Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


samedi 14 mars 2015

LA FOLIE DE LA GRANDEUR

Certains individus sont bien à plaindre. Alors que les schizophrènes, les paranos, les maniaco-dépresseurs sont accessibles au traitement, eux sont incurables. Ils sont atteints de la folie de la grandeur. Leur profil est stéréotypé: ils sont beaux, grands, intelligents et surtout riches, riches, très, très riches. Leur état peut être inné, congénital ou acquis par la chance, le vol, la spéculation, l'escroquerie, le coup de génie. Ils ont tout. C'est leur drame, ils n'ont plus rien à désirer, aucune frustration à satisfaire. Leur vie est un plateau lisse, sans issue. Ils n'ont jamais faim, jamais soif, jamais trop chaud, jamais trop froid. Jamais signe leur existence.
Ils seraient jaloux, s'ils savaient qu'ils existent, de ceux qu'un morceau de pain rassasie, qui ont froid et qu'une couverture mitée réchauffe, qui ont chaud et qu'un verre d'eau glacée rafraîchit, enfin de tous ceux qui n'ont rien et qui se contente d'un peu.

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