Pour certains, il faut du courage pour travailler.
Comment trouver plus belle preuve de la perte du sens des mots et de celle de l'échelle des valeurs.
Le courage, c'était:
- n'avoir pas peur du danger,
- risquer sa vie,
- affronter la mort,
- ne pas fuir, se cacher, abandonner, trahir.
Le courage était le contraire de la lâcheté, du mensonge, de la timidité, de la couardise, mais l'héroïsme, l'abnégation, le sang-froid.
Aujourd'hui, c'est aussi travailler, gagner sa vie, ne pas dépendre d'une allocation, d'une pension, d'une aumône. Se fatiguer serait faire preuve de courage.
Comment expliquer que le repos, le farniente, soient devenus un état naturel, normal et une activité suffisante pour occuper le temps et la paresse une atonie quasi-physiologique? Ne rien faire est devenu un emploi à temps complet.
Le courage ne permet pas donc pas seulement de vaincre la peur; il en faut aussi pour vaincre la paresse.
Glorieux combat, superbe victoire, la fierté du travail accompli est à la hauteur du courage du super-héros, vainqueur de sa paresse.
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