se défendre en permanence. Trop, c'est trop et la condition humaine ne peut assumer cette compléxité. Il est normal que le résultat soit ce qu'il est, c'est-à-dire lamentable.

Quand je ne sais pas quoi faire, j'attends. Au bout d'un certain temps, en général court, une urgence se présente, pressante, et, si je suis toujours disponible, dispose  des forces nécessaires, de l'argent, je l'exécute ou la comble, c'est selon mon humeur, mauvaise ou bonne.
Parallèlement, quand je peux, je ne m'embarrasse de rien, saute sur l'occasion, fais fi de ma fatigue, de ma paresse, de ma faiblesse, de mon aboulie, je ne la laisse  pas passer quitte à regretter ma précipitation quand l'erreur est faite, la faute commise, qu'il faut appeler les pompiers, police-secours, prévenir le Samu, la famille. Le temp des regrets est arrivé, celui qui laisse plein de mauvais souvenirs, qui ne donne pas envie de recommencer et de résister à la tentation quand une possibilité s'ouvre.

lundi 13 juillet 2026

HORREUR

Certains souvenirs sont dévastateurs. Ils rappellent des moments où l'on ne reconnaît pas celui que l'on croit être aujourd'hui, sage, pondéré, mesuré, maître de lui comme de son petit univers. Cet individu qui s'est conduit de façon stupide, qui a proféré des paroles imbéciles, qui a réagi de façon inadéquate ne peut être Dancharr qui fait l'admiration du monde entier. C'était un autre, sans expérience, n'ayant pas d'idées en tête, de mots en bouche. Il avait des excuses.

PS: mais, si je réfléchis, hier, une récidive, même deux. Ai-je changé, serait-ce inné, irréductible. Est-ce Dieu possible??? 

LE COUP D'ŒIL MÉDICAL SUR LA MÉTALURGIE

Les métaux sont partout, font vivre la métalurgie, base de l'industrie et beaucoup sont en nous naturellement ou par accident. 

Le plus abondant et important est le fer puisque dans l'hémoglobine, il transporte l'oxygène (oxyhémoglobine et au reour dans les poumons y rapporte le gaz carbonique (carboxyhémoglobine). Son excès provoque l'hémochromatose qui rend gris et le foie malade. La sidérose est pour ceux dont les poumons ont  trop respiré sa pousière. 

Le cuivre est aussi important pour les plantes que le fer pour nous. Il ne perturbe que ceux qui ont un trouble génétique (maladie de Wilson)L Les autres n'ont à le craindre que lorsque nu, il est parcouru par du courant électrique. Il brûle et électrocute. Utile aux moteurs, il est dangereux, voire mortel. Il faut toujours utiliser une prise pour se brancher sur lui.

Les métaux lourds sont, eux, à éviter complètement car ils sont mortels même pris dans une quantité qui paraît modérée quand on la compare avec ce que nous absorbons au petit déjeuner

Le plomb est responsable du saturnisme. Sa grande époque fut celle des tuyaux d'eau à tous les étages et de sa peinture. Il provoque le saturnisme (dans l'antiquité, chaque métal était associé à une planète et le plomb avait hérité de Saturne mais on n'a aucune preuve direct qu'elle en contient).

Le mercure en est un autre. C'est le seul métal liquide. Il est fascinant et le favori des alchimistes  qui voulaient en faire de l'or. Il reste utilisé dans les thermomètres accrochés aux murs. Sa consommation est à proscrire car l'hydragyrie est une  maladie à éviter.

Le cadmium, le chrome, le nickel appartiennent à la même famille mais leur consommation reste confidentielle.

Les métaux légers ne doivent pas plus que les autres être pris pour ce qu'ils ne sont pas même s'ils sont des poids plume question masse atomique. Le lithium par exemple qui a fait une poussée fulgurante est une vedette depuis qu'il est devenu indispensable pour remplacer l'essence et nous protéger du réchauffement est un ami qui peut nous vouloir du mal s'il quitte les batteries pour nous coloniser. Les reins, la thyroide et le cerveau n'aiment pas sa compagnie toxique. Les autres  comme l'aluminium, le bérylium,  le titane sont bons à connaître  mais rarement au menu.

Deux métaux sont hors concours. Ils appartiennent à la mythologie et ont  leur place à tous les chapitres de l'histoire de l'humanité. Leur présence physique est énorme, leur impact mental, moral, psychologique colossal. Ils se confondent : l'un permet d'acquérir l'autre et l'inverse est vrai. 

