Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


jeudi 13 février 2014

LE BEAU ET LE MAUVAIS TEMPS

Une fois de plus, je dois rétablir la vérité, combattre l’idée dominante, en finir avec le prêt-à-penser et continuer de vous contredire. Le beau temps ne mérite pas d’être béatifié et le mauvais satanisé.
Réglons son compte d’abord au beau temps. Ainsi, le ciel bleu perpétuel, le soleil éclatant, un air quasi-immobile seraient des attributs dignes du paradis et pour les rechercher vous êtes prêt à partir aux Marquises, aux Seychelles, aux Maldives, aux Baléares ou aux Tuamotu, au Sahara. Malheureusement vous allez y trouver plus sûrement des coups de soleil pour commencer et un mélanome pour finir. Le soleil permanent c’est la sécheresse, la dessiccation, la peau tannée puis flétrie et puis l’incendie qu’on n’arrive pas à éteindre car il n’y a pas d’eau dans le puits, dans l’oued, dans le ruisseau, la rivière, le fleuve ayant disparu depuis le tertiaire.
Rapidement vous allez regretter le mauvais temps que vous avez quitté en courant. C’est quoi le mauvais temps ? Un ciel nuageux, de la pluie, des orages, du vent, une température plutôt frisquette. Ça suffit pour vous plomber le moral (un moral que vous n’avez jamais eu). Réfléchissez, la pluie, le vent, le froid, ça fouette le sang, ça dynamise, ça donne envie de se bouger, de se remuer, pour se réchauffer. Ça oblige à s’activer, à travailler. On ne s’ennuie pas, on gagne de l’argent, on n’a plus peur de l’avenir, on se sent vivant, alerte, occupé, les articulations restent souples, les muscles toniques, le cœur vaillant. On comprend qu’on nous a mis là dans un but précis pour faire avancer les choses, construire un mur, planter un arbre. Même les dégâts du mauvais temps n’ont rien à voir avec ceux du grand beau temps. Une inondation se guérit toute seule ou il suffit de faire sauter le barrage qu’un con avait construit. Un coup de vent déracine les arbres malades, enlève les toitures mal arrimées, défonce des portes mal fermées.
Mais surtout le vent fort fait tourner les éoliennes et les moulins, chasse les mauvaises odeurs et la poussière, la pollution et fait remonter le courant aux voiliers.
Et à l’eau de la pluie, on lui doit des merveilles. C’est elle qui fait pousser les fleurs, les feuilles et l’herbe, les arbres, tourner les aubes, remplir les étangs, les rivières, permet aux poissons de frayer, de frétiller, aux pêcheurs de pêcher, aux marins de naviguer et à la neige de tomber.
Non, pour moi y a pas photo. Il faut parler du sale beau temps et du bon mauvais temps !

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