Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 7 avril 2026

LES COUPS D'ÉTAT

Il y a deux façons de réussir un coup d'État. 

La rapide, comme celle qui mena au pouvoir le futur Napoléon III le 2 décembre 1851 après un passage par la présidence de l'éphémère deuxième République ou celle que nous décrit Jean-Christophe Ruffin dans son excellent livre "D'or et de jungle" (Calmann-Lévy, 2024). Il raconte comment une officine spécialisée peut livrer clés en main un pays à un ultra riche voulant avoir les coudées franches pour ses grandes affaires plus ou moins douteuses. Il suffit d'une bonne organisation avec des spécialistes. Les moyens actuels rendent le processus infaillible. La prise du pouvoir est rapide car le fruit a vite muri et était déjà pourri quand il est tombé dans la main qui avait prévu de le cueillir.

La lente respecte les codes démocratiques avec la même finalité: donner le pouvoir à une personne choisie par une entité dans ses intérêts. En France, le contrôle de l'opinion par l'information est facile puisque les gens qui ont  l'argent possèdent aussi  les médias. L'inconnu dans la foule devient, grâce à eux, le sauveur de la patrie dès que l'ordre est donné de transformer le candidat idoine, qualifié de prodige, de miracle de la nature avec une intelligence supérieure, une précocité prodigieuse, des qualités d'enfant modèle qui en feraient le gendre idéal et le président qu'il  faut à la France, pour faire bien tout ce que les autres n'ont pas fait. Toutes les portes se sont ouvertes pour que le parcours de ce quasi-extraterrestre répondent aux critères habituelles: passage obligé dans l'école d'administration, un autre  dans la haute administration pour lubrifier les rouages de la manipulation, une nomination à un poste ministériel pour mettre le dernier pied à l'étrier, un adoubement, signe d'allégeance avec enrichissement dans la banque  privée qui "onctionne", de façon coutumière, la plus haute fonction et voilà mis en orbite le futur sauveur de la nation. 

Tout ce qui aurait pu ternir l'image saint sulpicienne est caché et le sordide est maquillé en love-story. Les énormes frais occasionnés par la mise en place, puis en route d'une colossale organisation  avec création ex-nihilo d'un parti et le financement d'une campagne menée à l'américaine montrent que le jeu était sérieux et en valait la chandelle pour ces spécialistes du retour sur l'investissement. La suite dira qu'ils n'ont pas été déçus. Dans ce genre d'équipe, il y a toujours une équipe chargée des coups tordus. Elle a été brillante pour son fait d'armes le plus saillant avec l'élimination de l'adversaire le plus coriace par la sortie d'une pantalonnade assortie de l'emploi fictif, commun dans ce milieu, d'un membre de la famille. La justice téléguidée par on sait qui a instrumenté avec une diligence qui a beaucoup rassuré sur son efficacité et moins sur son indépendance. Personne ne sera sorti grandi de ce coup d'État déguisé en élection libre: son parti, une créature artificielle; le candidat, un canada dry; nous, les électeurs imbéciles  qui nous sommes faits berner en votant pour un homme sans qualités présidentielles.

Ces exemples montrent qu'il est facile  de  mettre l'État au  service d'intérêts privés. La ruse est le plus sûr moyen. Un bon comédien, des discours racontant ce que l'auditoire veut entendre, un public naïf manipulé et désinformé, des complices bien placés et, dans la coulisse, des manipulateurs ayant assez d'argent pour acheter les consciences qui vont  tromper les inconscients.

PS: sachons aussi que rien n'a changé. Ceux qui sont aux commandes ont déjà planifié leur prochain coup d'État. Tout est en place. Il y a plusieurs candidats sur la ligne de départ, la casaque change mais le propriétaire est le même.

LE DERNIER CONSEIL EST À SUIVRE

N'attendez pas d'avoir cent ans pour comprendre que vous ne ferez pas le bonheur des gens malgré eux. Cessez de leur dire de ne pas fumer, de moins boire d'alcool et davantage d'eau, de moins manger, de marcher, de lire autre chose que des biographies, des modes d'emploi et une mouture du journal officiel. N'essayez plus de leur ouvrir les yeux, de leur montrer le mauvais côté des choses, de démolir une croyance, de les affranchir. Pour résumer, arrêtez de faire comme moi et de donner des conseils.

POURQUOI ?

On apprend à bien se tenir à table, le français, l'histoire, les tables de multiplication, mais jamais à prendre de bonnes décisions. 

lundi 6 avril 2026

La loi pour un anarchiste, le patriotisme pour un apatride, la foi pour un athée, la vérité pour un menteur sont des valeurs inutiles, à supprimer, à combattre car elles appartiennent au domaine des idées dangereuses fabriquées par ceux qui en ont l'usage pour dominer ceux qui y croient.

POUR UNE POLITIQUE RÉALISTE

 La pertinence ne serait-t-elle  pas, aujourd'hui, pour la France de 

- quitter l'Otan,

- boycotter Israël, instaurer un embargo sur son commerce,

- rappeler notre ambassadeur à Washington,

- refaire une grande alliance franco-russe comme celle qui a uni les deux pays entre 1892 et 1917. Rappelons que les russes engagèrent la guerre, à l'Est, contre les allemands dès le 17 août 1914, soit 21 jours après le début de l'invasion de la France. Les américains arrivèrent, eux, 3 ans plus tard et, lors de la dernière, après 4 ans et l'avoir détruite avec leurs bombardements. 

MA PEUR AUGMENTE

Ma peur augmente car si Trump menace de faire revenir l'Iran à l'âge de pierre en jouant à Truman et en vitrifiant ou sublimant Téhéran comme ce dernier l'avait fait de Hiroshima et de Nagasaki, il pourrait obliger les amis  qui possèdent des bombes atomiques à respecter leurs engagements et à en offrir à ceux qui sont aussi des alliés.  Les États-Unis en devenant l'empire du Mal, la honte de l'Occident, le grand Satan se mettent au ban de l'humanité et personne ne pleurera sur le même malheur dont ils accablent ceux qui ne leur obéissent pas. Mépriser le reste du monde les a rendus inconscients, irresponsables, impitoyables et, pour le moment, incurables. Il faut aussi être très bête pour n'avoir pas compris que, dans une lutte à mort, les fous de Dieu partent avec un avantage d'origine divine en face d'un adversaire dont le dieu n'est qu'un  dollar déprécié qui, un jour, ne vaudra que son poids en papier. 

dimanche 5 avril 2026

UNE QUESTION

Pourquoi attendre ce qui va arriver, se produire, finir et ne pas prendre les devants en partant avant? Je me le demande.

LE CONSEIL

Ne croyez pas au retournement de veste, au changement d'opinion, à une  conversion tardive, c'est pour faire plaisir, sauver sa peau, par diplomatie, opportunisme. 

PS: à utiliser avec précaution, en cas de force majeure (éviter un peloton d'exécution, un interrogatoire du troisième degré et au temps de l'inquisition, le bûcher). Mais c'est vous qui voyez.

LES DEUX COMÉDIES INDISPENSABLES POUR CONNAÎTRE LA SOCIÉTÉ DES VIVANTS ET DES MORTS

Balzac et Dante nous ont dit tout ce qu'il fallait savoir  de la société des vivants et de celle des morts. L'un nous raconte le monde dans lequel il vit,   l'autre celui qui nous attend.

D'abord la Comédie Humaine du premier (1799-1850). En 26 ans de  travail  et  95 volumes, il a crée 2500 personnages qui animent  un voyage dans la société de son temps. Elle nous intéresse car, à part quelques détails triviaux, rien n'a changé. Celle d'aujourd'hui partage les défauts de son ancêtre avec l'hypocrisie, l'avarice, l'orgueil, l'indifférence, la méchanceté, l'ambition et les qualités habituelles qui, elles aussi, n'ont pas changé et que tout le monde connaît au moins de nom. Il porta, dit-il, la société toute entière dans tête et il en décrivit les illusions, les grandeurs, les misères avec un réalisme, une vérité, une humanité, une générosité qui restent sans égale. 

Ensuite, peu avant la fin et pour se préparer à la suite, il faut lire la Divine Comédie de Dante (1265-1324). En 14 000 vers, il raconte sa traversée de l' enfer, du purgatoire et du paradis. Ce poème mystico-philosophique est à la fois une vision allégorique qui nous promène d'abord en enfer à la rencontre de ceux qui vont y expier longtemps leur addiction à la luxure, à l'avarice, à la traitrise. C'est aussi un reportage et une satire politique de son époque dont la  richesse reste intacte. Puis on remonte vers le purgatoire. Un endroit moins effrayant car ce n'est qu'une zone de transit où l'âme des repentis se purifie dans l'attente du salut. Ils sont des candidats certains pour le paradis que Dante nous décrit avec des détails qui ne sont pas sans évoquer certains récits d'expériences d'état de mort imminente avec cette lumière au bout du tunnel qui est suivi de moments étonnants.

Ces deux œuvres extraordinaires ne sont pas seulement admirables dans leur fond et la forme, elles sont  un viatique nécessaire pour un esprit qui ne veut pas rester idiot. L'une nous apprend à voir le monde tel qu'il est, l'autre nous  fait imaginer  celui où l'on pourrait aller. 

samedi 4 avril 2026

LE CONTRAIRE DE L'OPPOSEÉ

Le malheur rend heureux quand il cesse et le bonheur rend malheureux à sa fin.
De tout un peu, mon quatorzième volume imprimé par Amazon aurait pu s'intituler Rien de tout car il n'intéressera que ceux qui n'aiment pas les  romans policiers, à l'eau de rose, la science-fiction, l'héroïque fantaisie, détestent les livres d'histoire de géographie, de physique, de chimie, les biographies, les iconographies. Les autres qui ne lisent pas ne sont pas concernés. Le sont seulement ceux qui préfèrent pas assez à beaucoup trop.

UNE PEUR

À la place des américains, je ne serais pas rassuré par la politique étrangère de leur étrange président qui se croit le maître du monde et je vivrais dans la peur. 

En faisant de la guerre un outil de destruction massif, il pense convaincre avec des arguments frappants et obliger ses ennemis à se soumettre, à ramper, à accepter une servitude involontaire. Son inculture doit lui faire ignorer la parole christique qui dit : "celui qui prend l'épée périra par l'épée". Son  négationnisme du génocide à Gaza, son adoubement de l'expansionnisme au Liban, en Cisjordanie, sa participation à l'agression de l'Iran sont en train de fabriquer une montagne de haine qui atteindra, un jour, la hauteur de l'Himalaya. Son destin sera d'exploser avec une  violence dont on ne peut imaginer la puissance. Le souvenir du 11 septembre aurait dû servir et faire comprendre aux dirigeants américains que les ennemis qu'ils secrètent avec une constance et une efficacité fordienne sont capables de porter le feu chez eux aussi bien que leurs bombardiers chez les autres. Cela n'a pas été compris et ils redoublent leurs efforts. 