L'or doit sa fortune parce qu'il a toutes les vertus que l'homme rêve d'avoir et qui sont inaccessibles au meilleur de tous les saints:

- inaltérable,  il traverse le temp sans vieillir, sa beauté reste intacte.

- incorruptible (seule l'eau régale, un mélange d'acides a raison de lui).

- sa couleur d'un jaune brillant unique magnifie tout ce qu'il touche.

- malléable, ductile, conducteur, il peut tout,

- il doit sa fortune à sa rareté: c'est le diamant de tous les métaux. 

Il  rend malade les fous qui en font leur dieu. La fièvre de l'or atteint ceux qui partent à sa recherche en risquant leur vie au fond d'une mine, dans le lit d'un torrent, en attaquant une banque. Il est le plus beau des métaux mais pourri tout ceux qu'il achète.

Métal précieux mais plus courant, l'argent jouit du même prestige que l'or. C'est aussi un sésame universel qui ouvre les portes, rend séduisant, désirable. Il achète tout et on ne détaillera pas pour laisser leurs illusions aux crédules. Si les plaies d'argent ne sont pas mortelles, elles laissent des cicatrices à ceux qui n'en ont pas jamais assez pour pour calmer leur faim et leur soif.

Couverture

 


LA VIE BELLE ET LA BELLE VIE

Une  vie consacrée au bon, au bien, au beau est belle, mais certains préfèrent la  dolce vita avec des garden parties, des réceptions, des croisières, des exhibitions, du champagne, du caviar, des amours éphémères, des amitiés passagères.

dimanche 12 juillet 2026

Pour trouver la vie belle, il faut avoir l'âme en paix. Gagner le gros lot au loto est un plus.

LES INTELLIGENCES

L'intelligence, cette capacité de raisonner, d'apprendre, de s'adapter est au travail dans  tout ce que l'homme a ajouté à la nature et à l'ordre des choses. Elle ne limite pas au domaine de l'intellectuel et l'on parle de l'intelligence  du cœur chez celui qui ressent de l'empathie, de la bienveillance, naturellement. Mais elle n'est pas l'apanage du spirituel et il y en a beaucoup qui sont découplées l'une de l'autre et un individu au QI à la limite du crétinisme peut être très habile au tir au pistolet ou tirer et pointer à la pétanque comme un dieu : on parlera d'intelligence sportive. Le musicien ou l'accordeur de piano doué d'une oreille absolue qui lui permet de reconnaître la hauteur d'un son sans diapason a une intelligence acoustique peu commune. Elle sera dans la main et les doigts du sculpteur, du potier, du dessinateur; dans l'œil du photographe, du coloriste; dans le nez du maître parfumeur qui invente des parfums, du maître de chais qui assemble des cognacs; dans l'œil, la bouche, le nez du sommelier qui donnera l'âge, le terroir du vin qu'il fait miroiter avant de le goûter. Comment ne pas reconnaître une intelligence de dentellière à l'araignée qui tisse sa toile, un chez d'œuvre de dexterité au service de la beauté délicate, une autre de l'orientation aux oiseaux migrateurs qui reviennent d'un bout du monde convoler, faire des enfants et repartir, chose bien faite?

L'intelligence est une faculté innée qui se perfectionne mais ne s'acquiert pas. Serviable au point d'être corvéable, elle ne s'use pas à l'emploi mais s'améliore, enrichie par l'expérience et il faut être très très vieux pour qu'elle abandonne les lieux. 
 Je dois

- à mon absence de séduction de ne pas être harcelé et poursuivi par des cohorte de demoiselles en extase.

- à mon manque de charisme  de ne pas avoir eu la carrière politique que je souhaitais pour mettre en application mes idées révolutionnires.

- à une maladresse incurable de pas m'être engagé dans l'ébénisterie, l'horlogerie, la sculpture, l'animation de marionnettes.

