Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


lundi 19 janvier 2026

DONALD TRUMP

Trump est entré dans l'histoire majuscule où il est en train de se faire une place à côté des prédateurs qui, depuis Alexandre, partirent à la conquête  du monde pour satisfaire une curiosité, une ambition, une envie, un besoin.

Ils s'appelèrent César, Attila, Gengis Khan, Napoléon, Staline, Hitler.  Les colonisateurs, depuis 1492, espagnols, portugais, anglais, français pour l'essentiel, étaient de la même race, sous un nom différent. Tous voulurent élargir leur pré carré à la dimension du monde et partirent à sa conquête.

Aujourd'hui, le président des États-Unis joue ce rôle. La vocation est tardive et il a attendu le troisième âge, celui de la retraite, vécue normalement dans un petit Liré, loin du mont Palatin, pour entrer au Capitol, dans le sillage des empereurs,  du Führer et des autres. Les armes, la méthode, les paroles, rien n'a changé, seule la force compte et elle est d'autant plus efficace que  l'adversaire est faible, divisé, lâche,  a été acheté ou s'est déjà vendu. 

Nous avons la malchance de voir à l'œuvre, en prise directe, un héros  nietzschéen qui se moque de la morale qu'ont inventé les faibles pour dominer les forts, qui affirme, étale sa force, son pouvoir, affiche sa volonté de puissance en proclamant qu'il redonnera à l'Amérique une grandeur qu'elle n'avait pas encore perdu et le montre en accroissant la surface de son pays en partant à la conquête de nouveaux territoires. Face à ses interlocuteurs habituels, ceux qui lui rendent des visites, lui parlent au téléphone, le supplient, l'implorent, lui font des cadeaux, offrent une médaille, des lingots, vont à Canossa, il joue au surhomme, crée ses valeurs, en changent au gré de son humeur ou de l'intérêt du jour. 

Mais là où Napoléon avait les anglais, les autrichiens, les russes qui se battaient pour ne pas changer de citoyenneté au prix de leur sang, là où Hitler se heurtait à des héros qui résistaient avec des grenades et de la mitraille, Trump ne rencontre que des larves à la mentalité d'esclaves.

Qu'il se dépêche de profiter de ces heures de gloire car tous les empires finissent dans la débâcle, tous les tyrans d'un moment achevèrent leur parcours glorieux misérablement dans l'horreur d'une mort lente ou violente, emprisonné, empoissonné, suicidé, saigné, pendu par les pieds.

Nous ne lui souhaitons rien de tel, ne lui voulons que du bien. Nous aimerions qu'il fasse de l'Amérique le pays qu'Hollywood a vendu. Que la réalité soit fidèle à la fiction et qu'il arrête de faire la guerre, de prêcher la haine, de diviser au lieu de régner par la paix qu'il est le seul à pouvoir imposer.

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