Pour ne pas succomber sous le regard furieux de gorgones en furie, ne pas obéir aux injonctions injurieuses d'une mégères non apprivoisée et résister au chants mélodieux des sirènes enjoleuses, il faut être un misogyne endurci ou se voiler le visage ou se boucher les oeilles ou si , comme moi, vous êtes un mâle peureux, allez vous réfugier dans une tour d'ivoire, entourée de douves infranchissables, le pont levis verrouillé en position haute et vous terrer au fond d'une oubliette. Là, endormez-vous, tranquilisé et attendez la princesse charmante qui viendra vous délivrer dans un ou deux siècles de façon à ce que vous puissiez vivre dans le malheur conjugal encombré d'une bande de chenapans, sur une île déserte entourée de récifs coraliens autour de laquelle tourne une horde de requins blancs affamés tandis que rodent dans le ciel étoilé des drones kamikases envoyés par une de vos ennemies qui vous feront regretter les premiers mots de ce conte de fée.
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