Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


samedi 18 janvier 2014

LA PSYCHIATRIE POUR LES NULS


Vous connaissez assez bien la neurologie et savez ce qu’est un réflexe. Pas la peine de s’y éterniser. Par contre, la psychiatrie, c’est terra incognita. Il est temps d’y palier pour éviter d’y tomber. Il y a des mots, des termes incontournables, même dans une conversation de café du commerce. On se bornera dans ce premier chapitre à quelques définitions de base.

Paranoïa.


C’est la défiance systématique des autres et qui peut aller pour les plus extrémistes à la peur de soi.

Schizophrénie.


C’est la cohabitation de deux personnalités divergentes. D’où des problèmes de Copropriété.

Maniaco-dépression.


Là encore– mais seulement en alternance – on a un problème de cohabitation avec la succession d’une vision en noir de la réalité alors que la normalité dirait qu’elle est seulement grisâtre.

Elle provoque une tristesse pouvant atteindre des degrés extrêmes et insoutenables entraînant une fin regrettable mais considérée par certains psychiatres comme naturelle. Mais l’humeur heureusement changeante, bascule ensuite vers l’euphorie, l’agitation et un activisme qui peut être fatigant pour lui et l’entourage.

Le T.O.C.


Ou trouble obsessionnel compulsif. C’est amusant seulement quand on en parle. Quand on en subit un, c’est épuisant de passer son temps à se laver les mains, à compter ses pas, à vérifier si on a fermé le gaz, l’électricité, la porte, le portail,. Si vous avez un T.O.C., ça se soigne et ça peut même guérir.

Hystérie.


Se conjugue surtout au féminin mais depuis que l’incertitude règne sur le partage des sexes, se voit aussi au masculin. C’est une situation qui peut être embarrassante quand elle s’exprime de façon spectaculaire. Sa forme habituelle et discrète, familiale, acceptable et le plus souvent ignorée.

Le psychorigide.


Décrié et à réhabiliter! On le décrit comme la statue du commandeur : brut de décoffrage, confit en certitude, incapable de changer d’idée, n’en démordant pas, etc. Il n’est pas dans l’air du temps le psychorigide. On lui préfère le mollasson, l’indécis, la girouette, le consensuel, l’homme de cour, habile à suivre le vent, à signer le compromis. Le psychorigide, quand il est intelligent et de bonne moralité, peut devenir une grande figure s’il a une certaine idée à défendre, s’y tient, combat pour elle. C’est alors un chef, un leader, un homme ou une femme d’État. Désavoué, il démissionne, fidèle à son idée, la seule, la bonne, indifférent à celles des autres, interchangeables, miscibles, périssables, négligeables.

Il est dangereux quand son idée est mauvaise et son fond pourri. S’il devient empereur ou dictateur, c’est la catastrophe. Malheur à ceux qui ne partagent pas sa bonne idée. Il fait le bonheur des fanatiques, des idéologues, des sectaires qui ont la même et qui trouvent avec lui le moyen de l’imposer à ceux qui en ont une autre.

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Attention, ces notions si intéressantes ne s’appliquent pas à vous. Vous n’êtes rien de tout cela. Vous êtes un modèle d’équilibre psychiatrique. Vous êtes un produit standard avec juste un petit brin de folie qui fait de vous un être d’exception, follement original, spirituel comme tous vos admirateurs (trices) le proclament.

Non, je vous répète que ce n’est pas une attaque personnelle. Vous n’êtes pas concerné.

Ne soyez pas triste mais arrêtez aussi de m’embrasser et de vous moucher. Vous devriez vous changer les idées avec « Comment faire pour arrêter… ».  


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2 commentaires:

  1. merci pour ce blog , moi qui veut devenir psychiatre il faut comme même qu'a 13 ans je sache au moins les bases !! j'aimerai bien en savoir plus mais je ne tombe que sur de termes de médecine trop compliquer en saviez vous plus sur la psychiatrie ? pourriez vous me renseignez d’avantage sur ce domaine unique au monde ?

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  2. Tu peux lire le livre La psychiatrie pour les nuls de Jacques Hochmann, un pychiatre. Le libre sort dans quelques jours en librairie

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