Les gens qui parlent en ignorance de cause prennent leur désirs pour la réalité, le faux pour le vrai, l'imagination pour la réalité. Ils n'écoutent pas ceux qui parlent en connaissance de cause et s'adressent. à la raison, à la logique, au bon sens.
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
vendredi 31 juillet 2020
jeudi 30 juillet 2020
ENCORE UNE IDÉE GÉNIALE QUI TOMBE À L'EAU
J'ai proposé à Lactalis, le géant français du lait, une idée pour revitaliser le secteur en faisant du beurre à partir du lait de chèvre et de brebis. On en fait déjà de très bons fromages. Leur beurre devrait avoir le même succès. La cuisine au beurre serait révolutionnée.
Dommage, pas de réponse.
LE DERNIER CALCUL DU CENTENAIRE
Après avoir ajouté au coût de la vie et au poids des ans, l'ankylose des articulations et le montant de la retraite, le centenaire a été pressé de partir tant qu'il en avait les moyens et avant qu'il ne soit trop tard.
mercredi 29 juillet 2020
NOTRE SECONDE NATURE
Heureusement que nous avons l'habitude pour faire ou ne pas faire, courir ou marcher, manger ou boire, fumer ou chiquer, lire ou pas etc.. Si on ne l'avait pas, on hésiterait et il faudrait improviser sans être aidé par un antécédent. L'inquiétude, l'anxiété, l'angoisse seraient démultipliées, l'enfer sur terre. Avec l'habitude, il n'est qu'imaginaire.
mardi 28 juillet 2020
UN JOUR DE JUILLET DU CYNIQUE
Encore une journée qui sera dure à oublier avec un ciel bleu sans un nuage pour nous apporter de la pluie bien charnue qui sait mouiller sa terre. Le soleil fait le beau. On ne voit que lui. Il nous inonde de rayons à mélanomes, à brûlures au troisième degré, à dessécher l'herbe, les feuilles pour provoquer des incendies impossibles à maîtriser. Je parlerai du reste: les gens qui s'entassent sur les routes, les autoroutes, les plages, les vacances obligatoires qui n'en finissent pas et leur désœuvrement ennuyeux, le pastis et la sieste en permanence. Ce soleil plombe le moral, les forces, l’envie, le besoin, le porte-feuille.
Vivement l'hiver, la pluie, la neige, le froid, le vent que l'on puisse grelotter, se mettre au chaud, sans être condamné à se reposer.
LE COURS DU SOIR DU CYNIQUE
Je vais répondre à une interrogation que vous vous posez souvent et dont vous aimeriez connaître la réponse. Trop orgueilleux pour étaler votre ignorance et révéler votre paresse déjà manifeste à la maternelle, vous n'osez pas demander que l'on comble cette autre lacune de votre pauvre personnalité.
Altruiste, compréhensif, érudit, n'ayant rien à faire durant les 5 prochaines minutes, je vais satisfaire votre curiosité pour une fois bien placée.
Prenons par exemple, les métaux et le pourquoi de leur appellation en or, argent, uranium, plutonium. J'en choisirai un moins courant, le cuivre. D'où tire-t-il son nom, vous vous le demandez, perplexe.
À l'état natif, quand il sort de terre, il ne se ressemble pas et vous le prendriez pour quelque chose d'autre. Après plusieurs voyages et des traitements, il ressort tel qu'on le connaît et prêt à rendre les services qu'on lui demande en casseroles, fils électriques etc..
Il reçoit son nom grace à sa couleur cuivrée. C'est un mélange de rouge orangé qui en fait une couleur secondaire très appréciée. Son nom en dérive. Voilà une interrogation de moins qui ne vous taraudera plus le mental et vous permettra de libérer une page de rumination que vous sera utile pour une interrogation plus intelligente.
lundi 27 juillet 2020
LA SOCIÉTÉ VUE PAR LE CYNIQUE
L'homme est un animal qui vit en meute ou solitaire.
Certains recherchent la compagnie des autres pour se sentir exister, en sécurité. Ils s'entassent dans des immeubles, les uns au-dessus des autres, circulent dans des rues bondées, mangent dans des restaurants engorgés, vont dans les réunions, les assemblées, les concerts, les meetings, partent en croisière dans des bateaux gros comme des baleines pour pouvoir se noyer en groupe, le jour du naufrage. Ils lisent, écoutent, croient, votent comme la majorité. On parle d'une société grégaire de la même espèce que celle des termites.
D'autres, moins nombreux, ne se privent pas de leur individualité, de leur différences, de leur originalité. Ils refusent la promiscuité de la peau et des idées. Ils sont célibataires, ermites, déserteurs, gardiens de phare, de moutons, font le tour du monde en solitaire, ne lisent pas les journaux, ne regardent pas la télévision, ne suivent pas la mode, ne répètent pas ce qu'ils ont entendu. Ils se dominent assez pour ne vouloir imiter personne.
Y A PHOTO
Hier, les photos étaient des souvenirs saisis avec l'objectif de les garder dans le livre de l'histoire de notre vie. Les instants collectés devenaient mémoriaux.
