On peut s'en tenir à l'apparence, ne pas chercher ce qu'elle cache et continuer de croire que ce que l'on voit, entend n'est pas un mensonge. On peut aussi ne pas s'y attarder, aller au delà, derrière les simulacres, le décors en trompe l'œil, la façade en carton pâte, en fausses pierres de taille et aller au cœur de la réalité pour comprendre le fin mot de l'histoire. Mais cette découverte exige une curiosité pour l'inconnu, le mystère, les énigmes. Heureusement pour la tranquillité de notre corps, la quiétude de notre esprit, la paix de l'âme, nous en sommes dépourvus, à la satisfaction de notre inconscience qui dicte sa loi à la conscience qui voudrait savoir ce qu'il y a de vrai dans les images que l'on regarde, dans les paroles que l'on écoute et dans les idées qu'on nous transmet. Que notre programmateur inconnu soit remercié de sa bonté, de sa générosité, de sa pitié, en limitant nos capacités, il nous a protégé de la connaissance ultime, celle qui révèlerait que nous sommes le pion d'un fou qui s'amuse de nous faire souffrir et de nous voir mourir.
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