-  à une mémoire défaillante de n'avoir pu entreprendre des études exigeant une accumulation de connaissances utiles le jour de l'examen ou du concours et devenir agrégé en droit, en médecine, physique, histoire ou géographie.

et à la chance de ne pas avoir fait de mauvaises rencontres, pris des mauvaises décisions qui m'auraient fourvoyé dans des mauvaises directions et à mon bon sens d'avoir fait les bons choix. 

samedi 11 juillet 2026

CLAP DE FIN ET DÉBUT D'UN FAIT HISTORIQUE

Le monde entier assiste, éberlué, à une farce  tragico-comique qui s'inscrira en lettres capitales  dans les annales théâtrales, historiques, psychiatriques au  chapitre de l'histrionisme. Dans un seul en scène, un clown déguisé en président s'agite, gesticule, déclame des incongruités, tient des propos contradictoires,  fait de son pays  la risée du monde entier, détruit en un rien de temps ce qui avait mis 250 ans à se consolider. Ce n'est pas un incident technique, une panne de courant, une erreur de distribution, un coup de folie mais un séisme comparable à la chute de l'empire romain d'Occident, à la destruction du mur de Berlin, à l'explosion d'une super nova, un évènement dont on se souviendra dans un million d'années-lumière.

COMBIEN SONT ILS?

 je me demande combien de moines et de curés font leur coming out quand ils ont perdu la foi et sont passés à l'athéisme? Combien franchissent le pas  et quittent le presbytère, le couvent aussi fièrement qu'ils y étaient entrés,  l'esprit tranquille, en paix, contents de n'être pas honteux, de ne pas mentir, de ne pas  trahir son âme? Combien sont-ils???

TENTATION

Pour ne pas succomber à la tentation, le plus simple est de ne pas en avoir et pour cela en avoir fait l'expérience précédemment en y ayant succombé. On peut juger objectivement de la qualité du résultat, du degré de la satisfaction secondaire et des inconvénients  plus ou moins désastreux qui s'ensuivent: crise foie  carabinée après absorstion de mousse au chocolat et de vin cuit comme un bon Maury en  quantité imposante, discours critique et ironique à un supérieur sans humour, d'aller  là où l'on a pas pieds quand on ne sait pas nager, etc.. Ces souvenirs calamiteux sont, si on a survécu, des contre-poisons efficaces.

Conclusion: il faut succomber à certaines tentations si on a une bonne mémoire, que l'on est en  forme, qu'elle n'est pas mortelle ou que l'on peut s'en remettre sans sequelles. Ces tentations vaincues ou surmontées avec succès font acquérir les armes qui dissuadent la tentation de se manifester et de les affroter sans naufrager. Elles apprenent à se tenir à distance, ayant compris qu'elles n'étaient pas de taille avec un esprit aussi décidé, un courage si vaillant et une volonté qui rend l'acier jaloux.
Il aurait été intéressant de connaître l'avis des ukrainiens Nikita Krouchtchev et de Léonid Brejnev qui ont gouverné l'URSS le premier de 1955 à 1964 et le deuxième de 1964 à 1982 sur la guerre menée par la Russie contre leur patrie d'origine.
Si, au cours d'une de ces belles soirées d'été, quand vous êtes réunis, autour d'une coupe de Prosecco, avec quelques amis ou, si vous n'en avez pas, quelques relations qui passaient par là et que la convessation vient à languir, je vous propose, pour la revitaliser, de lancer, comme si vous étiez à la pêche à la truite meunière dans un gave des pyrenées orientales où coule encore le souvenir du torrent impétueux qu'il était dans votre jeunesse, ce genre d'interrogation: "que pensez vous du point commun entre les indices de réfraction, de réflexion, de diffraction, d'absorption et la situation au Moyen-Orient?".

La première de vos satisfactions viendra de la mine consternée des uns (barbares un jour, barbares toujours), ahurie des autres (idiots un jour, idiots toujours). Le silence joyeux qui suivra vous permettra de lancer le débat qui s'annonce serré par "car, voyez-vous, la physique a son mot à dire à la politique". Le silence persistant vous fait comprendre que chacun peaufine sa réponse et entend bien défendre son point d'honneur.  "Oui, après avoir comme vous suivi les débats contradictoires sur les tenants et les aboutissants bien cadrés dans une situation très dépendante d'un substrat géo-politique dont les fondements, pour ne pas dire les fondamentaux, terme trop connecté qui pourrait être interprété comme une prise de position partisane que seuls ceux qui me connaissent combattront et je les remercie de cette amicale complicité dans un contexte difficile à gérer. qui prèterait facilement à des erreurs de jugement". Cette mise au point musclée ayant fait taire les vélléités de contestation quant au fond  du problème, le débat s'engagea dans des  échanges intellectuels d'une haute volée. La poursuite de la discussion peut s'opérer dans un esprit contructif qui permet au  message transmis aux deux parties d'aboutir à une solution satisfaisant tous les belligérants, respectant chacune de leurs revandications et mettant fin à une guerre concurrente pour la durée de la nôtre de 100 ans.   . 