Ce que je crains et qui me fait pleurer d'avance, c'est qu'une victime qui aura vu sa famille, sa maison, ses amis, sa ville anéantis ne décide d'appliquer la loi du talion et de se venger à la façon évangélique. Il est aujourd'hui facile d'acheter, de voler, de fabriquer une petite bombe atomique sale ou propre et de la faire exploser là où elle fera du mal à des milliers, voire à des millions d'américains dont le crime, pour la moitié d'entre eux aura été de vote républicain. Leur pays n'est pas un sanctuaire et la drogue y pénètre par touts leurs côtés. Un colis piégé y trouvera facilement un asile. 

La folie de l'un, la colère de l'autre sont de mauvaises conseillères, mais si l'un écoute la sienne comment peut-on espérer que l'autre n'y trouve pas l'excuse qui le fera passer à l'acte? Qui peut dire que l'engrenage ne s'est pas déjà mis en route? Le premier a, lui, déjà appuyé sur le bouton rouge.
Quand on y réfléchit, les chanteurs sont des instruments à cordes vocales.

vendredi 3 avril 2026

PAUVRES IRANIENS

Les français savent ce qu'endurent les iraniens bombardés par les américains. Je suis assez âgé pour avoir vu ma ville pilonnée et des quartiers entiers éventrés. Après le passage de leurs forteresses volantes, les cimetières se sont remplis par des dizaines de milliers de morts et des villes entières ont du être reconstruites. Pour changer un régime et le rendre plus conforme à leurs intérêts, les américains ne s'embarrassent pas de sentiments, ils éradiquent. Les iraniens doivent s'attendre à ce traitement en pire car un fou est aux commandes. S'ils ne veulent pas devenir comme nous, une colonie servile, il faut qu'ils résistent à cet imperium ignoble qui entrera dans les poubelles de l'histoire plus vite qu'il n'y ait entré.

TOUT EST RELATIF

Les soucis, les tracas, les ennuis, les contrariétés sont des désagréments qui viennent polluer notre plaisir de vivre parce qu'on leur donne une importance qu'ils ne méritent pas. Il suffit de les relativiser en les comparant à des catastrophes entrées dans l'histoire. Je vous en rappelle quelques unes afin que la perte de votre carte bancaire, l'abcès dentaire, la fuite du robinet, la contravention, le vin bouchonné, la visite  de la belle-mère et du beau-père, etc., prennent leur véritable proportion. Nous avons ainsi, par ordre chirologique: la chute du météorite en qui provoqua la disparition des dinosaures en moins 66 millions, la grande peste (1347), l'incendie de Londres (1666),  le tremblement de terre de Lisbonne (1755), la déclaration de la guerre de 14, etc.. 

Nos embêtements ne sont rien par rapport à ce que d'autres ont vécu et en sont morts. Par décence, cessons de nous plaindre pour des futilités et gardons nos gémissements pour le moment en préparation où une surprise très désagréable nous fera regretter le bon vieux temps de nos emmerdements. 

DE TOUT UN PEU

N'attendez rien des gens qui ont tout.
______

Partir sans savoir où l'on va  donne à l'arrivée un air de déjà vu quand on a tourné en rond.
_______

Ce qui empêche de partir ce n'est pas l'attachement à ce que l'on laissera ni la peur de l'inconnu, mais la certitude que les moins seront plus nombreux que les plus.


jeudi 2 avril 2026

Le solitaire qu'il soit un loup, un ours, un sanglier, un célibataire est vu comme un atrabilaire, un misanthrope fuyant la société par haine des autres  ou mis à son ban parce qu'il a la peste, est pauvre, vieux, sale et méchant. 

La paire est, elle,  célébrée. Les couples traversent les siècles littéraires et  ne divorcent pas: Roméo et Juliette, Tristan et Yseult, Abélard et Héloïse, Chimène et Rodrigue. Quichotte et Sancho Panza, Robinson et Vendredi. D'autres aussi inséparables appartiennent à une autre légende et l'on a le diable et le bon Dieu, Caïn et Abel, la guerre et la paix qui illustrent l'éternel combat entre le mal et le Bien.

MODUS VIVENDI

La cohabitation du corps et de l'esprit pose un problème insoluble. Les anciens et les modernes s'y sont attaqués, peine perdue. Adieu le consensus, place au compromis. 

Les deux se tiennent par la barbichette, chacun dépend de l'autre, question de survie. L'esprit a un handicap, il arrive le dernier. Les bons réflexes ont remplacé les archaïques mais ils sont exigeants, envahissants avec l'appétit, les besoins d'exonération, la peur d'être abandonné dans le froid, le pipi et le caca. Cet état larvaire dure longtemps et il faut attendre l'âge de raison  pour qu'apparaissent les grandes idées, les nobles pensées, les réflexions profondes, les vastes connaissance après l'installation des sentiments, des qualités et des défauts.

Aux aléas du corps avec la maladie, les accidents répondent les souffrances de l'âme (angoisse, inquiétude, obsessions, dépression, névroses) entre lesquelles s'infiltrent  les soucis, les tracas, les peurs.

Avec le temps,  on s'habitue, l'un fait avec l'autre, bien forcé, impossible de s'échapper autrement que par la manière forte mais le droit s'y oppose encore. 

LE BIEN NOMMÉ

Rares sont les cimetières aussi élégamment accueillants que celui qui porte le nom de la gare dont il n'est séparé que par une avenue et qui porte le même nom: Montparnasse-Bienvenue.

 Je ne suis pas certain d'arriver à mes fins en cours mais j'en  suis sûr pour la  dernière.

mercredi 1 avril 2026

Pour prendre de la hauteur, je grimpe à une échelle et, en haut, débarrassé de l'effet de sol,  je me livre au vertige du vide en me demandant, frissonnant, si je ne serais pas mieux, allongé dans mon lit, à rêver que je suis, très haut, assis confortablement sur une étoile filante.

MERCI

MERCI n'est pas un mot banal. Il est même redoutable, c'est une reconnaissance de dette envers quelqu'un qui a  ramassé un objet tombé, ouvert la porte, mis une pièce dans la main tendue, donné un conseil,  dépanné, etc. Ce merci peut être suivi de beaucoup quand le cadeau est conséquent.

Il reconnaît un statut de débiteur et on espère que le mot rembourse suffisamment pour éteindre la dette. Il ne le fait pas, car il  engage l'avenir puisqu'il atteste qu'un service a été rendu. C'est un liant et surtout un lien. 

Soyons donc économes de nos mercis. Pas  au point cependant de faire partie de ceux qui ne le disent jamais. Leur silence signe un complexe de supériorité qui ne peut admettre que sa grandeur soit redevable envers un autre, forcément inférieur. Ce serait humiliant donc intolérable. Ce sont les autres qui doivent les remercier d'être uniques et à son service.

PS: les sans-merci n'ont rien de commun  avec ces derniers. Ils appartiennent à l'espèce des prédateurs qui répandent le mal par orgueil, indifférence, gourmandise. Ce sont des humanoïdes dépourvus d'humanité. 
Si on comprenait que la vie joue un match contre nous,  que l'on passe  notre temps à l'entretenir alors que son seul but est de marquer le but, de nous envoyer au vestiaire du cimetière, on prendrait les devants et on refuserait de naitre.

mardi 31 mars 2026

J'aime le décubitus car la position allongée permet de voir le ciel de lit ou le bleu du ciel, les papillons, les petits oiseaux. Je hais l'orthostatisme car, debout, on voit l'horizon bouché, le ras des pâquerettes, la boue et tous les salauds et les salopes qui mentent, corrompent, salissent, en veulent à nos libertés, à notre argent, à notre peau.
En plus de l'être, les salauds salissent l'eau: deux raisons de finir en enfer.

LE CERVEAU ET LE TUBE DIGESTIF

Il y a des idées difficiles à croire, dures à comprendre comme il y a de la viande coriace, des légumes indigérables. Le cerveau a donc les mêmes problèmes que le tube digestif et tous les deux produisent de la matière nauséabonde avec l'un des théories fétides et l'autre des excréments puants. Ceci explique qu'on se retrouve, au final, dans le caca.                       

NOSTALGIE

Les conversations sont ennuyeuses parce qu'elle ne font que répéter ce qui a été mille fois entendu, des informations que tout le monde connaît et qui n'intéressent personne. Pour mériter son nom, elle devrait être enrichissante, satisfaire la curiosité, stimuler l'esprit critique, enflammer l'imagination et porter sur l'avenir, les projets, les actions en cours. Mais les lieux communs, les souvenirs de jeunesse, les vieilles casseroles sont si présents, si envahissants, si vivants qu'ils profitent de la moindre occasion pour se remettre en selle, occuper la scène. Ils s'affichent pour montrer que le présent et le futur n'égaleront jamais notre passé.

 Pour vivre tranquille, il suffit de croire la religion dominante, de suivre les conseils publicitaires, de mangers des plats préparés, d'écouter la radio d'état, d'obéir à la loi. On évite ainsi de poser des questions, de soulever des problèmes et donc de déranger l'ordre établi. On lui est fidèle jusqu'à la dernière extrémité puisqu'on disparait à la date de péremption inscrite sur le bulletin de décès.

lundi 30 mars 2026

DE TOUT UN PEU

Si Saint Joseph n'avait pas suivi l'exemple de ses beaux frères, la face du christianisme aurait changé.
____

Pour paraître celui que l'on voudrait être  et s'illusionner comme ceux qui font illusion, il suffit d'imiter ceux à qui on voudrait ressembler.
____

C'est parce qu'ils sont incapables de se taire  que ceux qui ont réponse à tout, parlent de ce qu'ils ne connaissent pas.

ÇA, C'EST BEN VRAI

Les idées saugrenues ont, sur les banales, l'avantage de créer la surprise, de piquer la curiosité et de déranger le confort des gens qui n'aiment pas sortir de leur vie végétative.
____

Ce qu'il y a de bien avec le téléphone, c'est que, lorsqu'il est ici et qu'on est là, on a une bonne raison de ne pas répondre et de rester tranquille.

MA FUTURE ET DERNIÈRE INVENTION

Si le plus grand savant du monde n'avait pas quitté Romorantin-Lanthenay pour passer sa retraite en Thaïlande, dans le stupre et la luxure, il aurait inventé le téléphone biodynamique. J'ai pris sa relève et l'ai concocté: de la taille d'une pièce de 10 centimes, implanté sous la peau retro-auriculaire, il prévient et on répond quand on veut, avant la sonnerie. L'autre oreille peut être équipée pour avoir la stéréophonie car il envoie aussi de la musique de la qualité de la Philarmonique. 

Ps: il sera disponible dès que l'usine qui fabriquera mon bijou ouvrira son portail.

HISTOIRE VRAIE

Ancien typographe, il adorait les livres non pour l'histoire, le style, mais les lettres des mots. 

dimanche 29 mars 2026

MOT ET OBJET

Les mots et les objets ont deux points communs: des valeurs statiques et dynamiques comparables.

