Gloire, santé, prospérité à ceux et à celles qui sacrifient aux devoirs matinaux et se lèvent tôt pour aller vaquer aux soins de la communauté encore endormie dans de beaux draps. Ils se précipitent cahin-caha, clopin-clopant au travail et remplissent les étagères, vident les poubelles, ouvrent les enveloppes, serrent les boulons, répondent au téléphone, aux clients, aux questions, aux demandes, réparent les voitures, les coupures, bouchent ou remplissent les trous, usent leurs yeux, leurs semelles, leur patience, préparent le café, font la vaisselle et consacrent leur jeunesse, leur vieillesse, aux autres qui dorment, se reposent, s'amusent, digèrent, regardent, chantent, méditent, ne pensent à rien, qu'à eux, tous des salauds, des salopes, des parasites, des retraités de la fonction privée ou publique qui, après une vie à se tourner les pouces font de celle de ceux-là un océan de fatigues, de souffrances, d'ennuis, d'accidents domestiques, de travail, de trajet pavé d'insultes, de mépris, d'un salaire de misère. Ouf et basta...
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