Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


vendredi 20 mars 2015

PLUS DE PEUR QUE DE MAL


Les réseaux sociaux ont été, ce matin, pendant quelques minutes en effervescence à la suite d'un message posté, sur Facebook, par Arthur, le fils cadet de la famille Durant de Romorantin:
«Je suis en perdition sur une route de la cordillère Peligrosa, au sud du Machu-Pichu. Mon camion de 45 tonnes, un Mac-Carter chargé de blockbusters explosifs est en panne d'essence, a les trois arrière-pneus gauches crevés et le rétroviseur droit a été arraché. Il y a un glissement de terrain devant et une avalanche derrière. Il fait -20°, je suis à 3900 mètres d'altitude, et je vais commencer une crise de palu alors que j'ai oublié ma nivaquine. Quelqu'un pourrait-il- venir m'aider?»
Cette appel angoissé fut immédiatement relayé et suscita une réaction en chaîne qui impressionne chaque fois qu'elle se produit, soit à peu près tous les jours. Un flot de messages envahit le Net, du genre:
-«Courage, fiston, dès qu'on m'a enlevé mon plâtre, je cours à ton secours»
-«De tout cœur avec toi, je mets un cierge à sainte Rita, patronne des Causes Désespérées»
-« Meurs tranquille, j'organise un loto pour ta veuve et tes orphelins»
- etc. etc.
La sympathie générale mit en branle les manifestants qui, ce matin- là, n'avaient pas de cause à défendre. Un cortège spontané déferla du métro Odéon à Saint Germain aux cris de « Arthur, ON EST AVEC TOI »
Le mouvement unanime déclenché à 9 heures 10 s'éteignit à 10 heures 15 quand un communiqué de la TOTALE ASSURANCE GLOBALE tomba sur les médias au moment où elles allaient sortir un numéro spécial.  La société INTER CORDILLÈRE DES ANDES qui a le monopole du transport de Mexico-City à Ushuaia, 2 fois par jour, informe que la TAG qui assure la société a dépêché, aussitôt la balise de détresse déclenchée par notre chauffeur, un hélicoptère-grue qui est sur site. Une équipe de médecins déjà sur place a maîtrisé la crise de palu avant qu'elle se manifeste. Le camion réalimenté,  les pneus changés et un rétroviseur tout neuf replacé, a été remis sur une route carrossable. Il  poursuit sa route en direction de Buenaventura où il arrivera avec 2 heures de retard.
On est, une nouvelle fois, réconforté par l'empathie naturelle qui unit si fortement nos compatriotes les uns aux autres quand la situation l'exige.

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