Un mot isolé dans le dictionnaire se distingue par son sens, le nombre de lettres, le son qu'il a quand on le prononce. Il ne dit rien de plus. Sa valeur se réduit à lui-même. L'objet subit le même sort. Posé sur une étagère, mis dans un placard, un tiroir, il est inerte. On sait qu'il existe quand on on le voit. Il ne fait rien, ne sert à rien.

Le mot seul  est un sujet qui a besoin d'autres mots qui sont des  verbes, des compléments, de prépositions, des adjectifs, des articles. Bien agencés, ils vont former des phrases qui exprimeront une idée. En s'additionnant de façon cohérente, élégante, ils finiront en théorie, en roman et s'empileront dans les feuilles d'un livre. L'objet, lui, est pris en main ou branché sur une prise électrique pour s'animer : le couteau se met à trancher, le tournevis à tourner, la pince à couper, le four, le radiateur à chauffer, le moulin, le ventilateur à tourner, le moteur démarre la voiture  roule etc.. 

Mot et objet ont le même destin tragique : ils servent un moment et disparaissent, emportés par le vent d'une parole en l'air, les livres tombent en poussière, les mécaniques, le matériel s'usent, se détraquent, deviennent une épave. Ont-ils une âme ? Un poète a posé la question,  ceux qui prêtent aux pauvres disent oui.

LE CONSEIL DU CYNIQUE

Si vous voulez ne pas vous fatiguer, ne pas vous ennuyer, souffrir, gémir, dormez.

PS: c'est vous qui voyez.

PS : d'après des faits réels.

LE CONSEIL DU DIMANCHE

Soyons logiques, pragmatiques et de la même façon que l'on ne peut revenir en arrière et revisiter le passé pour le changer, cessons de nous projeter dans l'avenir et d'y voir des monts et des merveilles ou des abominations à faire peur. Vivons au présent dans la joie, la bonne humeur et le bonheur.

samedi 28 mars 2026

Si vous voulez avoir auprès de vous un compagnon qui, chaque fois qu'il vous voit trépigne de joie, vous accompagne dans vos promenades sans vous poser des questions, dit avec franchise quand il a besoin de sortir, vous fait confiance, ne vous fera jamais de reproche si vous avez été brutal, l'avez oublié, enfermé par erreur, vous pardonnera votre mauvais caractère, vos sales habitudes, vos habitudes détestables. Si vous voulez tout ça, prenez un chien.

L'esprit voudrait être le maître mais son adversaire occupe le terrain. Chacun a son  armée. Le corps a pour soldats des sensations qui exigent des satisfactions, ne se contentent pas de promesses. Quand il a faim, il veut manger, soif boire, sommeil dormir. À ses besoins, il ajoute ses plaisirs. Pour eux, il est capable de voler, violer, tuer. Ayant pour seule raison, la volonté de survivre, il obéit à ses instincts, des réflexes de survie.  L'esprit parce qu'il voit les chose de haut n'a  pas les pieds sur terre. L'handicap est irréversible pour ceux qui,  par inné ou par acquis, n'ont pas les munitions qui leur permettraient de résister à l'oppression des sensations. Leurs sentiments sont submergés par les sollicitations. Ils s'inclinent, obéissent, contraints, forcés et bientôt serviteurs modèles, esclaves fidèles. D'autres refusent l'asservissement. Orgueilleux, ils refusent d'être dominés, se sentent dominants, comprennent qu'ils sont aux commandes, que tout l'étage inférieur est à sa vraie place et qu'il leur suffit de vouloir pour pouvoir imposer les lois: dicter l'heure à laquelle on se met à table, décider de ce que l'on  mange, boit, fixer la durée du sommeil, imposer l'emploi du temps. Mais lui aussi a des contraintes, des exigences, des côtés bons et mauvais. Sa liberté est limitée par ses vices et ses vertus. Les unes le conduisent dans le droit chemin, choisissent le bien et ils sont bienveillants, tolérants, compréhensifs. Les autres l'orientent dans la mauvaise direction. La perversion  les conduit à préférer le mal et mentir, trahir, salir, détruire. 

Mais, comme souvent ce que l'on croit ne résiste pas à la critique, ce qui était blanc cachait une noirceur et la vérité est un demi-mensonge. L'histoire nous apprend que les idéologies détruisent plus qu' un excès de graisse, que les pires crimes ne sont pas commis par la faim, la soif, le désir mais le bien mal compris, la vertu armée, la morale persuadée d'être juste. Au  final, la conciliation est impossible entre un corps  coupable et un esprit esclave.

LIBERTÉ CHÉRIE

Être libre serait penser, dire, faire sans contrainte, ne dépendre de rien ni de personne, agir selon son bon plaisir. Mais comment sortir de notre prison intérieur?  On y est retenu avec la complicité de l'éducation, de la culture, des habitudes, de l'hérédité, de nos sensations, de nos sentiments, de nos croyances. Ce formatage est un  carcan infernal quyi nous empêche de penser autrement, de parler intelligemment, d'agir correctement. La seule issue est fatale.

vendredi 27 mars 2026

ENCORE LE CYNIQUE

 J'aime les couleur du drapeau car, patriote, le bleu me rappelle un ciel de vacances lointaines, le blanc mon amour de la crème Chantilly et le rouge , un  baiser d'anthologie, me confie le cynique qui ferait tout pour rendre jaloux le meilleur de ses amis.

LES BONNES RAISONS DE L'IRAN

Il y a  presque 20 ans, sur un blog où je m'activais, j'avais  posté cette réflexion sur les bonnes raisons qu'avait l'Iran de se doter de l'arme nucléaire pour assurer sa tranquillité. L'actualité remet tragiquement sa pertinence en lumière. Un Iran avec la bombe atomique n'aurait-t-il pas la même tranquillité que la Corée du Nord face à l'imperium américain?
_________

Le débat actuel sur la défense faite à l’Iran de poursuivre son effort sur le nucléaire militaire mérite de sortir du manichéisme dans lequel il s’enlise. 

Essayer de comprendre les raisons de la détermination iranienne et son refus de se plier à l’injonction devrait être un simple exercice de logique politique et permettre un vrai dialogue en plaçant les interlocuteurs sur un pied d’égalité.  

Leur détermination s’explique facilement et ne devrait choquer aucun de ceux qui cherchent à les convaincre d’y renoncer, la France en particulier.

Même si l’ambition de l’Iran dans ce domaine est ancienne et est un héritage du Shah, la situation actuelle cumule toutes les raisons pour décupler leur effort. La plus importante est la position adoptée par les Etats-Unis à l’égard de ce pays. 

L’hostilité américaine n’est pas nouvelle mais se trouve exacerbée par leur présence dans l’enfer irakien et leur recherche désespérée pour en imputer la responsabilité à d’autres qu’eux-mêmes.  

Les iraniens sont idéalement positionnés. A ces soupçons de connivence avec l’opposition chiite se surajoute opportunément le problème du désir iranien de se doter de l’arme atomique.  La crainte qu’un pays, considéré comme potentiellement terroriste, puisse de doter d’une telle arme explique leur opiniâtreté car les États-Unis se sentent menacés par un tel régime qui n’accepte pas de reconnaître leur droit à disposer des autres.  

Une telle politique ne peut que produire l’effet inverse de celui recherché.  L’attitude américaine et celle de ceux qui veulent par la diplomatie parvenir à la même renonciation stimulent les iraniens et les renforcent dans leur volonté à poursuivre leur effort nucléaire militaire.  

Il est impossible de ne pas comprendre que la non-reconnaissance par les américains du caractère démocratique du régime iranien, la planification d’un envahissement du pays et la suspicion de terrorisme ont des effets passionnels sur le nationalisme d’un peuple fier de son passé et de sa culture.  

La menace américaine d’intervention ne peut également que faire regretter aux iraniens de ne pas s’être déjà procurés la bombe. Ils auraient alors acquis le statut de pays intouchable car doté d’un pouvoir de nuisance capable de faire reculer même le pays le plus puissant du monde. Ils envient peut-être aussi la Corée du Nord en se demandant si la prudence et les atermoiements américains ne tiennent pas à la conviction que les coréens disposant de l’arme nucléaire  n’hésiteraient pas à s’en servir s’ils étaient envahis.  

La certitude que seule la possession d’une telle arme  met à l’abri d’une agression potentielle est, par là, confortée.  La réaction de la société internationale est intéressante.  Il y a peu de voix dissidentes: la société internationale partage dans sa majorité la position des dirigeants américains à propos de l’armement nucléaire iranien. La France elle-même s’aligne, en contradiction avec sa diplomatie sur l’Irak.  

D’un point de vue juridique, une telle unanimité est en parfaite contradiction avec un des principes fondateurs des Nations Unies : le principe de l’égalité des États. L’article 2 paragraphe 1er de la Charte des Nations Unies énonce en effet que « l’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.».  

Ce principe exclut, tant qu’une des menaces énoncées à l’article 1er – et qui justifierait une action collective – n’a pas été constatée, toute forme de pression sur n’importe lequel des Membres des Nations Unies  L’alignement de la société internationale sur les États-Unis lorsqu’ils déterminent leur propre conception de l’illicéité est un coup de plus porté à l’ONU.  

D’un point de vue de logique politique, il est surprenant – paradoxale même – que des pays qui ont estimé nécessaire de se doter d’armes de dissuasion du même type que celles dont veut se doter l’Iran s’indignent aujourd’hui de sa volonté de le faire. Rappelons que la volonté des puissances nucléaires d’aujourd’hui – tels la France ou Royaume-Uni – remonte à la guerre froide. 

Le contexte – du « containment » justifiait que l’on se prémunît d’une menace qui venait de l’Est.  Il est difficile d’affirmer que la situation d’un pays comme l’Iran en 2005, est très différente de celle qui prévalait à cette époque-là. Personne ne peut nier qu’une menace réelle d’envahissement pèse sur lui. La similitude des situations devrait rappeler à la France sa propre histoire.  

Le refus américain de s’interroger sur la légitimité de la position de l’adversaire est traditionnel de tout pouvoir hégémonique.  Plus contestable est leur prétention à s’ériger en exemple vertueux et digne de garantir la paix du monde. Il y a des souvenirs qui font douter de l’aptitude des États-Unis à discerner le bien du mal. Les récents anniversaires de Nagasaki et d’Hiroshima ont permis de rappeler que ce sont les américains qui, pour la première fois, ont utilisé des armes de destruction massive sur des civils, sans pitié ni remords.  

L’exemple de l’Irak illustre la capacité américaine à déclarer la guerre dès lors que leurs intérêts leur semblent menacés, sans se soucier de la position du Conseil de Sécurité.  Aucun dirigeant américain n’a exclu l’utilisation de l’arme atomique contre un pays qui ne la possédait pas et leur panoplie est suffisamment large et riche pour leur permettre d’utiliser des armes atomiques tactiques contre un État qui saurait leur résister en enterrant ses centres de décision politiques ou militaires. 
 
