Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mardi 4 septembre 2018
VASTE PROGRAMME
Pour que la communication soit possible, il faudrait que les mots aient le même sens pour tous. Vaste programme qui devrait commencer par la fusion de tous les dictionnaires.
L'EXCUSE
Depuis qu'en baillant, je me suis décroché la mâchoire, je n'arrive plus à la fermer.
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lundi 3 septembre 2018
JE VOUS AI PERCÉ À JOUR
Vous êtes trop conciliant pour être honnête. Votre accord systématique cache une indifférence totale pour l'opinion de l'autre et ne sont dupes que ceux qui ne font pas semblant de vous croire.
ALLUMETTE
Alors qu'on interdit aux enfants de jouer avec une allumette, comment peut-on laisser un fou jouer avec une boîte.
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UN GRAND HOMME POÉTIQUE
Pour saluer et honorer le proche anniversaire (101 ans) de notre grand poète international, je réédite son portrait pour ceux qui l'auraient oublié.
Hormis sa tronche toute cabossée de pilleur de dépotoir, sa
démarche de gorille en cavale, son allure de déserteur de l'armée du Salut en
instance de détox après un passage à tabac, il avait tout d'un gentleman et ne
déparait pas, assis, en train de siroter sa verveine frappée, la devanture du
Flore, à Saint Germain. Mathias de la Brillaudière est, de toutes les façons,
trop remarquable pour s'inquiéter d'être remarqué.
Arrière petit fils d'un descendant de Bertrand du Guesclin,
cousin au troisième degré de l'héritière du concierge du pavillon de
chasse de Chateaubriand, son patrimoine génétique et pécuniaire l'a mis à l'abri de tous les soucis du tiers État et il put se
consacrer corps et âme à sa fibre poétique.
Il devint à la seule force d'une inspiration qui ne
connaissait pas l'apnée, le poète qu'aurait fréquenté Villon, aimé Verlaine,
admiré Boileau et devant qui, même les ennemies héréditaires de la patrie,
s'inclinaient. Les Nobel reconnaissant, lui décernèrent à trois reprises
leur prix. La littérature lui doit beaucoup, pour ne pas dire tout, avec la
traduction en alexandrins de l'Anneau des Nibelungen, l'adaptation en esquimau
classique des fables de la Fontaine et la découverte d'un Victor Hugo
serbo-croate inconnu du grand, du moyen et du petit public.
Les trois volumes que la Pléiade vient de rééditer à
l'occasion de ses 100 ans vont être pour les quelques dont vous faites
partie, je le subodore, devant la confusion que votre hypocrisie n'arrive pas à
cacher, l'occasion de découvrir la variété de son inspiration, la richesse de
sa prosopopée et son élégance à transcrire tout ce qui ne peut être dit.
Pour vous mettre de l'eau dans la bouche et vous combler, je prends la liberté d’allécher votre curiosité avec deux vers
emblématiques de son style, de son orthographe, de sa grammaire et de son
vocabulaire:
"La vague était
furieuse d'être prise en glace
Mais le mal était fait
et tenait à sa place."
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dimanche 2 septembre 2018
LE MONDE DE DEMAIN
Hier, le monde n'allait pas bien. Les guerres, les révolutions, les grèves se partageaient le temps quand il n'était pas en paix. La stabilité était précaire . Les gens étaient pourtant formatés par une église puissante, un état intransigeant sur les principes, une école respectueuse des valeurs de la République et l'amour de la patrie. Le bien, le beau, le bon étaient glorifiés, le mal condamné. On ne plaisantait ni avec l'honneur ni avec les supérieurs.
Aujourd'hui, la société ne va pas mieux. On a toujours des guerres, des révolutions, des grèves, mais c'est pour demain que je m'inquiète car, si celle d'hier, dressée à la dure sur des valeurs respectables à défaut d'être respectées et cadrée par des interdits qui empêchaient la majorité de divaguer, nous a montré qu'elle savait faire ce qu'il ne fallait pas en s'exterminant dans de grandes guerres imbéciles, en s'entre-tuant longuement dans une révolution fraternelle et en se combattant au nom d'une lutte des classes en attendant le grand soir, que vont faire les générations élevées dans un système qui a inversé l'échelle des valeurs et où l'exemple vient d'en bas? Vivant dans un monde pornographique, ayant le culte de l'argent et de la réussite à tout prix, regardant le monde au travers du miroir de la télé-réalité-virtuelle, abreuvés de fausses nouvelles, élevé dans une famille en cours de décomposition-reconstruction au point où l'enfant ne sait plus quelle mère ou quel père aimer. Éduqués par des enseignants déboussolés , n'ayant dans la tête qu'un minimum de mots mal écrits à force de ne voir que des images et ne plus savoir lire, les gens n'auront pas le vocabulaire qui permet aux pensées de germer et de s'exprimer, aux sensations de s'extérioriser en impressions, les émotions en sentiments.