vendredi 10 juillet 2026

HOMÉOPATHIE ET L'IDÉE DIVINE

Cela a dû vous arriver: une idée vous réveille au beau milieu d'un rêve. Impérieuse, elle exige d'être examinée sur le champ. Elle se prétend transcendentale. Pas content mais curieux, vous obtempérez et l'entendez. La voilà cette bonne idée.

Elle dit que l'homéopathie et Dieu ont des points communs et va démontrer la vérité de cette réalité.

D'abord un éclairage sur l'homéopathie. Inventée par Samuel Hahnemann, un médecin allemand, vers 1790, qui ne voulait plus de la médecine d'alors, encore moyenâgeuse et à base de saignées qui faisaient plus de mal que de bien. Il voulut la remplacer par une médecine débarrassée de cette barbarie et inventa l'homéopathie basée sur la loi des similitudes et le principe de la dilution. Il est parti de la conviction  que si la caféine empêche de dormir, pourquoi ne pourrait-elle pas guérir de l'insomnie si l'alcaloïde était traité de la bonne façon : dilution et succussion (secousse). Il en eut la confirmation par l'expérimentation et étendit sa théorie à toutes les maladies, chacune coïncidant avec un produit naturel que l'on diluait. Cette dilution est l'autre clef qui conditionne l'efficacité. Plus elle est grande, plus la force et la puissance du traitement est grand. La première est faite d'une partie pour 99 de solvant (eau). Elle peut aller jusqu'à 200 CH. À ce niveau, la science moderne ne trouve plus de molécule du produit qu'il y avait la première fois. Mais, pas de panique, la mémoire de l'eau a fait son apparition en 1988 avec monsieur Benveniste qui a redonné un coup de jeune à l'homéopathie en disant que le souvenir s'était attaché à l'H2O et que le granule quoique desséché allait les ressusciter en fondandant sous la langue. 

L'invention de dieu a des origines plus lointaines. Les hommes, dès qu'ils furent capables au bout de plusieurs milliers d'années d'évolution d'imaginer eurent des inquiétudes métaphysiques qui les amenèrent à se poser des questions existentielles après avoir résolue celles qui étaient essentielles: les fameuses d'où viens je, qui suis-je, où vais-je??? Certains constatant qu'ils ne pouvaient pas y répondre les décrétèrent insolubles et s'occupèrent des choses à leur portée, d'autres, insatisfaits, contournèrent la difficulté en imaginant l'existence d'une entité dotée d-un pouvoir infini et ayant l'éternité devant et derrière lui. Dieu était né. Le marché existait et Il répondait à la demande, le succès fut planétaire et dure encore. Il prit plusieurs formes selon les périodes, les influences, les circonstances, l'idiosyncrasie des peuples. En Occident, il y eut une unification autour d'un barbu tutélaire apparu dans l'imaginaire au moyen orient sous le nom imprononçable de YHWH. Il en dériva au fil des siècles, des variantes souvent adversaires mais fidèles au même nom; Il n'y a que l'orthographe qui change selon la langue. Pour mémoire et enrichir votre vocabulaire, je cite : les francophones suivant l'exemple édifiant des français ont conservé le plus beau avec Dieu, les autres moins respectueux l'ont abâtardi  avec God en anglais et américain, God en allemand, Got en suédois, Dios en espagnol, Allah en arabe, Shen en chinois et Mungu en swahili ;

Le problème de l'homéopathie dont les adeptes ne tiennent pas compte est qu'elle n'a jamais fait la preuve de son efficacité. Les guérisons qu'elle revendique seraient advenues sans son secours et la douleur provoquée par le coup de marteau sur le doigt aurait disparu sans besoin de 3 granules sous la langue d'arnica 5 CH, le rhume aurait guéri spontanément sans l'aide de nux vomica 7 CH le soir.