Il est donc impossible de reconnaître aujourd’hui aux États-Unis une quelconque autorité morale pour interdire à un autre État de vouloir se défendre avec les mêmes armes, ou plus précisément de se prémunir d’une attaque américaine en jouant le jeu de la dissuasion. Même affranchis du cadre de la Charte, quelle base juridique les États-Unis peuvent-ils faire valoir pour exiger d’un autre pays qu’il renonce à se procurer, pour se défendre, des moyens analogues à ceux dont eux-mêmes disposent?  

Le problème de la course à l’armement atomique n’est pas moins dramatique pour l’avenir du monde et exige que l’on s’y intéresse autrement qu’en développant une argumentation qui sous-tend des connotations que l’on croyait révolues : celles de peuples intellectuellement et moralement supérieurs face à d’autres inférieurs, irresponsables, dangereux par nature. Son emploi, même implicite ne peut être que source de haine et de colère. 
 
Le seul moyen qui permettrait d’enrayer la prolifération des armes atomiques consisterait à supprimer le problème à son origine. Les puissances nucléaires d’aujourd’hui retrouveraient l’autorité morale qui leur fait défaut si elles consentaient à renoncer à cet armement et détruisaient leur stock. Alors, et seulement alors, elles seraient dans la posture d’exiger des autres pays de cesser de rêver à l’arme atomique. 

POUR AVOIR SOMMEIL

Le sommeil a des ennemis réunis en confrérie. Litiers, matelassiers, plumassiers se disent ses amis et vantent la qualité du décubitus donné par leurs marchandises. Ils ne se sentent pas responsables de la maladie du sommeil dont ils affectent leurs clients qu'ils rendent insomniaques.

Soucieux de toutes les santés qui concourent au bonheur de mon prochain, je l'ai débarrassé par des conseils et des recettes de la plupart de ses désagréments et m'étais attaqué à l'insomnie. Une première méthode dévoilée il y a quelques années avait eu et continue d'avoir un grand succès. Elle a conduit à la ruine quelques laboratoires spécialisés dans la benzodiazépine, le somnifère préféré des pharmaciens car il rend  dépendant.  Voulant une technique moins dangereuse, j'ai repris le problème et mon bâton de pèlerin jusqu'à la source principale  du Gange. Au terme du trekking qui m'y amena, j'ai rencontré un derviche dormeur. Il dormait, assis en crabe, entouré de disciples qui psalmodiaient dans un demi silence des incantations mystérieuses. Je m'asseyais au milieu des nombreux curieux qui regardait cette incarnation du sommeil. Les yeux clos, le visage détendu,  sans même des gargouillis gastriques et coliques compréhensifs compte tenu de son état de disette visible à une maigreur qui faisait voir le squelette, cet ensommeillé profond l'était aussi au long cours puisqu'une pancarte indiquait son dernier éveil remontait au premier jour du 21ème siècle. 

Deux conclusions s'imposaient: son sommeil était d'une extrême qualité puisqu'il le maintenait en vie et n'avait pas besoin de manger. Il se suffisait. Secundo, la position tête haute était la clé du mystère. Pas besoin d'être agrégé de physiologie, un simple doctorat suffit pour comprendre que l'orthostatisme permet à la pesanteur d'œuvrer: elle chasse le sang du cerveau. Celui-ci, vidé de ses substances nourricières, se met en mode survie. Au ralenti, il cesse d'émettre des idées, de se poser des questions, de créer des problèmes. Libéré, ne pensant à rien, en veilleuse forcée, il peut dormir tranquille, serein et faire de beaux rêves.

La mise en pratique exige un certain cérémonial: le dos est calé par un plan vertical. Compte tenu du relâchement musculaire, pour ne pas s'affaisser en avant et de côté, le torse est maintenu par un encadrement confortable. Au bout de peu de temps, il se maintient seul, en ayant pris l'habitude. Pour retrouver l'éveil,  un  allongement suffit. Le cerveau réalimenté se remet à fonctionner et peut à nouveau penser. 

PS: j'attends votre retour d'expérience et un grand merci qui fait toujours plaisir.

jeudi 26 mars 2026

PARLONS CHIFFRES

Le degré de nocivité d'un individu envers lui-même se mesure  par quelques chiffres: indice de masse corporelle, tension artérielle, taux d'alcoolémie, taux de carboxyhémoglobine dans le sang (normal moins de 2%, plus de 10 chez le gros fumeur). 

Ces chiffres montrent que le danger vient plus souvent de soi que des autres.

CQFD

La succession ininterrompue depuis une éternité de la nuit et du jour, cette alternance impitoyable de clarté er d'obscurité ont rapidement installé, dans l'esprit immature de l'humain, l'idée que le noir et blanc étaient à la base du temps, son constituant, qu'en dehors de lui, il n'y avait que le chaos avec des choses qui l'entretenaient pour lui donner des raisons d'exister.

Cette simple explication démontre brillamment que le solipsisme kantien, l'assertion spinozienne n'étaient que des conjectures approximatives et opportunistes qu'un instant de réflexion comme le présent suffisait à démonter et à annihiler.

RÉUSSIR ET ÉCHOUER

Réussir ce que l'on sait faire est facile et n'exige que du temps. Le succès ne mérite pas de l'admiration, une médaille, un diplôme, un Nobel, une inscription dans le Guiness des records. S'il a réussi l'impossible, c'est simplement parce qu'il  en avait les moyens. Il n'est  pas un héros, seulement un surhomme.

Échouer et ne pas tenir en équilibre sur un fil sans tricher en s'aidant d'un balancier, ne pas pouvoir plonger par peur du vide, céder à l'appel du sucre  et du chocolat et finir la tablette à la vitesse de l'éclair sont des actes difficiles à supporter pour un esprit vaillant qui a conscience de ses limites, de ses peurs, de son manque de volonté. Chaque échec renforce la connaissance du  moi intérieur, grandit la modestie, diminue l'orgueil. Il ouvre surtout des horizons, la voie à un avenir glorieux et permet d'engager le combat contre le déséquilibre, la peur du vide, l'ignoble gourmandise, mère de tous les vices. Cette future victoire sur soi écrase de sa splendeur toutes celles des champions qui gagnent en n'ayant à vaincre  que leurs adversaires.

LES CERVEAUX

Nos deux cerveaux fonctionnent de la même façon, ont les mêmes problèmes et leurs produits sont de la même qualité.

Commençons par celui  situé au-dessous de la ceinture. J'alimente le mien qu'avec des produits en provenance de champs certifiés qualité biologique, vendus par des épiciers éco-responsables, cuisinés par professionnels qualifiés ou des amateurs éclairés. Au bout de cette chaîne alimentaire exemplaire, d'un travail des anses et des villosités intestinales irréprochables, il n'en sort cependant que des matières qu'il me faut bien qualifier par ce qu'elles sont, c'est à dire merdiques. 

Le cerveau supérieur crânien a la même physiologie. Il reçoit de l'extérieur des images, des sensations , des impressions, va chercher dans les livres de bonnes idées, de belles histoires, prend du vocabulaire, perfectionne son orthographe, apprend la grammaire, l'histoire, la géographie, la logique, la rhétorique, la philosophie, écoute les orateurs. Il les ingurgite, les examine, les soupèse, les dissèque, les digère et, à la fin,  qu'est ce qui en sort?  Les guerres en Ukraine, en Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza, au Soudan, au Congo etc.., des familles qui se déchirent, des partis qui se divisent, des religions qui se haïssent. Pas seulement et nous sommes nous-mêmes un champ de ruines commandé par ce cerveau impuissant avec des microbes et des virus en embuscade, des cancers en gestation, des douleurs un peu partout mais surtout il lutte contre lui-même s'accusant d'être idiot, peureux, sans volonté, nul en tout et tombe en dépression à la moindre occasion.

Les deux font la paire et jamais la paix en notre faveur. Nous leur rendons la pareille en jouant le même jeu et et nous n'aurons eu que la satisfaction de savourer au départ ce que nous exécrons à l'arrivée...

mercredi 25 mars 2026

LA CHOSE MINUSCULE

Le pouvoir d'une chose minuscule est énorme. Mille fois répétée par des milliers de travailleurs, elle a creusé le canal de Suez puis de Panama à coups de pioche et avec des pelles, construit la grande muraille de Chine, élevé les pyramides. Un petit geste de la main sème un rang de carottes qui donnera 3 mois plus tard plusieurs bottes. On plante en quelques minutes une tige de pommier, de pruniers, de poirier, de noyer qui pendant 50 ans nourrira de fruits une famille nombreuse. Il suffit d' écrire une page par jour et on a en 10 mois un livre de 300 pages. La répétition quand on est seul, l'addition quand on est nombreux de presque rien fait un grand tout et l'impossible devient possible.

LES CONS

Plaignons ceux qui ne sont pas un peu cons. La connerie est en effet le lien indispensable qui nous unit aux autres. C'est elle qui nous fait croire les mêmes inepties, voter pour les mêmes idiots, manger les mêmes cochonneries, regarder les mêmes films stupides que des milliers de gens. On partage tout comme dans une famille: la langue, le pays, la culture, l'histoire. Il est donc normal que l'on ait les mêmes qualités et défauts dont cette once de connerie qui nous font commettre les même idioties. 

Les pas cons du tout  se condamnent à l'exclusion, à la solitude. Ils sont vus comme des asociaux, des étrangers, des marginaux puisqu'ils refusent ce que nous acceptons de bon cœur sans réfléchir, analyser, critiquer. Ils votent pour le moins mauvais, ils mangent équilibré et ne sont pas gros, ils voient de bons films. Ils n'obéissent pas aux mots d'ordre, ne suivent pas les modes, ne croient pas la publicité, luttent contre les manipulations. 

