Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 16 février 2014

SOUCI, MON BEAU SOUCI

Vivre sans souci est une belle utopie et ceux qui disent le contraire sont des beaux menteurs.

En réalité il n’y a que les imbéciles heureux qui y prétendent avec raison. Intelligent comme vous l’êtes vous êtes condamné à la désolation si vous l’êtes beaucoup et à une certaine tristesse si vous ne l’êtes que peu. De toute façon, vous n’y échapperez pas.

Les soucis en effet nous assaillent de tous les côtés à la fois et en même temps. Il y a :

-      les soucis financiers:


En nos temps de chômage, de stagnation, de déflation il est difficile pour un salarié ou un retraité de ne pas se faire du souci au pluriel et même plutôt moins que le richard. Tous doivent faire face aux impôts confiscatoires, à la hausse des prélèvements obligatoires, à la baisse des revenus du travail et des retraites.

Si vous êtes très riche, vous devez en plus pour le rester, vous exiler, changer de nationalité, vous cacher, faire attention aux bulles, aux faillites, aux OPA hostiles, aux brigades rouges, du fisc, des douanes, aux voleurs, à l’instabilité de la bourse et à la menace du Grand Soir.

-      les soucis de santé:


Ils sont permanents et incurables car nul ne sait s’il ne va pas mourir d’une seconde à l’autre d’un arrêt cardiaque, de l’éclatement d’un anévrisme dans le cerveau,de la chute d’un météore, d’une balle perdue. Même le lit douillet n’est pas un lieu sûr puisque 98% de la population y meurt.

-      le souci métaphysique:


Il n’atteint pas que les belles âmes comme les nôtres. Même une pauvre et sombre crapule et un riche honnête avec une bonne conscience et en bonne santé n’échappent pas au souci de savoir ce qui se passe après la mort.

Les philosophes qui travaillaient sur le problème bien avant l’antiquité préférèrent, comme Épicure, ne rien en dire ou du moins évacuer le souci en disant qu’il n’y avait aucune raison de s’en faire. La discussion reprit de plus belle au début du premier millénaire mais le consensus est loin d’être acquis. À signaler cependant une lueur d’espoir. Actuellement un philosophe de ma connaissance nous menace de faire incessamment des révélations fracassantes à ce propos. Il est retardé par une censure injustifiée qui l’irrite beaucoup et le distrait de son travail de recherche. Je suis très confiant et la levée du souci métaphysique n’est qu’une question d’heures ou de jours. Cependant, ne nous leurrons pas, même sans le dernier une vie sans ce souci ne peut être qu’inhumaine.
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