Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


jeudi 13 février 2014

CHRONIQUE THÉÂTRALE

Cette soirée restera dans les annales théâtrales. À la fin du troisième acte, les applaudissements du public furent vifs et prolongés. Sitôt le rideau baissé, les spectateurs se levèrent et quittèrent la salle, non pas pour deviser dans les couloirs, boire à la buvette ou aller aux toilettes mais pour vider les lieux et rentrer chez eux, croyant la pièce terminée. Certains spectateurs s’étaient bien étonnés que les acteurs ne viennent pas saluer comme c’est l’usage. Mais ils crurent à une grève surprise des intermittents du spectacle qui formaient le gros de la troupe.
Ce fut le prétexte à d’intenses discussions et à l’âpres controverses. Certains se moquèrent de l’incompréhension du public, d’autres des intentions peu claires de l’auteur. Un sociologue disserta savamment sur la dynamique de groupe et l’effet de masse. Un humoriste qui n’avait jamais fait rire proposant de généraliser l’exemple et de diminuer par deux le prix de places de théâtre en tirant le rideau à la moitié de la représentation.
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