Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


mardi 17 février 2015

LE LABO DU SIECLE POUR LA DÉCOUVERTE DU MILLÉNAIRE

Le rédacteur en chef de la revue annuelle LE FUTUR DE L'AVENIR a rencontré le savant le plus célèbre du monde, dans son laboratoire secret.
« C'est la première fois que vous donnez un entretien, c'est un honneur et un privilège. Pourquoi ce changement dans vos habitudes?»
«Le moment était venu»
«Pouvez-vous pour commencer, nous présenter l'équipe qui travaille à vos côtés?»
«Avec plaisir, elle est réduite. Je ne crois pas aux effectifs pléthoriques. Trop nombreux, les chercheurs se neutralisent et l'argent sert surtout à payer les salaires.
Je vous présente   Vincent, mon ange -gardien garde du corps; ancien de la Légion, il a sauté à Kolwezi; Marie-Thérèse que nous verrons  au travail  car elle n'arrête pas, c'est notre technicienne des  grandes surfaces. Elle manie le balai et l'aspirateur avec une dextérité étonnante. C'est aussi une femme d'ordre qui a un sens du rangement peu commun. Enfin  Pierre, dit Pierrot, notre homme de confiance. Il sait tout faire et très bien: taper les lettres, répondre au téléphone, ouvrir le courrier etc..  »
«C'est tout, pas de techniciens, de laborantins? Où sont les ordinateurs, les écrans, les microscopes, enfin tout ce qu'on trouve dans un laboratoire classique?»
«Nous n'avons rien de tout cela, je n'en ai pas besoin. Je travaille autrement.»
« J'a hâte de connaître votre secret, mais avant, j'aimerais que vous nous disiez qui vous êtes?»
«Quelqu'un de très ordinaire: dernier d'une famille nombreuse, élevé à l'ancienne, à la dure, aux fables de La FONTAINE, aux récitations, aux tables de multiplication, au par cœur, aux dictées,  des bonnes notes en tout: histoire, géo, math, physique, chimie, grec et latin. Mais c'est surtout la gymnastique qui m'intéressait. Plus tard le parcours classique, balisé: math-sup, polytechnique, normal-sup, la médaille Field, une médaille d'argent au sabre, aux Jeux (pas le temps de m'entrainer), une traversée du désert, une première à l'Himalaya, sans oxygène ni sherpa et …»
 « Et? »
«Et à 26 ans le ras le bol, le dégoût, l'ennui, les démissions, la retraite, le retour à la source, une cabane perdue au beau milieu du Mont Gerbier des Joncs. Dix ans de solitude, de réclusion à payer les dettes, à balayer devant ma porte, à oublier les bons souvenirs aussi encombrants et superflus que les mauvais. À 36 ans, la renaissance, une fois lesdites dettes réglées, le ménage fait, la page tournée, j'ai ouvert ce labo hors du circuit du CNRS, de l'INSERM, des universités. Il me fallait être libre pour mettre en pratique mon nouveau concept : je ne perdrais plus mon temps à chercher, je le passerais à trouver. Sauter cette étape où tous les chercheurs s'engluent au point de ne jamais rien trouver a été ma plus sage décision, je lui dois tous mes succès.»
 «On se demande pourquoi personne n'y avait pensé. Vous vous définissez comment, en plus d'être un trouveur?»
« Un écologue ni radical ni vert, mais fondamentaliste.
 -Un transhumain de nouvelle génération, pas américain, Pour moi, il ne s'agit pas de rendre l'homme plus intelligent à l'aide de machine plus intelligente que lui, mais de le rendre moins bête. Pour cela un caillou est suffisant si, avec lui dans la main, on réfléchit. J'y travaille. La difficulté est de passer de l'unité à l'infini.
-Un empirique sceptique et critique
Quant à mes goûts personnels, je suis un amateur de bons mots, de gros mots, du beau, du bon en privilégiant ce qu'ils ont de meilleur.»
«Vous êtes un ascète très épicurien, on a vu que votre labo est très dépouillé, comment travaillez-vous?»
«Je suis un travailleur indépendant qui ne doit rien à personne: mon potager et mon poulailler suffisent à ma survie, mes collaborateurs sont des bénévoles qui travaillent à mi-temps dans le cadre d'une association loi 1901 et moi je travaille, couché, à moitié endormi, c'est là que me viennent les idées. Mes outils de travail sont une feuille de papier et un Bic..»
«Quelle est votre nouvelle trouvaille, vous préférez ce terme à celui d'invention.»
«C'est moins prétentieux et plus vrai. Elle est ancienne, je la gardais sous le coude depuis longtemps: trop d'intérêts allaient être bousculés, du chômage en plus. C'est encore plus révolutionnaire que E=MC2 et quand on voit ce qu'ils ont fait avec, je pouvais m'interroger. Je me suis décidé, en lisant que la mortalité routière recommençait à augmenter de façon inqualifiable, à livrer la formule qui annule la pesanteur, permet la lévitation. Un casque avec quelques puces bien dressées suffit à décoller et à aller de-ci, de-là, comme dans la chanson. Finies les voitures et les carambolages, voyager en l'air sera aussi dangereux que la marche à terre.»
«Si j'ai compris, grâce à vous, le rêve va devenir réalité !!!???!!!! Je peux avoir une démonstration? »
«Pas de problème, Pierrot a une parfaite maîtrise de la conduite aérienne. Il est dans les nuages actuellement pour aller chercher un peu d'eau propre, mais il ne va pas tarder. En l'attendant un Cognac?»
«S'il vous plaît»
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