La vie n'est pas un long fleuve tranquille ni une vallée de rires mais un champ de bataille. L'ennemi extérieur est visible, on peut l'éliminer avec du courage, du temps, de l'argent. L'ennemi intérieur est un adversaire beaucoup plus coriace. Il est incrusté dans les tréfonds de la conscience, dans une zone où, retranché, il est protégé par des couches de bons sentiments, camouflé sous de bonnes raisons. À l'abri, dans sa forteresse, il nous accable d'obsessions, d'hallucinations, de cauchemars, de dépression. Il lance des offensives de guerre psychologique et force nos armées à se détruire par de l'auto-censure, de l'autodépréciation, des automutilations. Il induit des comportements suicidaires avec le gavage alimentaire, l'enfumage des poumons, les dopages. Sans pitié, sans merci, sans arrêt, sans besoin de bombe atomique, de drones kamikaze, obsessionnel, il nous mène au cimetière par le bout de notre nez.
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