« Y » est unique et un exemple pour les autres voyelles.
Il est, d’abord, long en bouche et se fait succulent. Il se rend inoubliable
avec 2 syllabes dont on ne se doute pas en l’écrivant. Elles deviennent
évidentes si on le dit. Mot et lettre, sans peur ni vergogne, il affiche, sûr de lui, son
extranéité en se proclamant grec, après un « I » majuscule qui l'annonce. Il a
accepté d’être adopté alors que son immunité diplomatique lui aurait suffi pour
coloniser notre alphabet de son double i. Il est chez lui dans les
avant-dernières pages de nos dictionnaires. Depuis le temps (début XIIème) où
on est allé le prier de nous honorer de sa présence, il sait que, sans lui, le
français serait confus et, se sachant aimé, il ne craint pas la reconduite au
Pirée.
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