La présence du futur n'est encore que le titre d'une collection de livres d'anticipation. Personne n'y attache de l'importance. Elle prépare cependant les esprits qui lisent les signes à l'évènement qui arrivera tôt ou tard et nous confrontera à l'existence des habitants d'une autre planète venu nous rendre une visite amicale ou coloniale. Le scénario sera-t-il celui d'un film-catastophe du genre "Les derniers jours de Pompéi" ou une aimable comédie nous rappelant "Devine qui vient diner ce soir?"
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mardi 7 juillet 2026
LES DIVISIONS DU TEMPS
Nous sommes toujours dans l'ère quatrernaire et au début de la période qui s'appelera l'anthropocène. Elle marquera l'empreinte humaine sur la terre avec pollution, destruction de la nature, disparition accélérée des espèces et prolifération des algues vertes, de l'homo erectus et des virus. L'épisode actuel est extraordinaire pour celui qui la vit au quotidien et ordinaire pour un obsevateur posté sur le dernier barreau de la grande échelle des pompiers de Paris. Plus précisément, on est au début d'un stade qui va durer le temps que s'installe une intelligence supérieure dont l'origine quoique humaine dépasse son créateur. Il nous fait vivre, en direct, le mythe de Frankenstein où la créature dépasse son créateur. Il accélère le cours choses qui bougent plus vite. Certaines disparaissent. Beaucoup ne savent pas qu'elles vivent leurs derniers instants, qu'elles sont en agonie, que les comptables, les médecins, les avocats, les banquiers, les politiciens, les militaires, les notaires vont disparaître. Les plus malins, les plus habiles, ceux qui ont de l'imagination, voient ce que les autres ne voient pas, prospéreront.
Un peu de patience et, après demain, comme d'habitude, tout va ralentir, se calmer, dans un équilibre instable mais habituel, dans l'attente de la prochaine révolution industrielle, spirituelle, intellectuelle, polititique, philosophique qui engendrera les mêmes inquiétudes, espoirs que les précédentes qui furent la fission, la fusion, la prise électique, l'usine à gaz, la machine à vapeur, l'imprimerie, la poudre, la roue, le feu.
En dehors de ces poussées de fièvre dans le grand corps malade de l'humanité et dont on se protège difficilement avec du stoiscisme mâtiné d'épicurisme et du souvenir de Protagoras, la vie s'écoule ponctuée de crises d'urticaire, d'asthme, de foie, de goutte, de l'adolescence, de la quarantaine, de la soixantaie, existentielles. Jamais le calme ne dure, les instants de victoire préparent la prochaines guerres et la revanche du vaincu. Les moments de grâce et de paix qui saluent la victoire de l'un et la défaite de l'autre ne sont que des instants de répit, le temps de séchage de l'encre du traité de paix qui annonce la lontaine et certaine déclaration de guerre du vaincu qui ne vivra que pour la deuxième mi-temps.
Les surprises prévisibles sont inscrites dans le calendrier et l'étonnement est artificiel. C'est la façon humaine et hypocrite de prétendre les découvrir et s'excuser de ne pas les avoir éventées. Les vraies sont celles que l'imagination peine à concevoir, du genre de celle qui vient de tomber sur notre tête. Elle prouve cependant que l'impossible est possible. L'avertissement mérite de ne pas être oublié. À bon entendeur, salut...!
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