Dieu a le même problème. Son existence est une création de l'imagination pour répondre aux inquiétudes et rendre la vie moins amère. En inventant un personnage tout puissant qui récompensera les bons en leur ouvrant le paradis pour l'éternité et punira les méchants d'une façon aussi radicale, le concept devient irrésistible pour les âmes qui se trouvent supérieures à ceux dont elles sont les lointains descendants, les hominidés qui ressemblaient fortement à nos chimpanzés. Ce dieu a beau rester invisible, inconnu, laisser aller les choses pour le pire, ceux qui se disent les représentants trahir celui qui se croyait son fils et qu'ils disent adorer, les croyants continuent de croire qu'il existe, prenant leurs rêves pour la réalité.

Les granules des uns fondent sous la langue comme les hosties des autres sur elle. Elles leur suggèrent que le monde est merveilleux et qu'il y a tout dans rien...

LA RÉPONSE SANS QUESTION

"Parce que vous êtes responsable du crime, vous serez condamné à  etc..." a jugé le jury en envoyant son client à la perpet. Mais les consciencieux s'interrogent car ils disposent d'un esprit critique, d'une capacité de réflexion,  de l'habitude d'étudier les tenants de l'aboutissant et de se demander si nous disposons d'assez de raison, de sagesse, de logique, d'intelligence et de liberté de penser pour prendre les bonnes décisions. Le bilan prouve que non.
L'absence fait souffrir car elle crée un vide qui aspire tandis que la présence remplit l'espace au point de nous priver de liberté et qu'il faut parfois un trop plein pour ne pas se noyer.

jeudi 9 juillet 2026

Les gens qui passent sans voir ce qu'ils regardent n'entendent pas ce qu'ils écoutent et ne s'intéressent pas à la réalité. En plus, ils ne croient pas la vérité. 
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Pour concrétiser le projet, passer du rêve à la réalité, finir ce qui est commencé, arrêter de parler pour agir, il faut au velléitaire du courage, de la volonté, du temps et un esprit de contradiction qui va transformer sa procrastination en avant-première.
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Tenir le cap sans dévier, lutter sans se défiler, garder l'équilibre sur un fil sans vaciller suppose des qualités que celui qui décide sans hésiter  n'a pas.
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Si la France était gouvernée par des hommes et des femmes de la trempe de ceux qui dirigent l'équipe nationale de foot et celle du PSG, elle serait loin devant les américains et les chinois.
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Pour avoir de bonnes pensées, il faut trouver les  mots qui vont avec. Pour chasser les sales idées qui sont aussi mauvaises qui aiment s'infiltrer, il faut s'interdire d'utiliser les noms propres.
Ceux qui vont commencent par partir et ceux qui viennent vont arriver. Dans ce va et vient, ils se croisent sans se rencontrer, trop occupés à leur projet et pressés pour ne pas être pris dans un black-out, de se heurter à une porte fermée, à un pont levé, trouver les abonnés absents. Il n'y a que les sans domicile fixe ni adresse qui circulent libres, sans objectif. Attachés à rien, ils vont où le vent les emporte, livrés à son  plaisir, un mal plaisant quand il est bon.

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Deux problèmes insolubles: comment partager des idées avec ceux qui n'en n'ont pas? Comment peuvent dialoguer deux esprits saturés de certitudes et qui n'ont plus d'espace de réflexion pour accueillir une pensée divergente?

REBELOTTE

Le 6 mai 2014, parce que la France, à son habitude, n'allait pas fort, j'avais imaginé et posté un conte drôlatique. Un lecteur l'a déniché et, en le relisant, je me suis aperçu qu'il parlait encore de la situation actuelle et que mon  traitement radical devrait être appliqué rapidement pour que ma rêverie nous sorte du cauchemar.

Le 28 janvier dernier, j’annonçai qu’un groupe de scientifiques, dégoûtés de la médiocrité politicienne de l’énarchie qui a kidnappé le pouvoir en France depuis des décennies, avait accepté ma proposition de régénérer Henri IV qui, aidé de Sully avait, à un moment où la France se débattait dans les guerres civile, religieuse, sociale et était acculée à la ruine, à la faillite, redressé le pays et rétabli l’ordre et la concorde.

Le 24 mars, j’annonçais que la croissance accélérée d’Henri IV et de Sully suivait son cours. Tout se passait dans les meilleures conditions.