Cette résistance a la connerie ne plait pas à la société puisque c'est un élément discordant qui, s'il était contagieux, serait détonnant. Facteur de division, il est donc combattu par ceux qui entretiennent cette connerie, la fortifient, l'encouragent puisqu'il lui doivent pouvoir et richesse. Même leur connerie est un atout car le seul point commun qu'ils ont avec ceux qui les maintiennent où ils sont.  
Le contentement est grand quand l'estomac est plein, le portefeuille bien rempli, l'avenir radieux, le ciel bleu. Il suffit pourtant d'un moucheron dans l'œil, d'une épine dans le doigt, d'un caillou dans la chaussure pourque tout soit balayé,  que le désagrément s'installe et fasse oublier les agréments. 

mardi 24 mars 2026

LE PIÈGE

Se libérer du monde extérieur est facile: il suffit de fermer les yeux pour ne plus le voir, de se boucher les oreilles pour ne plus l'entendre, de se pincer le nez pour ne plus le sentir. Ne plus entendre la rumeur de la foule, le bruit du vent, des vagues, de la pluie, les hurlements, les cris, les pleurs, ne plus voir le spectacle ne rend pas libre car le bruit de notre monde intérieur sans concurrence atteint la démesure. Nous sommes alors accablés par les pensées, les ruminations, les souvenirs. Impossible d'arrêter de calculer, de se rappeler, de réfléchir, l'esprit emballé perd le contrôle de l'équilibre. Il faudrait couper le robinet à idées, mettre au repos la conscience pour l'empêcher de penser, de regretter, de calculer, d'imaginer. Il faudrait un KO technique, un sommeil sans rêve ni cauchemar, une anesthésie profonde, un coma programmé pour devenir inconscient, dans un état végétatif, débarrassé de tous les inconvénients de la vie. Mais ce bien est pire que le mal et être un mort vivant est un destin que personne ne mérite.
Le manque de charité des uns envers les autres est souvent dû à l'absence de sympathie des autres pour les uns. La société trouve son équilibre dans une  stabilité basée sur cette antipathie réciproque.

DE TOUT UN PEU

Au bout du compte, l'addition est parfois négative.
______

Par mauvais temps, une mauvaise surprise double son effet négatif.
______

La mémoire des morts est pleins d'instants passés. Le vivant vit l'instant présent et n'est pas sûr, vu la conjoncture, d'avoir des instants futurs.



lundi 23 mars 2026

LA QUESTION DU JOUR

La presse américaine est réputée pour sa grande pugnacité, sa capacité à poser les bonnes questions sans se soucier de considérations partisanes, diplomatiques ou courtisanes. Son amour de la vérité n'a aucun rapport avec celui des journalistes de tous les autres pays qui ne partagent malheureusement pas ses  valeurs éthiques qui font l'admiration du monde entier. Aussi, ce dernier sait que, très bientôt, un des journalistes attachés à la Maison Blanche posera cette question:


"Monsieur le président, pourriez-vous expliquer aux américains pourquoi vous qui avez été élu en affirmant que vous ne suivrez pas l'habitude de vos prédécesseurs qui tous ont engagé des guerres à l'étranger qu'ils ont toujours perdues même contre des pays comme l'Afghanistan sans avions, sans chars, sans hélicoptères, sans armée régulière et où de milliers de nos soldats sont morts pour rien, avez-vous déclaré la guerre à l'Iran, commencé à bombarder ce pays, à tuer ses dirigeants qui étaient prêts à discuter, des enfants dans les écoles, alors que les dirigeants du contre-espionnage, l'homme le mieux renseigné de votre administration, celui que vous aviez choisi pour ses grandes qualités vient de démissionner en déclarant que l'Iran ne présentait aucune menace pour les États-Unis?

Pourriez-vous nous dire pourquoi vous obéissez aux ordres de monsieur Netanyahu, le dirigeant d'un pays accusé de génocide à Gaza,  un pays de  9 millions d'habitants,  de 22 000 kilomètres carrés et dont les intérêts dans la région  vont contre les nôtres?

Merci, monsieur le Président".
On se connaît assez pour savoir de quoi on est capable et pas assez pour savoir de quoi on est incapable.

AU SECOURS, IL EST FOU

Soyons, jusqu'à la fin de ce paraphe,  patients, tolérants, compatissants  avec nous-mêmes, acceptons d'être imparfaits, de commettre des erreurs, des péchés, pardonnons-nous sans pénitence, supportons nos négligences, nos insuffisances, nos lâchetés, nos mensonges. Nous sommes comme cela pour nous conformer à notre idiosyncrasie, par obéissance à notre caractère, fidèles à notre personnalité. Nos quelques vertus et tous nos vices sont de leur responsabilité. Ce sont eux les coupables. Nuançons cependant, leur médiocrité ne vient, en réalité pas d'eux, le responsable est ailleurs, extérieur, lointain, inaccessible, un salaud intégrale. De son Olympe, il a, pour ne pas salir ses orteils divins, délégué le soin - il est aussi sadique - de nous pourrir la vie à de pauvres parents qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient en sous-traitant l'éducation à des ignorants indifférents eux-mêmes handicapés par un formatage de la même médiocrité. Le potentiel était - avant-même la conception - limité par la volonté de ne pas créer de la concurrence au créateur de toutes les choses. Pour nous priver de toutes les libertés, il nous enchaînés à une entité organique sophistiquée pleine de besoins, d'envies.  Ce monstre doté  d'une volonté de profiter du créneau de vie qu'on lui offrait nous retient prisonniers. Son fond de bestialité caché sous des prétentions philosophiques, idéologiques inspirées par une imagination tapageuse, une hypocrisie profonde est à la base de ses décisions. Nous en sommes les premières victimes et notre proximité démultiplie l'outrage. Personnellement, je suis mortifié chaque fois que, par sa faute, je me conduis comme un imbécile, tiens des propos désobligeants, me livre à des activités que je devrais éviter pour ma santé, mon équilibre moral et le bien de la société (exemple: quand je brûle un feu jaune, ne respecte pas un 30 à l'heure ou me permets une réflexion grivoise). 

Ces quelques lignes m'ont convaincu que le mal n'était pas irrémédiable, que cet enchaînement diabolique de causes et d'effets pouvait et donc devait être interrompu. L'origine du mal étant identifié, il fallait maintenant opérer et s'en débarrasser. La première et décisive étape est une prise conscience du problème. Elle permettra d'identifier les éléments à supprimer. Une critique de l'éducation menée sans ménagement débride l'intelligence volontairement entravée par des commandements absurdes, des connaissances inutiles, des censures coupables ayant passées sous silence des pensées indiscutables, des remises en question indispensables. Ces déficits entravent de façon qui peut être définitive la capacité de juger, de critiquer , de ne pas suivre le troupeau, objectif premier du conditionnement éducatif délégués à des fonctionnaires,  serviteurs volontaires d'un ordre supérieur qui leur assure le vivre, le couvert, la sécurité. La déconsidération générale ne les empêche pas de jouir de cette position  privilégiée qui les rend peu mécontents. 

L'attaque doit porter sur les habitudes imposées par le système en place et qui conditionne la façon de vivre. Tout est organisé pour faire de nous des clients taillables et corvéables comme les gueux sous l'ancien régime. Le nouveau, celui issu de 89 a repris tous les éléments de domination qu'elle a placés, au fil du temps, dans les mains des maîtres que le monde s'est donné par lâcheté, paresse, fatigue, bêtise. Changer le mode de consommation en cessant de dire oui aux ordres que donnent les publicités commanditées par les producteurs et consommons des choses gratuites, abondantes, disponibles. Il suffit de réapprendre à observer, à semer, à récolter, à cueillir, à maigrir, à apprendre à avoir faim, boire de l'eau . 

Coupons le cordon ombilical, cessons de réciter un texte écrit par ceux qui nous mènent, par le bout du nez, aux urnes, aux supermarchés, chez Darty, aux jeux olympiques, sur les champs de bataille pour se débarrasser des plus jeunes, les abattoirs étant déjà occupés. 

Ainsi faudrait-il faire, amen....

LE CONSEIL DE L'AVOCAT À VOTRE SERVICE

Pour être libre, il faut arrêter de suivre les commandements des mauvaises raisons qui retiennent prisonnier et obéir aux bonnes qui ouvrent les portes.

DE TOUT UN PEU

Un monde inconnu est rempli d'inconnus.
____

La terre se mondialise aux dépens de la nature.
____

L'intelligence des idiots est moins dangereuse que la bêtise des personnes intelligentes.
____

On apprend à bien se tenir à table, le français, l'histoire, les tables de multiplication, mais jamais à prendre de bonnes décisions. 

dimanche 22 mars 2026

CAPITO

Pour comprendre ce qui nous arrive à la vitesse d'un proton dans un synchrotron, il faut une imagination débridée. J'ai essayé de libérer la mienne sans succès. C'est pourquoi j'attends avec impatience que vous me disiez ce que vous avez compris des évènements que nous vivons et comment nous allons nous en sortir: par le haut ou par le bas?


ÇA, C'EST BEN VRAI

On peut se passer de tout ce que l'on n'a pas quand on réfléchit à quoi sert ce que l'on a, à son peu d'usage, à la peine que l'on a pris pour l'avoir et au plaisir de s'en débarrasser.

ÉLOGE DE l'AVARICE MORALE

Soyez avare de vos qualités. C'est votre bien le plus précieux. Ne les gaspillez pas. N'inondez pas votre entourage-amis-famille de générosité et de bienveillance. Ce sera difficile, vous devrez apprendre à abandonnez l'habitude de donner des cadeaux au moindre prétexte: anniversaire, communion, Noël, premier de l'an, fêtes variées, etc... Vous en inventez,  arrivez  avec des fleurs, un  livre que vous avez aimé, des chocolats, une phrase troussée pour faire plaisir. Personne n'est épargnée. Je dis STOP, on arrête de jouer au tonton de l'Amérique de nos rêves. On devient raisonnable. On reprend le contrôle. 

Les raisons sont nombreuses, vous les connaissez et passez outre. La première est l'orgueil: rester fidèle à sa réputation, asseyez-vous dessus. Les suivantes sont mesquines: offrir vous fait plaisir  (plaisir futile), vous fait  passer pour riche, vous ne l'êtes pas. Enfin ces dons embarrassent: les fleurs encombrent, il ne lit que des livres de géographie, le chocolat est interdit, l'humour leur échappe.

Tous ces gens sont sympathiques malgré leurs défauts, vous les appréciez pour ce qu'ils ne sont pas. Ils ne sont pas en cause. Mais vous en faites  trop. Mon conseil du jour va  plus loin: ne faites rien. Voici pourquoi.

Ils font partie de la société et elle n'est qu'un monstre anonyme. Pour elle, vous êtes un numéro, un consommateur, un locataire, un propriétaire, un ancien combattant, un chômeur en fin de droits, un retraité, un invalide première catégorie, etc.. Pire, elle s'acharne, exige des permis de chasse, de circulation, multiplie les interdits, les obligations de déclarations en tout genre, vérifie du berceau à la tombe vos connaissances, votre état de santé. 

Pour les amis, vous êtes  un sujet de curiosité, une distraction, un souvenir du passé, une façon de voir les ravages du temps, un figurant invité pour compléter le tour de table.   

Ce préambule amène au cœur du conseil: la richesse de la personnalité ne doit rien à l'argent mais tout aux qualités: intégrité, persévérance, courage, générosité, amabilité, modestie, respect, honnêteté, etc... Vous ne jetez pas votre argent par la fenêtre pare que vous ne l'avez pas en quantité illimitée vos qualités sont pareilles. Vous devez restreindre leur usage à la consommation personnelle. C'est  une mesure de sagesse économique. Ce n'est de plus pas une preuve d'égoïsme car l'aura que vous répandrez a des vertus bienfaisantes contagieuses du plus bel effet.  

