Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


jeudi 6 février 2014

LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA BELLE AU BOIS DORMANT

Dès qu’elle a été connue, elle a été censurée. Si vous voulez connaître l’histoire véridique de la Belle au Bois Dormant, celle que ni les Grimm ni Perrault n’ont racontée, ne sautez pas cette page.
Il était donc une fois une belle princesse à qui une méchante fée a jeté un sort. Elle ne se réveillera que le jour où un baiser , au mieux, viendra la déranger.
100 années se passent, à dormir pour tout le monde dans le château perdu au fond des bois. Puis un jour de chasse, un beau prince grand et fort tombe sur le château endormi, se promène et découvre la chambre de la demoiselle, la voit allongée sur son lit de brocart à baldaquin, se penche sur elle et ne va pas plus loin.Il s’enfuit épouvanté, chassé par l’haleine de la princesse, si fétide que celle d’une bouche d’égout aurait semblé suave, dégoûté par la saleté de son merveilleux visage et effrayé par les araignées géantes qui colonisaient sa somptueuse chevelure dorée.
La pauvre, en effet, ne s’était ni lavée ni essuyée ni maquillée ni lavé les dents depuis un siècle. Personne, et elle la première, ne s’était occupé de sa toilette et même un cœur aussi vaillant et bien accroché que celui du prince charmant n’aurait pu résister à la puanteur de la couche princière.
Une semaine plus tard, poursuivant un lièvre retors, un traine-savate, un mendigot, un gibier de potence, un va-nu-pieds, un renégat, bref, un bon à rien, même pas à prendre une douche, franchit la poterne après le point levis, furète de ci-de là en quête d’un mauvais coup, tout étonné de rester libre, il monte à l’étage, trouve la porte ouverte et la princesse toujours dormante, s’approche d’elle. Lui, qui vivait dans un nuage qui tenait à distance les vipères, les araignées, les puces, les poux et ne tolérait que les mouches vertes et leurs asticots, trouva la princesse goûteuse, enivrante, appétissante et, l’embrassant goulûment, la réveilla brusquement. C’est ainsi qu’on célébra les noces de la Belle avec une bête petite, laide, sale, méchante, bossue, moitié sourde, demi-aveugle d’un œil, borgne de l’autre.
Furent-ils heureux ? Eurent-ils beaucoup d’enfants ? Cette version originale du conte ne le dit pas. Rien, hélas ne le laisse supposer !
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