Pour ne pas succomber à la tentation, le plus simple est de ne pas en avoir et pour cela en avoir fait l'expérience précédemment en y ayant succombé. On peut juger objectivement de la qualité du résultat, du degré de la satisfaction secondaire et des inconvénients plus ou moins désastreux qui s'ensuivent: crise foie carabinée après absorstion de mousse au chocolat eT de vin cuit comme un bon Maury en quantité imposante, discours critique et ironique à un supérieur sans humour, d'aller là où l'on a pas pieds quand on ne sait pas nager, etc ...Ces souvenirs calamiteux sont, si on a survécu, des contre-poisons efficaces .
Conclusion: il faut succomber à certaines tentations si on a une bonne mémoire, que l'on est en forme, qu'elle n'est pas mortelle ou que l'on peut s'en remettre sans sequelles. Ces tentations vaincues ou surmontées avec succès font acquérir les armes qui dissuadent la tentation de se manifester et de les affroter sans naufrager. Elles apprenent à se tenir à distance, ayant compris qu'elles n'étaient pas de taille avec un esprit aussi décidé, un courage si vaillant et une volonté qui rend l'acier jaloux.
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