La méthode, révolutionnaire, sera rejetée par le conservatisme, la coutume, l'habitude, la peur de changement. Elle s'adresse à ceux qui  se moquent des usages dépassés, des rites archaïques et pensent comme Darwin( 1 seconde de silence, merci). 

Ne pas faire commerce des qualités a de vertus sociales que je ne peux passer sous silence. Cette décision mettra au chômage tous ceux qui en font étalage, vivent à leurs crochets et vendent, en produits d'appel, leurs vraies ou fausses vertus. Ce bon temps ne sera regretté que par les ayant-droits  obligés de les nourrir et les héberger. On a:

- les politiciens que nous élisons car ils se proclament altruistes, généreux, courageux, honnêtes.

- nos religieux qui étalent leur humilité, leur ascétisme, leur frugalité, leur charité, leur amour des autres. Ils sont censés passer leur vie à prier pour le salut de l'âme de leurs prochains pour la protéger de l'enfer (un lieu créé pour faire peur) et les envoyer au ciel (un lieu paradisiaque qui sert d'appât). 

- tous les autres industriels, commerçants, bateleurs qui, parce que bons, serviables, généreux, honnêtes produisent de la qualité, vendent parce qu'honnêtes au juste prix des produits utiles, nous disent la vérité parce qu'ils sont intègres, honnêtes, désintéressé et surtout menteurs.

Ces gens-là sont les plus caricaturaux, mais pas les seuls. On est tous atteints du même syndrome pour sauver la face en montrant notre côté flatteur. La différence tient au degré qui va au zéro chez les quelques qui sont comme vous et moi. Elle tend vers l'infini chez beaucoup d'autres.

Consommez sans modération vos qualités. Elles vous rendront encore meilleurs, le plaisir  sera augmenté, votre bonheur plus assuré.  

Arrêtez de montrer votre générosité, vous n'en serez pas récompensé, les bonnes et belles choses que vous vous offrirez, à la place, seront en de meilleures mains.

Gardez votre courage peut vous sauver la vie, ne soyez pas victime de l'imprudence d'autrui. Cet égoïsme bien placé vous maintiendra longtemps en vie. Cette mesure de sauvegarde vous dissuadera d'aller sur un champ de bataille sauver un pays étranger.

La  gourmandise, qualité prodigieuse, apporte un bonheur certes passager mais reproductible à la demande, elle sera jalousement préservée. La tentation est grande de diviser le gâteau à la façon de saint Martin déchirant son manteau  pour satisfaire  un trop plein de générosité. Résistez à cette impulsion malsaine, rappelez-vous que vous n'êtes pas un gourmet, un de ces prétentieux qui disent se contenter de peu si c'est bon. La vertu de gourmandise exige la plénitude, la satiété, la bouche doit ne plus en pouvoir davantage. 

L'empathie est une qualité terriblement difficile à maitriser. C'est un élan puissant qui pousse à trouver le monde gentil, les gens aimables,  à ouvrir la porte à l'inconnu. Votre courage contenu est heureusement là pour dire "halte " et le renvoyer dans les ténèbres extérieurs. 

On peut de la sorte traiter toutes les qualités et gonfler la  capacité d'accéder au bonheur.

La raison, la sagesse le bon sens nous enjoignent de consommer sans modération nos nombreuses qualités. Elles nous sauvent des vices du monde. On y gagne en  plaisir, en longévité,  en lucidité, elles ouvrent la porte du bonheur. Que les autres continuent leur commerce.

PS: Ce constat est le fruit de l'expérience et de la réflexion d'un diplômé de l'université, spécialisé dans la psychologie spéculative.

samedi 21 mars 2026

LE RIRE MÉDECIN DU CYNIQUE

Quand vous avez une envie de pleurer et que cela ne vous enchante pas car c'est déplaisant pour vous et les autres, le rire est le remède que je prescrivais. Comme il n'y a que les rois qui aient un bouffon à demeure et que vous ne l'êtes pas, plutôt que de vous morfondre à gémir, prenez une plume d'oie bien soyeuse et gratouillez, d'une main légère, la zone cutanée sensible sous axillaire gauche si vous êtes droitier. L'effet est immédiat, pas de contre indications.

PS: il est un remède souverain, gratuit pour combattre la tristesse, la mélancolie et chasser les idées suicidaires.

CONVERSATION

".../...bon, je parle, je parle, et toi, comment tu vas, bien, j'espère?".... "oui, bien, la routine"...  "Ah, la routine, heureusement qu'on l'a, ainsi, moi, c'est réglé comme du papier à musique, je la suis et ne faillis à aucune de mes habitudes, ainsi, le matin..." !!!!!!!!

LES DEUX RAISONS

La conséquence résulte de la cause, la solution du problème, la réponse de la question, la fin du début, la pluie du nuage, mais quid de la raison, vous demandez-vous avec votre manie de vous poser des interrogations. Je réponds à votre inquiétude en vous disant qu'elle est le sujet  quand elle signifie sagesse, lucidité, connaissance,  motif et le complément direct si elle n'est qu'une déduction comme dans l'affirmation "vous avez raison".

LA GRANDE QUESTION

Est-ce que l'énergie du désespoir qui fait sortir du sable mouvant, de se battre pour sauver sa peau, de courir devant le feu, de sortir des flammes a la force de celle de l'espoir qui fait réussir, gagner, guérir et donne l'envie de vivre ???

UNE INFORMATION

Ce blog est lu dans plus de 19 pays et j'ai eu aujourd'hui comme chaque jour des lecteurs au Japon, en Irak, au Pakistan, en Equateur, en Colombie, en Russie, en Jordanie, en Chine, au Bangladesh, en Argentine, au Canada, à Hong-Kong, en Inde, en Allemagne, au Viêt-Nam, au Brésil, à Singapour, aux États-Unis. 

Les Amériques et l'Orient sont  plus réceptifs et sensibles à ma réflexion que mes compatriotes français et les citoyens européens.  Cela me flatte car c'est la preuve que je ne partage pas leur façon de penser et ai des points communs avec les habitants de pays jeunes, optimistes, dynamiques, ayant de l'humour, le sens de la dérision, du bon, du beau, du bien et qui rejettent les idéologies, le sectarisme, le fanatisme. 

Merci pour ce coup de jeunesse...

vendredi 20 mars 2026

Chacun a les amours qu'il veut ou qu'il peut. Il y a ceux qui ne peuvent qu'obéir aux ordres des sensations primaires dictées par l'instinct: ils mangent, boivent etc.., ou secondaires: se droguent, parlent, jurent, travaillent. D'autres ont la volonté comme moteur d'exécution et leur amour dépendra de leurs intérêts, de leurs inclinaisons, de leur bon plaisir, de leurs capacités, de leur ambition. Ils courent, peignent, écrivent, sculptent chantent, voyagent, recherchent, inventent, calculent etc..., pour le satisfaire, en éprouver la force. Certains sans possibilité ni volonté n'aiment rien ou, c'est la même chose, qu'eux-mêmes.

FUITE EN AVANT ET EN ARRIÈRE

La fuite en avant est une réaction naturelle qui peut être vitale. Malheureusement, elle ne mène pas loin car le devant est semé de murs, de frontières, de précipices ou d'obstacles temporels, matériels, spirituels, psychologiques qui stoppent la course rapidement. La retraite en arrière d'emblée est plus sage. Revenir sur ses pas jusqu'à l'endroit du départ, c'est marcher dans un territoire dont on connaît les dangers, on peut les éviter et ne plus être la victime de ce qui avait provoqué la fuite en avant.

UNE MÉTHODE NON RECOMMANDÉE PAR LA FACULTÉ POUR SE RÉCHAUFFER

Par temps froid, que la chaudière est en panne, en attendant le retour de vacances du chauffagiste, je conseille une grippe carabinée avec 40° de fièvre. C'est une chaleur douce qui donnera à la chambre un caractère tropical agréable au frileux.
Comme les années précédentes, 2 hirondelles sont arrivées le 17. Elles étaient 4  le 19.  J'en espère d'autres...

LES GENS

Si le temps que les gens passent à entretenir leur intérieur, à remplir leur garde-manger, à se peigner, à se raser, à se pommader, à jardiner, à parler d'eux et des autres, à s'amuser, à s'ennuyer,  à oublier ce qu'ils viennent de faire, ils l'employaient à s'interroger, à réfléchir, à comprendre, à répondre aux questions, à solutionner les problèmes, ils seraient de meilleur humeur, en bonne santé,  plus consciencieux, prudents, charitables. Mais ils  écoutent au lieu d'entendre la vérité, regardent  plutôt que de voir la réalité. Au final, il est normal qu'ils préfèrent le superflu au nécessaire, l'accessoire au principal et les envies aux besoins.

jeudi 19 mars 2026

PERFECTION

La perfection n'étant pas de ce monde, l'imperfection, trouvant le champ libre, y prospère sans entrave donc sans limite. Tous les domaines sont touchés et l'on a les mots de trop dans le discours, la conversation, les épîtres, l'excès de sel, de poivre, de piment dans la sauce, de sucre dans le gâteau, de cuisson du bifteck, le nez trop long, les oreilles décollées,  la verrue au milieu du visage etc.. Elle est le  lot habituel de l'espèce qui est imparfaite par nature taille, poids, caractère. Heureusement, s'il nous est facile de vivre avec nos quelques et minimes imperfections (difficulté à tenir en équilibre sur un fil, léger strabisme divergent, impatience mal déguisée devant la connerie ambiante), on se demande comment font les autres  qui sont mal foutus, mal éduqués et ne comprennent rien à rien.

PS: on peut s'interroger sur le pourquoi de la différence avec les autres espèces animales et végétales qui nous étonnent au point de rendre jaloux par leur perfection. Est-ce parce qu'elles obéissent à la loi naturelle qui condamne à mort tout être souffrant de la plus petite imperfection? Son élimination est automatique. En se soustrayant à ce sage dictat, l'humanité a permis aux imparfaits de se répandre, l'imperfection étant souvent un défaut quand elle n'est pas un péché mortel. En conséquence, la prolifération des orgueilleux, des hypocrites, des sadiques, des irresponsables, des criminels, des fanatiques, des sectaires, des idiots conduira le monde à la guerre et, un jour, la terre à la destruction par l'atomisation.

ENCORE LE SECRET

Plus le secret est minuscule, à la limite du ridicule, plus il est difficile à garder. Il faut une volonté inflexible, une force d'âme considérable,  un sens de la parole donnée inébranlable pour garder le silence et ne rien dire de ce que l'on avait juré, promis de taire sur la tête de la grand mère et ne pas succomber à la tentation succulente, à la démangeaison délicieuse de ne pas révéler son cocuage au cocu, la date de sa condamnation à mort au sérial killer, les conclusions de l'instruction au journaliste, le gagnant de l'élection avant le dépouillement des urnes, etc...

