Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


samedi 25 janvier 2014

PUB RÉDACTIONNELLE


Vous, les lecteurs de «Détective», de la Série Noire, Blême, Rouge Sang, des « Rois Maudits », de Steve Kong, de Stephen King, de Pagan, qui adorez « Saw », « Bones », « Dexter », « Faites entrer le coupable », vous allez aimer « le Journal de Minuit, l’heure du crime », un quotidien nouveau pour les travailleurs de la nuit, les insomniaques, les noctambules, les nyctalopes.

Toutes les informations proviennent de source sûre. Elles sortent de la bouche des victimes sur leur lit d’hôpital, quand elles ont survécu au carnage. Ce sont les aveux de l’assassin qu’il a livrés à notre reporter dans le couloir de la mort, dans le parloir du cachot de sa prison de haute sécurité où il purge sa perpétuité. S’il attend encore sa mise en examen, vous trouverez en intégralité les confidences du juge en charge du secret de l’instruction ou du gendarme arrivé le premier sur les lieux du crime.

Nos autres sources sont protégées par le secret professionnel et nous ne ferons qu’en énumérer quelques unes : il y a les affranchis, les infiltrés, les repentis, les indicateurs, les agents doubles et tous les autres qui aiment naviguer en eaux troubles. Ils travaillent dans l’ombre, au péril de leur vie et de celle de leurs proches, quand ils habitent en Balagne, en banlieue, à Marseille, à Neuilly.

Nous devrons nos exclusivités à des informateurs bien placés aux endroits stratégiques de la grande délinquance, de la haute pègre et du banditisme de grand chemin.

Ce ne sont pas nos seules sources et nous recevons les confidences d’époux trompés, de candidats malchanceux, de retraités d’office. Les dénonciations par lettres anonymes alimenteront une rubrique dont nous attendons beaucoup et qui s’appellera « Rumeurs des bas fonds ».

L’argent est un puissant stimulant pour motiver nos informateurs qui travaillent en free-lance. Ils le font en complément de ressources. On a, dans cette catégorie, les matons, les huissiers, les aides-soignants, les femmes de ménage, les greffiers, les concierges, les coiffeurs pour dames, les péagistes, les plagistes. Nous avons un service qui traite uniquement avec les chicoteurs de poubelles.

Nous faisons un journalisme d’investigation, de dénonciation et de salubrité publique. Notre but est de punir les coupables, de clouer au pilori les faux innocents et d’étaler au grand jour les crimes censurés. Il apporte une bolée d'eau pure à la presse de caniveau.

« Le Journal de Minuit » n’est pas pour ceux qui s’intéressent aux coucheries royales ou présidentielles, aux OPA hostiles, aux classements des grandes écoles, aux krachs du CAC 40, aux fortunes des chirurgiens capillaires, au dernier lifting de Madame X. Vous n’y trouverez pas de recettes de cuisine, de prévisions météo, de prédictions astrologiques, de mots fléchés, croisés, le récit de la nuit des noces secrètes de madame L. R. avec monsieur F. M.. Il n’y aura que du véridique, du cru, du sanguinolent, des pleurs, du suspens, de l’incroyable vrai. Enfin, tout ce qui, dans la vie, donne envie de mourir.


Notre slogan : Le Journal de Minuit : le journal de vos nuits blanches et, quand vous dormez, celui de vos cauchemars.

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