Ne sachant pas ce qu'est une famille unie, l'individu ne saura pas ce qu'est la familiarité, l'appartenance. Il se sentira un étranger dans sa ville , dans son pays, à sa patrie.
Le vice étalé, partagé, accepté aura remplacé au panthéon la vertu plus difficile à exercée, moins gratifiante dans l'immédiat, on peut craindre pour son avenir.
Ce monde où le virtuel aura remplacé le réel, le super-héros Edmond Dantès, Philéas Fog, Cyrano, Tabarly et le vice, la vertu, ne sera-t-il bon à vivre que pour ceux qui l'auront fait à leur image?
DOMMAGE POUR EUX
Il est très difficile à ceux qui aiment se faire peur de se promener dans un cimetière, un vendredi, à minuit, sous une lune blafarde et un orage, parmi les éclairs car la porte est toujours fermée.
DE TOUT UN PEU
Si vous voulez une fin plaisante, entraînez vous à mourir de rire.
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Si le propos est enflammé, avec une langue de bois, la conversation fait des étincelles.
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Le front de terre affronte le front de mer en terrain vague.
samedi 1 septembre 2018
OÙ Y A DE LA PEINE; Y A PAS DE PLAISIR
Quand on n'a pas de dents, on peine à mâcher. Quand on n'a pas de pieds, on peine à marcher. Pour les culs de jatte édentés, c'est la double peine.
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LE PORTRAIT DU 14 MARS 2014
- «Vous êtes content? »
- « Oui,
s’il n'y en a qu’un, je serai celui-là ».
- « Vous
avez raison, pourquoi vous priver ? ».
- « C’est un principe chez moi, je ne suis jamais aussi bien servi que par
moi-même ».
- « Vous
êtes l’exception du moment. Il n’y a que des mécontents ».
- « Oui,
les pauvres. Ils n’ont pas la chance d’être moi qui vous parle. Je suis content
car tout me réussit. J’y peux rien. C’est plus fort que le mal. Je finis bien
ce que je commence et le résultat dépasse la prévision.
Et
c’est vrai depuis le début. J’étais tout petit à la naissance, 2,5 kg pour 50
cm et regardez le gaillard : 80 kg pour 1,85 m et que du muscle. J’’avais
rien et maintenant je suis sapé comme un prince, j’ai une
grande maison, des belles voitures, une belle femme, des beaux enfants, un bon
revenu.
Il me
suffit de vouloir pour pouvoir, de marcher pour avancer, de donner pour
recevoir, de reculer pour mieux sauter, etc.
Je suis
navré pour les jaloux, les grincheux, les paresseux qui, en plus de tout louper,
doivent supporter leur sale caractère. Ils devraient faire comme moi :
être contents. Il suffit de le décider. Tout s’enchaîne, devient facile.
Essayez pour voir et reprenez de ce Paris-Brest. Il vaut le voyage ».
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LE CONSEIL DU JOUR
Pas de visite à l'hôpital: l'endroit est dangereux. La mortalité hospitalière est plus de 70 fois supérieure à la mortalité routière.
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vendredi 31 août 2018
NOTRE TARE
Le plus dur à supporter, ce n'est pas le climat, le travail, l'actualité, les autres, mais l'ennemi intérieur. Il a mauvais caractère, il est paresseux, orgueilleux, lâche, avare, souvent idiot Il est tout et a tout ce qui nous rend odieux à nous-même et nous fait regretter de n'être pas quelqu'un d'autre qui, lui, serait intelligent, courageux, généreux, aimable, etc...
Il faudrait changer, se transformer, s'améliorer, devenir celui ou celle que l'on rêve d'imiter. On n'a beau essayer ou au moins le prétendre, c'est impossible, rien n'y fait, notre mauvaise volonté est si puissante, nos velléités tournent court même pas entamées, on s'y efforce le temps de le dire. C'est génétique, c'est notre tare.
TOUJOURS D'ACTUALITÉ
Il y a l’optimiste qui sait qu’il ira au paradis.
Il y a le pessimiste qui craint de se retrouver en enfer.
Et vous qui n’êtes ni l’un ni l’autre, vous espérez
quoi ?
Dormir dans le silence total, le repos complet, sans être distrait
pas des rêves, effrayé par des cauchemars, sans souffrances, sans souvenirs,
tranquille, paisible, apaisé. Le bonheur absolu et pour toujours.
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