J’ai appris la terrible nouvelle ce matin. Le miracle n’aura pas lieu. Henri IV a été encore assassiné. Ils ne voulaient pas qu’un homme providentiel sauve la France une nouvelle fois. Ils ne voulaient pas être chassés de leurs palais, de leurs ministères. Ils ne voulaient pas abandonner leurs privilèges, leurs prébendes, leurs passe-droits. Ils ne voulaient pas que les finances soient assainies, que la dette soit remboursée. Ils ne voulaient pas que la paix sociale et la justice soient restaurées. Ils ne voulaient pas que le pays soit respecté.

Voici comment Ils ont perpétré leur crime. La délivrance d’Henri IV et de Sully devait symboliquement avoir lieu le 8 mai, anniversaire de la Victoire. Le 6 mai, c’est-à-dire ce matin, à 5 heures, un commando de 2 hommes et de 2 femmes a pénétré, après avoir neutralisé les 3 gardiens, dans le laboratoire de génétique appliquée où les corps d’Henri VI et de Sully achevaient leur maturation. Ils ont maîtrisé, par la force, l’équipe médicale qui surveillait les paramètres biologiques et physiologiques des deux héros du passé. Ils ont coupé le courant qui alimentait la machinerie et, dans la minute, ils cessèrent de vivre, tués dans leur cocon placentaire artificiel. L’horrible quatuor quitta aussitôt les lieux et disparut dans la nuit.

Le forfait n’est pas signé, mais tout le monde connaît les auteurs du double crime.

« Honte à l’énarchie. Elle veut conserver le pouvoir qu’elle asservit depuis plus de 60 ans. Elle l’a conquis par le copinage, le mensonge, la ruse. Elle veut continuer son travail délétère dans tous les rouages de l’État, à tous les étages du gouvernement.

Qu’ils ne triomphent pas. Notre vengeance sera terrible : ils ne voulaient pas d’Henri IV le sage, le débonnaire, l’arbitre, nous allons en réveiller d’autres, des terribles et, demain, ils auront Louis XIV à la tête de l’État, Richelieu sera son premier ministre. Il mettra Bonaparte aux armées, Talleyrand au Quai d’Orsay, Sully réinventera les finances, Clemenceau, le Tigre, reviendra à l’intérieur et sera à nouveau le premier flic de France. Cette équipe nettoiera les écuries d’Augias de l’énarchie dévoyée . »

Voici le communiqué qui vient de tomber des téléscripteurs.

mercredi 8 juillet 2026

Soyez indulgent pour les gens ayant un mauvais caractère. Ils sont les premiers à en souffrir et, être obligé de le supporter 24 heures sur 24, fait peur. Il s'accompagne d'un mauvais fonctionnement du foie qui s'extériorise par une hypochondrie chronique d'origine clairement bilieuse. Un dysfonctionnement colique  ajoute une  irritabilité nerveuse qui rend leur commerce redoutable. L'aigreur de leur propos, l'acidité de leurs commentaires ne sont malheureusement que la traduction orale d'hyperchlorydrie gastrique, source de brûlures, d'ulcères et de douleurs qui sont bien obligés de s'évacuer. 

Cette riche symptomatologie d'origine somatique a un retentissement psychologique sur le cerveau qui doit gérer cette accumulation de sensations. Il répond à sa façon habituelle structurelle par la formation de sentiments divers qui influent directement le caractère selon une logique cartésienne: des mauvaises sensations induisent de mauvais sentiments. Le caractère de ces gens-là sera sous ces influences délétères et ils seront irritables, énervés, instables, endoloris, plaintifs, à la recherche du traitement miracle qui leur donnera un foie modèle, un côlon amical, un estomac charmant. Cette vaine quête d'un impossible état est  épuisante et, toujours déçue, apporte une raison de plus à une insatisfaction permanente.

Comment ne pas plaindre cette pauvre engeance d'un sort si cruel? Prions pour eux et pour qu'ils connaissent le plaisir d'avoir une santé morale, psychique, psychologique à la hauteur de leur espérance...

PS: ce résumé du processus qui relie l'organique à la psyché est un classique de la médecine psychosomatique. Une autre école de pensée fait l'inverse et estime que c'est la psyché qui conditionne la santé bonne ou mauvaise du foie, de l'estomac, du côlon. Ce renversement des perspectives est intéressant puisqu'il ouvre des voies thérapeutiques qui mériteraient d'être explorés. Elles se heurtent à des oppositions internes difficiles à maîtriser.