Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 1 mars 2015

LA SOLUTION

Quand je suis perplexe, en proie à l'aréflexion, quand je ne sais où, ni vers qui me tourner, en un mot quand le problème m'est insoluble, que feriez-vous à ma place? Abandonner, se résigner, renoncer. Vous ne savez pas, le cas ne s'est jamais produit. Moi, je n'ai pas cette chance mais je ne capitule pas, j'emploie les grands moyens. Il faut du courage, de l'abnégation, du stoïcisme, pour oser ce que j'ose: je prends un livre de KANT. N'importe lequel, j'ouvre une page, n'importe laquelle, et je lis une phrasez, au hasard, celle-là, par exemple :
«Cela étant il nous reste encore, une fois dénié à la raison spéculative tout progrès dans le champ du suprasensible, à rechercher si ne se trouvent pas dans sa connaissance pratique des données conduisant à déterminer ce concept transcendant de la raison qui est celui de l'inconditionné, et permettant ainsi de faire accéder, conformément au souhait de la métaphysique, notre connaissance a priori, bien qu'uniquement du point de vue pratique, au-delà des limites de toute expérience possible.»
Scrupuleux, je la relis (cette phrase) une fois, deux fois, pour être sûr et certain qu'elle m'est parfaitement incompréhensible. Plutôt que de stupéfaction, il faut parler de stupeur  pour décrire l'état dans lequel ce texte  me plonge. Après cette épreuve, le problème le plus ardu des mathématiques quantiques paraît enfantin. Et, montre en main, en une minute, la solution sort de son trou, le problème est résolu.
Je soupçonne Einstein, au moment où il coinçait pour mettre au point sa formule magique d'avoir utilisé ce subterfuge. Pour être juste, on pourrait faire de KANT, le père de la bombe atomique!!

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