La censure étatique et médiatique est regrettable mais elle nous reste inconnue si elle est bien faite et nous en souffrons seulement a posteriori et pour le principe. L'auto-censure que nous nous affligeons est beaucoup plus pernicieuse. En nous empêchant d'exprimer un sentiment, une sensation, une opinion, pour des raisons variées: prudence, décence, elle crée une rétention nocive pour la santé. Le mental souffre autant que la vessie quand nous gardons prisonnière une information que nous aurions aimé communiquer. On provoque une frustration, une colère intérieure dont nous sommes coupable et victime. Pour éviter ce désagrément déprimant, faites comme le cynique, éliminez la bien-pensance, ce fléau de la relation publique qui nivelle par le bas la réflexion en prenant comme étalon le politiquement correct et pour référence l'idée dominante très souvent absente.
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