Plus il est considérable, avec une dimension mondiale, plus il devient facilement inviolable. Le posséder signifie que l'on fait partie du petit cercle des initiés habilités à connaître ce qui est interdit au commun. Le sort de la patries, la survie  d'un puissant, la réputation d'un parti en dépendent.  Rompre le pacte tacite à la base du secret est une condamnation à mort dans les 24 heures. La peur est donc le facteur qui fait que ces secrets ne font pas la Une du Figaro, l'ouverture du journal télévisé. Ils sont enterrés avec ceux qui ont  menacé d'en parler. 

PS: je ne m'étends pas plus sur le sujet, car quoique connaissant le dessous de toutes les cartes, je m'interdis de trahir les secrets, souhaitant devenir, dans quelques décennies, le plus vieux des français afin d'entrer, par la voie de la nécrologie, dans l'histoire de France.

PROVOCATION

La provocation est une agression qui donne une envie furieuse de lancer une contre-offensive dévastatrice. Ne pas y répondre suppose une maitrise parfaite des sentiments et un contrôle absolu de ses réflexes archaïques d'auto-défense. Le sacrifice est grand puisqu'il faut agir contre la nature et ne pas obéir à la loi du talion. Cela suppose garder son calme, ne pas défourailler,  laisser passer l'injure, l'invective, la calomnie, le mensonge. Les traiter avec une indifférence  polie, un silence dédaigneux. Pour rester stoïque en face d'une provocation, faisons comme l'aveugle en face d'un tableau, d'un bruit pour un sourd, ignorons-les.

mercredi 18 mars 2026

 Compte tenu de la façon dont on traite les choses que l'on aime, elles devraient nous haïr et le collier, la cravate étrangler, le bracelet serrer le poignet, l'anneau couper le doigt, la ceinture nous diviser en deux, les chaussures nous écraser les pieds, les gants les mains etc.. C'est eux qui voient pas.                                                                                                          

MORT ET NAISSANCE D'UN SECRET D'ÉTAT

Si on n'en parle pas sous le prétexte que l'on n'en sait rien, cela signifie qu'une personne haute placée du monde politique a décidé que le secret connu d'un petit nombre sera caché puis enterré pour éviter que les gens puissent savoir de quoi l'on aurait pu parler.
La pire chose qui pourrait m'arriver est celle que je crains le plus et, pour ne pas tenter le diable, je préfère ne pas la connaître.

NOS EXPERTS

Nous sommes gouvernés par des experts en... erreurs financières, économiques, diplomatiques, stratégiques, tactiques, psychologiques. Ils sont reconnus sur la scène nationale et internationale comment étant les meilleurs avec une réputation méritée de constance, d'inconscience, d'ignorance. Ils se transmettent cette incompétence de génération d'experts en génération d'experts grâce à une consanguinité acquise par leur reproduction au sein d'une nomenklatura d'origine républicaine ayant pris racine dans une démocratie non représentative.
C'est fou, chaque seconde nous rapproche de la fin du monde et nous éloigne de notre date de naissance dans le seul but de nous faire peur et vieillir.

mardi 17 mars 2026

DE TOUT UN PEU

Parmi toutes les choses qui sont plus faciles à dire qu'à faire , on a tout ce qui est impossible.
____

Ça ne pose pas plus de problème à l'assassin d'assassiner qu'au boucher de couper la viande, au cuisinier de cuisiner, au plombier de poser un robinet. Tout est une question de dextérité.
____

Le futur postérieur est après demain.

LES MÉTIERS PRÉDESTINÉS

Le choix d'un métier dépend de beaucoup de facteurs. Les uns sont plus décisifs que les autres. La doxa préfère valoriser les qualités et l'orientation professionnelle vous conseillera si 

- vous êtes obéissant, une carrière militaire, 

- vous avez l'oreille absolue, accordeur de piano ou musicien,

 - gourmand, pâtissier,

 - vous êtes altruiste pompier, médecin, sauveteur en mer, 

- courageux, gardien de la paix,  de prison, 

- etc..

Les vices et défauts ont le même pouvoir et si 

- vous êtes doué pour le mensonge, songez à la publicité, à la politique, à l'avocature,

-  paresseux, gardien de musée, veilleur de nuit, 

- autoritaire avec le goût du pouvoir, un brin sadique, une carrière militaire,

- pédant , prétentieux, dogmatique, professeur des universités, 

- cynique, matérialiste, aimez l'argent, peu scrupuleux visez la banque, la gestion de patrimoine, le conseil financier, 

- hystérique, exhibitionniste, la scène vous attend, 

- vous êtes attiré par la vue du sang, aimez couper, trancher,  soyez tueur dans un abattoir, chirurgien, 

- vous aimez ouvrir la bouche, faire souffrir , soyez dentiste.

Mais c'est vous qui voyez.
On vieillit mal quand 

- on pense à hier,

- on perd l'équilibre,

- on ne peut plus se relever,

- on oublie qui est celui  qui nous parle

- surtout, on n'aime plus le chocolat...
Pour avoir les idées que l'on n'a pas, faire ce que l'on ne fait pas, il faudrait être celui qu'on n'est pas et, même si on l'était, il n'est pas sûr qu'on les aurait, qu'on le ferait car il y a loin entre vouloir et pouvoir. 

lundi 16 mars 2026

ENTENDU AU TRIBUNAL

Monsieur le président, vous, le jury et, derrière, l'opinion publique, 

Si je suis  laid, sale, méchant et coupable, ce n'est pas ma faute  et vous devriez  juger la responsable: la nature qui m'a fait ainsi. Je suis aussi une victime comme l'est la mienne de celle qui m'a fait. Si cela n'avait tenu qu'à moi, j'eus été  un adorable bambin et n'aurais pas fait les quatre cents coups, un adolescent exemplaire et non un jeune voyou, un père de famille modèle et non un bandit de grands chemins. Je m'eus fait un autre Montaigne, un frère d'Épicure,  un jumeau d'Apollon, un clone de Pascal, un sosie d'Alain Delon, le cerveau de Tesla avec l'intelligence et la fortune de Musk. Pour me finir en beauté, j'eus ajouté quelques gènes musicaux de Mozart et le codage génétique artistique de Léonard de Vinci. Si vous êtes voyant, comprenant et conscient, vous aurez constaté que j'ai un bon fond, plein de rêves inexaucés par la faute d'une nature qui m'a voulu du mal  au moment où elle m'a conçue. 

J'attends vos excuses, des dommages et intérêts pour le préjudice fait à ma notoriété. Je ne me contenterais pas du franc symbolique...  
Vous avez remarqué que l'on n'a pas le temps de se moucher avant d'éternuer. Bonjour les dégâts!!!!

UNE EXPLICATION DE L'OBÉSITÉ MONDIALE

L'obésité qui frappe certains peuples a une origine jamais invoquée. Leurs citoyens sont de faux patriotes à l'appétit propulsé par le désir mimétique de ressembler aux américains. Ils augmentent pour cela leur ration au delà du raisonnable. Ils mangent dans l'illusion car ils ne partageront jamais leurs deux raisons. La première est que les américains croient comme les israéliens appartenir à une race choisie par Dieu  pour habiter une nouvelle Jérusalem, l'une sur les rives du Jourdain, l'autre entre le rio Grande et le Potomac. Cela s'est fait pour les uns à l'aide du génocide des premiers habitants,  les amérindiens, les autres par celui en cours des palestiniens.

Les premiers ayant terminé l'élimination ont remarqué que leur supériorité ne pouvait se marquer seulement par la richesse, la puissance, la domination, mais que le mépris des autres peuples qui n'avaient pas cette onction divine devait se manifester par une différence physique incontestable. La taille étant difficilement contrôlable même si une alimentation riche en nutriments artificiels leur a fait gagner des centimètres sur des populations ayant gardé un manger naturel, le poids, facile à prendre, pouvait faire la différence: il suffit de doubler, tripler la consommation de gras, de sucre, de viande. La balance explose et l'on cesse d' être confondu avec un habitant d'ailleurs. 

Pour en revenir à notre intro, ces malheureux bibendums qui traînent leur monstruosité comme s'ils habitaient Chicago ou Miami-Beach ne seront jamais adoubés par leurs modèles parce qu'ils leur manque le sésame indispensable: le passeport américain.

LES OUI ET LES NON

Il y a ceux qui disent  oui à tout et à tous. Ils sont d'accord par principe, par calcul, par nature. Cette communion systématique, constante obéit au besoin de ne pas déplaire, de se montrer solidaire, de joindre le troupeau pour ne pas être solitaire. Ne pas avoir d'opinion, d'état d'âme, d'esprit critique favorise l'adhésion  constitutionnelle. 

À l'opposé, ceux qui disent non de façon systématique le font aussi par principe, par calcul ou par nature et in fine par habitude au bout d'années de pratique. Leurs motifs sont tout aussi évidents. Ils affirment un esprit d'indépendance et une âme de rebelle. D'autres signalent qu'ils ne veulent rien des autres ou de vous en particulier: part de gâteau, conseil, proposition. Ils vous envoient un message: fous-moi la paix. Enfin, certains ne calculent pas leur refus car ne manquant de rien, ils peuvent refuser tout.

dimanche 15 mars 2026

LE CYNIQUE A ENCORE DES ILLUSIONS

"Tout le monde écoute ce que j'ai à dire" se réjouit le cynique qui en pleure de plaisir. "Être le messie des temps modernes, celui que tout le monde écoute et boit les paroles comme étant d'évangile dépasse mes espoirs les plus fous. Ma satisfaction déborde par le trop plein qui se vide dans une indifférence qui me donnerait envie de me taire si elle était contagieuse", proclame le cynique depuis sa cellule capitonnée de l'asile psychiatrique où une décision médicale entérinée par  un arrêt de justice l'a placé à la demande de ses proches les plus immédiats, c'est à dire un cousin issu de germain et un oncle par alliance.
Les divers dieux, les galactiens sont perplexes. Ils se demandent ce qui se passe sur terre. Les empires, les royaumes, les principautés, les républiques  sont dans la plus extrême confusion depuis que les uns et les autres ne savent pas comment sortir du pétrin où les a plongé un vieillard irascible, lubrique,  imprévisible, changeant d'opinion comme de chemise. 

Maître du haut château caché dans une maison blanche, il a le pouvoir dans un pays qui est, depuis sa naissance, le plus dangereux du monde. La guerre est son activité préférée avec le tir à balles réelles et le poker menteur. Il la mène à l'intérieur contre lui-même et à l'extérieur partout où la Pax America ne règne pas. Par un tour de magie hollywoodien, il dit gagner les guerres qu'il perd avec constance et fait surgir le chaos de la tranquillité.

Les observateurs qui examinent la terre des cieux interviendront-ils avant qu'il ne déclenche une fusion qui sublime tout ou lui enverront-ils un AVC, un infarctus ou un éliminateur?