Aujourd'hui, la photo est une image sans importance. Elle retient un instant qui se regarde seulement au moment où on le prend. La plupart font dans l'auto-portrait. Ils aiment se voir tel qu'ils sont au bout de leur bras, en gros plan pour se croire sur un écran de télévision, en vedette. Leur histoire ne sera pas dans un livre, ils ne savent pas lire.
dimanche 26 juillet 2020
LA MÉFIANCE CORPORELLE DU CYNIQUE
Le corps est rancunier et nous veut du mal pour nous punir d'être obligé de nous supporter. Il passe son temps à nous faire souffrir pour se venger d'on ne sait quoi. Il multiplie toutes les occasions pour nous faire peur, nous angoisser et, kamikaze, va jusqu'à se laisser pourrir pour se débarrasser du locataire qui l'insupporte. Atrabilaire congénital, il traite mal même le plus attentif à son bien être et il ne lui épargnera aucune avanie pour le remercier de tant de soins dispensés si longtemps. Le corps est une ordure à ménager.
UN ABORD PARTICULIER D'UN MÉTIER PEU FRÉQUENTÉ
Dans une typologie de métiers (2.4.2013), je donnais un avis sur le métier religieux. Je vais approfondir mon exploration de cette profession en perte de vitesse dans l'une de ses spécialisations: le religieux monastique.
Il s'enferme dans un couvent au murs épais pour y mener une vie austère, frugale, monotone, en célibataire, en étant soumis à une discipline définie il y a quelques siècles (pour plus de détails, on peut se référer à la règle de saint Benoît). Elle décrit de façon minutieuse et minutée la journée du moine bénédictin. Pour supporter cette discipline pénitentiaire volontaire, la foi doit avoir une dimension particulière, quasi-surnaturelle. C'est elle qui nous interpelle, pique notre curiosité, nous oblige à une intrusion non autorisée dans l'intimité spirituelle du reclus volontaire.
L'habitude est d'avoir à l'égard de ces gens-là une attitude admirative inconditionnelle, une déférence respectueuse et une stupéfaction dénuée de toutes réserves. Le journaliste, le cinéaste saisis par la majesté des lieux, la solennité de l'atmosphère, l'ambiance calme et silencieuse, la sagesse de son interlocuteur, habituellement le prieur, son intelligence, sa culture, le regard, la hauteur de sa spiritualité lui font oublier d'avoir un esprit critique, de poser des questions dérangeantes dont la principale: "pourquoi êtes-vous là? "
L'apparence n'est pas forcément trompeuse et nous ne croyons pas que le bon moine joue la comédie de la sainteté avant la canonisation.
Mais de la même façon que se joue tous les jours, devant nous, la comédie du pouvoir par des politiciens, parfois même véritablement doués pour la politique mais qui ne font que satisfaire une soif de pouvoir, une ambition forcenée, le goût des honneur, le besoin de dominer, nous pensons qu'il peut y avoir des raisons secrètes à la vie monastique, cachées, inavouées.
Pour supporter un enfermement, une privation de liberté, l'abandon de tous les plaisirs des sens, la monotonie d'un emploi du temps imposé, une discipline d'acier, le silence, la solitude affective, la promiscuité de proches inconnus, il faut être particulier, avoir un caractère spécial, une mentalité différente .
Ill faut de'abord croire en Dieu. La condition est grandiose. Généralement elle est remplie par l'intermédiaire d'un coup de foudre, façon saint Paul, d'une révélation qui ne se discute pas car impérieuse, façon Claudel, d'une lente maturation, façon vocation tardive. Le moine ne fait pas dans la demi-mesure. Son engagement est à plein temps, 24 heures sur 24. Rien ne le distrait de son objectif: satisfaire les désirs, les besoins d'un Dieu invisible qui l'a convaincu de son existence par une auto-suggestion irrésistible et accumuler suffisamment de mérites par des génuflexions, des ovations, des oraisons, des signes de dévotion, d'admiration, au point de forcer son maître tout puissant à le récompenser quand le moment sera venu. Le moine investit donc tout ce qu'il est dans un projet au long cours et pour son avenir qu'il pressent éternel. Il a une âme de joueur, sous son air austère, à la Pascal.
Se priver volontairement des plaisirs qui rendent la vie à peine supportable n'est donné qu'à des êtres dépourvus de toute sensualité et d'appétit pour la bonne cuisine, les bons vins, la belle musique, le grand théâtre, les beaux spectacles, les belles expositions, les beaux voyages, les belles femmes etc. et doté d'une personnalité à dominance masochiste. Ce renoncement doit accompagner chaque instant et ne peut être supporté que si la mortification, par un effort de l'imagination, prépare les voluptés infinies qui seront offertes après le jugement dernier. Ce masochisme vécu au présent est la condition que le joueur s'impose pour gagner son pari pour son futur.
Mais une adoration aussi courtisane, un don de soi aussi intéressé ne cachent-t-ils pas la vraie raison de cette reclusión: un amour de soi démesuré, un orgueil dénaturé qui font croire que l'on mérite autre chose que celui qui n'a pas la même foi ou s'agit-il seulement d'un coup de folie très allongé?
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