Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


mercredi 4 février 2015

LES MÉTIERS DU SANG


Pour qui aime faire couler le sang, il y a d'autres choix que combattant ou bourreau à l'arme blanche et je conseille de joindre l'utile à l'agréable en s'orientant vers les métiers qui, tout en  ayant un tropisme sanguinolent, offrent une large gamme de sensations dans votre plaisir inavouable.
Selon l'intensité de votre addiction à faire couler le sang et qui peut aller, si j'en crois mon expérience, de la discrète satisfaction que  procure un petit saignement jusqu'à l'euphorie de pouvoir saigner à blanc, vous pourrez embrasser une carrière dans:
-      La coiffure. La coupe au rasoir offre de belles opportunités  avec l'éradication de la barbe. Ce sont donc les messieurs qui vous permettront de satisfaire votre penchant bien innocent pour une ou deux gouttes de sang. Ils connaissent le risque, l'acceptent et ne vous en voudront pas. Certains même vous remercieront- in petto- du frisson de peur que vous leur aurez permis d'éprouver, eux dont la vie est si terne. Attention cependant, contrôlez votre instinct et épargnez la carotide, la trousse d'urgence ne suffira pour endiguer le jet rouge. Contentez d'une petite estafilade, un jour où le client est seul. Certains n'aiment pas voir le sang couler, même celui d'un inconnu
-      La boucherie. Le boucher travaille les mains dans le sang. Coagulé, il ne coule pas, mais la quantité remplace la qualité. Il aura de belles émotions à tailler dans le vif et une bonne rentabilité dans les beaux quartiers.
-      La chirurgie. Prenez une spécialité où le risque est maximum pour le patient: la chirurgie vasculaire et faites votre trou dans le secteur de l'aorte et de son anévrisme. Fragile, on la blesse facilement. C'est l'inondation; les chutes du Niagara mais dans la rutilance et facile à maîtriser : 2 clamps au bon endroit et le courant est coupé.
-      Le must est bien sûr le tueur des abattoirs spécialisé dans l'abattage rituel, au poignard bien affûté. Une condition; ne pas aimer les animaux. Seuls des êtres d'exception seront heureux de pouvoir égorger 35 heures par semaine.
-      Restent les maladroits qui n'aiment pas se couper et voir leur sang couler. Il ne faut pas qu'ils désespèrent. Ils deviendront piqueurs ou piqueuses dans un centre de transfusion sanguine. Toute la journée, dans une ambiance serine, ils feront couler le sang en toute sécurité.
-      (à suivre)
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