TOUS EN SCÈNE

Le monde est un spectacle permanent où l'humanité joue sans relâche une tragi-comédie qui tourne au drame après avoir été  une farce comique durant les rois fainéants et tragique la nuit de la Saint Barthélémy et des Longs Couteaux. Comme rien ne dure autant que l'éternité, le rideau finira par tomber sur une scène dévastée avec des décors envolés en fumée, des figurants  carbonisés et tous les acteurs désintégrés.
On est limités en tout: intellectuellement, spirituellement, émotionnellement, sentimentalement, sensoriellement, physiquement. Tous ces items varient de presque rien à beaucoup et l'intelligence ira de celle du crétin au possesseur d'un QI de 200, de l'incapable d'apprécier l'humour à l'inconditionnel d'un Desproges ou de Jean Yanne, de celui que rien n'attriste au cœur tendre que tout affecte, du misanthrope qui n'aime personne et n'a ni chat ni chien à l'amoureux fusionnel, de l'insensible au bon, au beau à l'amoureux de tout ce qui est beau et bon, du gringalet asthénique à l'hercule de foire. Nos valeurs mêmes quand elles sont grandes n'ont rien d'infini. Cela devrait nous rendre modeste et ne plus nous croire une merveille de la nature, surtout quand on se compare à un papillon, à une hirondelle ou une coccinelle.

samedi 14 mars 2026

MUSIQUE ET BRUIT

La musique a un pouvoir étonnant qui exerce son emprise sur un esprit  humain fragile, sensible, impressionnable, facilement esclave d'une sensation auditive. 

ll suffit qu'elle soit puissante avec des cuivres et des tambours pour donner du courage, appeler au combat, qu'elle soit rythmée, répétitive, synchronisée pour créer de la cohésion, de l'unité, de la fraternité. Son but est de faire oublier la peur de mourir, d'exalter l'amour de la patrie et de courir se faire tuer.

Syncopé bruyant, cuivré, riche en percussion, le jazz est une musique libre, présente, fluctuante. Elle poursuit un monologue ou une conversation; Elle parle à ceux qui l'entendent.

Les trois temps de la valse font entendre une musique qui allège avec une élégance qui invite à la rêverie. Elle ravit les esprits qui aiment la beauté, sont charmés par l'harmonie et l'aisance dans le mouvement. 

Le rock a la rudesse de l'état brut. Le tempo est enragé, le bruit est dominant, la révolution gronde, elle n'éclatera pas, car la tension trop tendue est vite épuisée. Le rocker est un intermittent de la révolution. Il casse tout le temps d'un concert.

La musique est donc un bruit sensationnel qui s'exprime de multiples façons. Certains en font leur métier pour nourrir ceux dont le cerveau s'en repait. Ils font de leurs oreilles l'organe principal. Ils ont trouvé un moyen de passer le temps agréablement en écoutant de la musique ou en la faisant. Ils délèguent à un compositeur, à des musiciens le soin de remplir leur vide intérieur et comblent ainsi son silence. Celui-ci perd aussi sa valeur car il est la condition qui permet la réflexion.et comme le dit un vieux proverbe oriental "le silence est d'or". Un autre reproche pourrait lui être fait avec cette capacité d'induire un comportement, de dicter une sentiment. Elle rend esclave de vibrations et mène l'amateur de musique comme le joueur de flûte de Hamelin  qui se rendait maître des enfants de la ville. 

UN CONSEIL

Soyons modestes, il suffit de peu pour que tout s'arrête: un calcul dans l'uretère, une pierre dans la chaussure, une arête dans la glotte, un boulon mal serré, une seconde d'inattention et le moteur, la respiration, la marche, la respiration, la paix calent, la catastrophe débute, l'avalanche s'enclenche, la vie s'éteint.

Les puissants, les dominants, les gouvernants devraient s'en rappeler, être plus prudents et se méfier des moins que rien. Ils en dépendent et, si j'étais eux, je me demanderais ce que je peux faire de mieux pour ne pas finir suspendu à un réverbère, coupé en deux, fusillé à bout portant ou assassiné dans mon lit par un valet de chambre coléreux.

RÉFLEXION

Une réflexion conduite dans les règles de l'art avant la prise de la décision lui donne la chance d'être meilleure que si elle avait été précédée d'une simple question, d'une banale interrogation. Une analyse approfondie, un calcul qualitatif des risques, une étude poussée des retombées positives et négatives, la prise en compte des impacts sur la biologie, la physiologie, la mécanique de l'environnement, à court, moyen et long terme, une critique objective de l'ensemble des données vont permettre une analyse puis un résumé synthétique qui éclairera les décideurs s'ils ont les capacités de comprendre, les compétences en la matière avec les connaissances concomitantes sur le sujet en question et instance.

Donc, réfléchir est plus long, compliqué que déglutir, respirer ou uriner et suppose un complexe multifonctionnel au service de la décision. J'ai cru bon de le rappeler à un moment où on envisage de la déléguer à une entité sans âme ni chair dotée seulement d'un esprit mathématique. 

vendredi 13 mars 2026

LA PEUR DU FUTUR

La peur que certains éprouvent face à l'avenir est compréhensible puisque fondée sur de redoutables antécédents encore tous présents dans les mémoires. Il n'y a surtout aucune raison d'espérer que la femme et l'homme (sa terrible moitié) changent de caractère, de comportement et deviennent raisonnables. Certes, il est certain que l'humanité subira des transformations dans sa manière de travailler, de circuler, de manger, de se soigner.  mais rien ne permet d'envisager que sa façon de penser sera différente de celle qu'elle a toujours eu et qu'elle ne continuera pas à se battre comme depuis la guerre du feu aux alentours de moins 790 000 avant J.-C. On peut donc justement craindre que l'histoire de l'avenir s'écrira avec des batailles acharnées, des révolutions sanglantes, des catastrophes meurtrières. Elle est fidèle à sa singularité originelle qui l'a dotée d'une intelligence remarquable associée à un orgueil démesuré, à un égoïsme forcené,  à une hypocrisie remarquable, d'une totale irresponsabilité, d'une cruauté gratuite et d'une incapacité étonnante à faire son bonheur. On ne peut donc que féliciter ces messiers  et ces dames de leur lucidité. On comprend et partage leur effroi de revivre un futur aussi dangereux que le passé.

UN FUTUR RADIEUX

Il y  a des gens qui aimeraient que le futur se conjugue au présent tant ils ont hâte d'y être. Comment leur donner tort tant il s'annonce radieux. Ils sont certains que le progrès de la science produira des miracles qui résoudront tous les problèmes qui rendent la vie actuelle difficilement soutenable et nous feront oublier un passé dont le seul souvenir est accablant. On vivra dans une société débarrassée de la pauvreté, libérée de la maladie, de l'aliénation laborieuse par la grâce d'une invention miraculeuse donnée par la Providence: l'intelligence surnaturelle. Elle aura les qualités de la naturelle et de l'artificielle sans leurs défauts et prenant les choses en  main remettra le paradis sur terre.

RÉPONSE À QUI DE DROIT

Moi, môssieur, je m'insurge contre votre glorification  de la paresse. Si l'état remplissait sa mission, si la justice faisait son travail, si les policiers n'étaient pas des carabiniers, vous devriez être condamné aux travaux forcés à perpétuité. Vous minez la société dans son fondement, vous voulez la renvoyer à son âge préhistorique sous le prétexte de la faire vivre au paradis. Parfaitement, môssieur, la jeunesse est à sa place sur les bancs de l'école, en vieillissant, elle l'est dans les usines à surveiller des machines, assis devant un ordinateur, à réparer, à nettoyer, à construire, à démolir, à semer, à se tuer à travailler pour  remplir les caisses de retraite quelle videra pendant les longues années où, enfin, elle se reposera. Votre utopie est une chimère. Cela ne fonctionne pas car l'homme, s'il ne fait rien, ne rêve pas, ne s'amuse pas, ne joue pas au bridge, mais s'ennuie, se drogue, s'entretue.

jeudi 12 mars 2026

LA QUESTION

Savoir que les corps d'armée qui s'entretuent sur un champ de bataille mettent aux prises des dizaines de milliers de corps d'hommes activés par l'ordre émanant d'un généralissime placé au sommet de la hiérarchie militaire  et qui obéit aveuglement à la décision prise par l'esprit dérangé d'un Trump, d'un Netanyahou, d'un Poutine, d'un Zelensky, des individus avec des personnalités mêlant des éléments paranoïaques, obsessionnels, maniaques, schizophréniques, pervers-narcissiques, dépasse l'entendement du plus malhonnête des hommes. Il ne comprendra pas - il faut être très intelligent -  comment des individus normaux : excellent fils, père modèle, fort en maths, physique, chimie, histoire et géographie, féru de philosophie, croyant en la vierge Marie, peuvent-ils aller se faire massacrer au commandement d'un psychopathe avéré après avoir eux-mêmes commis des meurtres en série aux commandes d'un char, d'un avion de combat, d'un drone, derrière une mitrailleuse?

Qui internera les quelques uns  et réveillera tous les autres???
Les forces qui poussent au travail sont puissantes, persuasives, bien organisées. Elles font miroiter des gains d'argent, les remerciements des commerçants, l'admiration du banquier, la jalousie des amis. Elles sont instrumentées par ceux qui vivent du travail. Ils se cachent dans des bureaux, se rassemblent dans des conseils d'administration  et dirigent le gouvernement.  

Les forces contraires qui incitent aux rêves, au farniente, à rester chez soi, à batifoler sont combattues férocement avec des calomnies,  la création d'une mauvaise réputation par l'utilisation d'un vocabulaire dégradant: feignant, fainéant, flemmard, cossard,  cancre. S'il n'y avait que des paresseux et pas de travailleurs, tous ces riches messieurs et dames seraient pauvres et réduits à la mendicité. Ils ont donc déifié le travail et diabolisé le non-travail. 

La supériorité de ce dernier, si on se donne la peine (légère) de l'examiner objectivement, est évidente tant elle a des qualités inconnues du travail: bilan carbone neutre (la faible quantité de CO2 émise par la respiration pulmonaire au repos est captée par uns simple plante d'appartement), suppression des accidents et maladies liés à la profession, disparition de la pollution provoquée par la production, respect de la nature par la disparition de l'agriculture faute d'agriculteurs occupés à ne rien faire de mal. 

Le temps ainsi libéré sera consacré à des activités n'affectant ni les muscles ni les articulations d'une façon délétère. Il sera passé à lire, écrire, rêver, dormir, faire ou écouter de la musique, peindre, se prélasser, converser, philosopher, résoudre des problèmes mathématiques, jouer aux dames, échecs, go, cartes, petits chevaux, morpion etc... 

En désobéissant à l'état profond qui condamne au travail pour le bien personnel d'une oligarchie aidée d'une nomenklatura et en obéissant à l'ordre interne qui veut notre bonheur, on accède à l'ataraxie, à l'eudémonia, un état de paix suspendue. Ainsi soit-il...