Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


lundi 20 avril 2015

LES VRAIS RAISONS D'UNE VOCATION OU POURQUOI LE MÉDECIN AIME SON MÉTIER

On pourrait croire que pour être médecin, il fallait être masochiste et se complaire à écouter des horreurs, voir des horreurs, faire des horreurs: vider les bubons, les furoncles, les anthrax, les abcès, nettoyer les plaies, les chancres et j'en passe.
Heureusement pour lui, il n'en est rien. Il n'y a pas plus équilibré qu'un médecin et s'il supporte avec stoïcisme d'être incommodé, ennuyé, emmerdé (dans le sens littéral et non littéraire) en acceptant, avec le sourire, d'être le dépotoir de tous les malheurs physiques, physiologiques, psychologiques du corps et de l'âme, c'est que c'est la seule façon qu'il a - et que les autres n'ont pas - de se savoir différent, meilleur, indemne.
Il se traite, le besoin s'en faisant toujours sentir, en affrontant le mal pour pouvoir se sentir bien.
Comment mieux apprécier de respirer à pleins poumons que de traiter des asthmatiques, des emphysémateux, des bronchitiques qui crachent, étouffent, asphyxient?
Comment ne pas ne pas être heureux  de pouvoir marcher, courir, danser quand on soigne des artéritiques, des polynévrites, des arthrosiques avec gonalgie et coxarthrose?
Comment ne pas profiter des bons vins, des bons gâteaux, des bons repas quand on entend gémir, à longueur de consultation, les diabétiques, les cirrhotiques, les gastritiques, les colitiques?
Comment ne pas se sentir tonique, dynamique, actif quand on ne voit que des dépressifs abouliques, asthéniques, suicidaires?
Pour apprécier à sa juste valeur le bonheur d'être en bonne santé, il faut se confronter, s'étalonner, se comparer à ceux qui ne le sont pas pour s'extasier de sa chance, de son bonus face au malus de sa pauvre clientèle pleurante, souffrante, mourante.

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